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Ce dont nous avons vraiment besoin (Jn 1.16-18)

Pierre-Sovann | 20 mai 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée lors du culte du 24 avril 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes à partir du texte de Jean 1.16-18 :

I. En Jésus-Christ, nous avons tout ce qu’il nous faut.

Jésus-Christ est la Parole divine par lequel le monde a été créé et pour qui il existe. Il sait mieux que nous ce dont nous avons réellement besoin. Et il est celui en qui nos aspirations sont comblés bien mieux que par ce que nous estimons nécessaire à notre bonheur. Il y a en lui plénitude d’amour, de joie, de paix et de bonheur, et de sa plénitude, nous pouvons recevoir ce dont nous avons besoin si nous mettons notre confiance en lui. Dieu nous donne en Jésus-Christ avec la générosité la plus surabondante tout ce dont nous avons vraiment besoin, et bien plus.

II. Par lui, nous connaissons le Père.

Nous avons été créés à l’image de Dieu et la conséquence, c’est que nous aspirons à une relation d’alliance avec notre Créateur. Le problème, c’est qu’une différence qualititative infinie sépare le Créature de la créature. Et surtout, notre péché nous empêche d’accéder à la présence bienveillante de Dieu. Mais Jésus-Christ est celui qui nous fait connaître Dieu tel qu’il est. Pourquoi ? Parce qu’il est lui-même Dieu qui vient à nous, l’image visible du Dieu invisible, la Parole devenue chair. Et le bonheur, le salut, c’est de retrouver une relation, une alliance avec Dieu dans laquelle nous le connaissons tel qu’il est. C’est de cela dont nous avons, au fond, réellement besoin.

Le combat contre la tentation est un combat pour voir la gloire de Jésus, pour voir que nous avons tout ce qu’il nous faut en lui parce que par lui nous connaissons le Père. Lorsque nous nous délectons de cette vérité, que nous voyons sa gloire, alors l’attrait de ce qui est mauvais mais qui nous attire diminue fortement, car nous voyons sa gloire, une gloire de Fils unique issu du Père.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Ce dont nous avons vraiment besoin.

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Après être revenu de Judée en Galilée (Jn 4.43-54)

Pierre-Sovann | 3 mai 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée lors du culte du 24 avril 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes à partir du texte de Jean 4.43-54 :

I. Une nouvelle étape (v.43-45)

Après avoir commencé à faire des signes miraculeux en Judée, la popularité de Jésus grandit. Des personnes viennent à lui, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Une certaine ambiguïté dans leur relation à Jésus demeure. Alors Jésus veut lancer une nouvelle étape de son ministère. Il veut faire le tri entre ceux qui le suivent parce qu’ils sont attachés réellement à son message et à sa personne et ceux qui le suivent avec un attachement superficiel parce qu’ils espèrent obtenir de bonnes choses de lui. Jésus rentre en Galilée pour commencer cette nouvelle étape. Et c’est dans ce cadre-là qu’après le premier signe miraculeux de l’eau changée en vin, il opère le second signe que l’évangéliste Jean choisit de nous rapporter.

II. Un second signe (v.46-54)

Ce second signe ressemble beaucoup au premier signe dans la manière dont il est raconté. Et ce second signe, tout comme le premier, a été fait par Jésus a Cana de Galilée. Cela semble indiquer une inclusion littéraire, c’est-à-dire la délimitation d’une section et qui commence ou termine par deux épisodes ou deux phrases parallèles. Dans cette section (Jn 2.1-4.54) Jésus a fait ses premiers signes miraculeux, s’est attiré ses premiers disciples, mais leur foi en lui est encore ambigüe. Mais avec ce second signe, il commence à faire le tri, tri qui culminera à la fin de son ministère en Galilée (Jn 6.66).

En effet, dans cet épisode, un homme désespéré vient à Jésus. Il a fait à peu près 30 km à pied parce qu’il a entendu que ce Jésus qui avait si bonne réputation était revenu en Galilée. Il arrive à Cana où Jésus réside. Il demande autour de lui d’une manière pressante où est ce Jésus. Une foule de badaud se forme alors certainement autour de lui pour voir ce que Jésus fera lorsque cet homme l’aura trouvé. Et quand il trouve enfin Jésus, il lui demande de venir avec lui pour guérir son fils. Mais Jésus répond sèchement : « si vous ne voyez pas de miracles, vous ne croirez donc pas ? » Les foules en quête de sensationnel sont assez reprises. Mais l’homme ne se décourage pas et réitère sa demande. Jésus lui dit alors qu’il peut rentrer chez lui, car son fils vit. La foule se disperse, supposant sans doute que Jésus se débarasse de ce pauvre père à bon compte. Mais le père, lui, croit à la parole de Jésus. Il rentre chez lui. Et alors qu’il est sur sa route, des serviteurs viennent à sa rencontre et lui annoncent que la fièvre a quitté son fils et que celui-ci vit. L’homme demande quand cela a eu lieu.  Quand ? Au moment même où Jésus lui a dit que son fils vivait. Alors il croit, lui et toute sa famille.

L’évangile, c’est la proclamation que Jésus est le roi envoyé par Dieu pour gouverner notre monde et qu’en conséquence nous devons lui soumettre nos vies. En guérissant le fils de cet homme à distance, il a manifesté sa gloire, son autorité de roi envoyé par Dieu. Comment réagissons-nous face à un tel récit ? Le recevons-nous aveec incrédulité, en essayant de trouver des explications qui nous soustraieraient au devoir de nous soumettre à lui ? Ou devenons-nous des disciples qui nous attachons à sa personne parce que nous voyons à travers ce récit sa gloire ? C’est à ce genre de question que ce récit, comme tout l’évangile de Jean d’ailleurs, nous amène…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Après être revenu de Judée en Galilée.

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Mais à tous ceux qui l’ont reçue… (Jn 1.5-15)

Pierre-Sovann | 24 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée lors du culte du 22 avril 2010 de la Faculté Libre de Théologie Evangélique à partir du texte de Jean 1.5-15 qui nous parle de l’oeuvre de séparation qu’opère la deuxième personne de la Trinité en venant dans le monde :

I. La séparation de l’humanité qu’opère la Parole en venant dans le monde

  1. La réaction prévisible de l’humanité déchue à la venue de la deuxième personne de la Trinité dans le monde, c’est le rejet ! La deuxième personne de la Trinité est Le logos divin (ou la Parole de Dieu ou la raison du monde)  en qui l’univers entier subsiste. C’est lui qui tient ensemble les atomes de notre corps, qui tient ensemble notre corps et notre âme, qui assure la permanence des lois physiques. S’il cessait un instant d’assurer ces fonctions cosmiques, l’univers se désagrègerait, et nous avec lui. Mais quelle est la réaction de notre humanité déchue à la venue du logos dans le monde ? Le rejet ! Parce que nous sommes ténèbres, nous fuyons la lumière autant que nous le pouvons.
  2. La réaction surprenante de certains à la venue de la deuxième personne de la Trinité, c’est qu’alors même qu’ils étaient dans les ténèbres comme le reste de l’humanité, ils l’ont néanmoins, et contre toute attente, accueilli ! Que s’est-il passé ? Se sont-ils eux-mêmes disposé à recevoir Sa lumière ? Non, mais c’est Dieu lui-même qui a œuvré en eux pour modifier leur orientation, produisant en eux un changement si radical que la seule métaphore appropriée pour en parler, c’est celle d’une nouvelle naissance, d’une naissance spirituelle. Et comment Dieu nous dispose-t-il à recevoir cette lumière ? Il ne se contente pas de repasser sans cesse sous nos yeux les fonctions cosmiques du logos. Mais il fait ce que jusqu’alors aucun oeil
    n’avait vu, ce qu’aucune oreille n’avait entendu, et ce qui n’était pas venu au cœur de l’homme : « La Parole est devenue chair ; elle a fait sa demeure parmi nous« .

Ainsi, par la venue de la deuxième personne dans notre monde, s’opère une séparation de l’humanité en deux branches distinctes : ceux qui continuent de rejeter sa lumière et ceux qui contemplent sa gloire. L’Evangile, c’est l’annonce de la venue du logos divin dans le monde en la personne de Jésus-Christ. Comment nous positionnerons-nous face à elle ? Il faut choisir…

II. La nature et l’importance de la mission de Jean-Baptiste

Pourquoi mentionner Jean le Baptiseur dans un texte d’une telle teneur théologique ? C’est parce que Jean l’évangéliste a écrit son Evangile dans un but précis : « pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, par cette foi, vous ayez la vie en son nom. » Et comment espère-t-il atteindre son    but ? En présentant la vie de Jésus comme une sorte de grand procès. Et pour cela, Jean l’évangéliste cite à comparaître un grand nombre de témoins. Et qui est le premier d’entre eux ? C’est Jean le baptiseur, qui n’est d’ailleurs pas présenté ici comme un baptiseur, mais comme un témoin.  Mais que ferons-nous de son témoignage, et de celui de la Bible tout entière ? C’est cette question que l’Evangile nous adresse et à laquelle il est vital que nous répondions pour nous-mêmes…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Mais à tous ceux qui l’ont reçue…

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Injures, moqueries, insultes (Mt 27.39-44)

Pierre-Sovann | 21 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 28 mars 2010 à partir du texte de Matthieu 27.39-44 qui décrit l’attitude des personnes qui entouraient Jésus lors de sa crucifixion.

I. Les injures des passants

L’évangéliste Matthieu décrit les insultes que les passants lancent à Jésus d’une manière bien spécifique : en faisant écho au psaume 22, psaume exprimait la souffrance d’un juste persécuté injustement. Le but de Matthieu est donc clair : il veut dépeindre Jésus sous cette figure du juste persécuté. Et à juste titre : Jésus est celui qui est suprêmement juste et qui, sur la croix, subit la persécution la plus suprêmement injuste. Et comment les passants l’injurient-ils ? En reprenant à leur compte les paroles du tentateur : « Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix » Les voix sont celles des passants, mais les paroles sont celles du diable. Sur la Croix, Jésus doit faire face à la plus grande tentation de sa vie : celle de céder à la facilité, d’utiliser la puissance de sa divinité pour ne pas passer par le chemin de la souffrance, celle de se décrocher de la croix pour mettre fin à la plus grande épreuve qu’il a jamais traversé.

II. Les moqueries des grands-prêtres, des scribes et des anciens

Les chefs religieux se moquent, ironisent. Ils rappellent à haute voix que Jésus a fait de nombreux miracles pour sauver les autres… Mais alors, pourquoi ne peut-il pas se sauver lui-même et se décrocher de la croix ? La réponse est certaine pour eux : c’est parce que Jésus est un imposteur. Ses miracles n’étaient pas accomplis dans la puissance de Dieu, mais dans celle du démon. La preuve ? Il est pendu au bois de la croix, maudit par Dieu, sans pouvoir se décrocher. Par leurs bouches, Jésus s’entend dire qu’il n’était pas le Fils de Dieu, que Dieu ne l’aimait pas, que son propre Père lui était hostile.

III. Les insultes des brigands crucifiés avec lui

On pourrait s’attendre à ce que des criminels qui subissent le même sort que Jésus ait un peu de sympathie pour lui alors qu’il est innocent. Mais non. Et cela montre bien que Jésus est le juste persécuté par excellence que préfigurait le psaume 22.

Conclusion : le juste persécuté (Jésus) est persécuté injustement par des injustes (les passants, les chefs religieux, les brigands) pour que des injustes (nous) ne soient plus persécutés justement par le Dieu juste. Car sur la croix, Jésus prend notre place, afin de nous délivrer du jugement de Dieu. Tel est le message libérateur de l’Evangile.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Injures, moqueries, insultes.

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Notre raison de vivre (Jn 1.1-5)

Pierre-Sovann | 17 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 28 mars 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois sur le texte de Jean 1.1-5 dans lequel l’apôtre Jean nous présente celui que nous connaissons sous le nom de Jésus comme la Parole éternelle de Dieu et notre raison de vivre :

I. La Parole : préexistante, personnelle et divine

  1. Préexistante :  Celui dont Jean va parler dans son Evangile existe de toute éternité, car il était là dès le commencement.
  2. Personnelle : Cette Parole était avec Dieu, auprès de lui et donc distincte de lui, ce qui lui permet d’entretenir de toute éternité une relation personnelle avec lui. Nous voyons là que ce qui est au commencement du monde, c’est une relation interpersonnelle.
  3. Divine : bien que distincte de Dieu, cette Parole est elle-même Dieu. Non pas un dieu inférieur au Dieu suprême, mais Dieu lui-même, c’est-à-dire partageant avec lui une seule et même substance, puissance et éternité. Les personnes de Dieu et de la Parole qui nous sont présentées ici sont donc à la fois distinctes et parfaitement unies puisqu’elles ne sont qu’un seul et même Dieu (avec le Saint-Esprit).

II. La Parole : agent de la création

Le récit de la Genèse nous avait déjà montré que Dieu avait créé le monde par des « actes de langage », par sa Parole. Et dans son prologue, Jean rapproche la personne divine de la Parole de la Sagesse éternelle de Dieu dont il est question en Proverbes 8.

III. La Parole : raison de vivre des hommes

Notre vie dépend de l’activité de cette Parole divine.

  1. D’une part, cette Parole a une fonction cosmique : c’est en elle que tout subsiste, c’est elle qui donne au monde sa cohérence, qui assure les lois de la physique, qui maintient ensemble les atomes qui forment notre corps, qui tient ensemble notre corps et notre âme. Si la Parole cessait un instant cette activité cosmique, l’univers entier disparaîtrait.
  2. D’autre part, ce n’est que par l’intermédiaire de cette Parole que nous pouvons avoir accès à l’existence spirituelle.  C’est en écoutant son message, en nous nous soumettant à ses instructions que nous naissons à cette vie nouvelle. C’est donc en recevant son témoignage, en ne le fuyant plus, que nous trouverons en lui notre véritable raison de vivre.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Notre raison de vivre.

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C’est la fête ! (Lc 15.1-2, 11-32)

Pierre-Sovann | 16 avril 2010

Mon beau-frère s’est marié le 27 février 2010 avec celle qui est devenu la belle-soeur de mon épouse (donc ma belle-soeur par alliance, ou bien ?). Et à cette occasion un peu spéciale, ils ont fait une demande un peu spéciale : avoir une prédication à deux voix (c’est-à-dire avec deux prédicateurs) sur le thème de la fête lors de la cérémonie religieuse de bénédiction, qui a eu lieu à l’Eglise Evangélique Libre de Meulan. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé embarqué dans cette aventure avec Yohann Tourne. Une fois le texte de l’intervention choisi avec les mariés, nous avons opté pour un mode de présentation inhabituelle du texte : celui de l’entretien. En voici le compte-rendu :

I. Entretien avec le fils cadet

Le fils cadet m’a fait une grosse impression. Il s’est entretenu avec moi de sa rébellion initiale contre son père, de sa vie dans l’insouciance, puis de sa prise de conscience, du changement d’attitude envers son père qui s’est opéré en lui et de son retour à la maison. Il a proclamé haut et fort sa reconnaissance envers son père qui l’a pleinement restauré en tant que son fils, alors même qu’il en était parfaitement indigne.

II. Premier entretien avec le père, à propos de son fils cadet

Le père m’a ensuite confié qu’il avait été jugé par les autres pères du voisinage parce qu’il n’avait pas agi du tout comme on pouvait s’y attendre. Certains l’ont accusé de ce comporter plus comme une mère que comme un père… Mais c’était, selon lui, la seule attitude qu’il pouvait avoir envers son fils. Ca signifiait pour lui de sacrifier ses biens et de s’humilier, mais il était prêt à le faire !

III. Entretien avec le fils aîné

Le fils aîné m’a rapporté combien il était furieux que son père accepte son frère sans exiger de lui de restitution. Il a admis qu’il avait refuser d’entrer dans la fête préparé par son père en l’honneur de son frère, mais il a maintenu qu’il était dans son bon droit. Pour lui, son père ne sait pas ce qu’il fait : il dilapide les biens de la famille pour un chenapan.

IV. Deuxième entretien avec le père, à propos du fils aîné

Le père a évoqué ensuite avec dignité la tristesse que provoquait en lui le refus de son fils aîné d’entrer dans la fête. Il a fait le rapprochement avec l’attitude initiale de son autre fils qui avait manifesté alors qu’il n’aimait pas la présence du père, mais seulement ses biens. Il a constaté que son fils était furieux à cause de son sentiment qu’il méritait quelque chose.

Ces entretiens ont été très utiles, je le crois, pour mieux saisir qui est Dieu (que Jésus dépend dans cette parabole sous les traits du père), comment nous nous perdons en nous séparant de la présence du perd (soit comme le fils cadet, soit comme le fils aîné) et comment nous pouvons être sauvé (en revenant vers le père et en voyant en Jésus le véritable frère aîné qui, lui, accepte que nous rentrions à la maison à ses dépends).

Le texte complet de l’intervention est disponible en pdf : C’est la fête.

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Car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte

Pierre-Sovann | 9 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 14 février 2010 sur le texte d’Exode 11.1-13.16 dans lequel est relaté la libération qu’a connu le peuple d’Israël à ce moment là et institué un mémorial, celui de la Pâque et de la fête des pains sans levain :

I. Le mémorial : que commémore-t-il ?

Le texte le dit très clairement : « Vous observerez la fête des Pains sans levain, car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte ; vous observerez ce jour comme une prescription perpétuelle, pour toutes vos générations ». Ce qui est commémoré par ce mémorial, c’est la sortie d’Egypte, la libération du peuple de la servitude dans laquelle ils étaient. Ce qui est commémoré, c’est un nouveau départ, une nouvelle vie qui a commencé soudainement. Ce qui est commémoré, c’est le fait que Dieu a manifesté sa puissance qu’il a montré qu’il était le SEIGNEUR, que c’est lui qui délivre son peuple.

II. Le mémorial : qui peut y participer ?

Puisque le mémorial sert à se souvenir de la délivrance que Dieu a accordé à son peuple, il est normal que ceux qui y participent soient ceux qui font partie de ce peuple. Cela ne veut pourtant pas dire que des personnes d’une autre ascendance qu’Israélites ne pouvait y participer : ceux qui recevaient le signe de la circoncision, le signe de l’alliance établie entre Dieu et Abraham, et croyaient au Dieu d’Abraham intégraient du même coup le peuple, et pouvait donc aussi se souvenir de la délivrance d’Egypte que Dieu leur avait accordée

III. Le mémorial : que signifie-t-il ?

Pharaon avait fini par céder devant l’horreur du châtiment qui avait été infligé à son peuple pour avoir résisté au SEIGNEUR : les premiers-nés d’Egypte avaient péri en une nuit. Il ne faut pas minimiser l’horreur d’une telle situation. Mais si on réfléchit à la sainteté de Dieu et à la rébellion de l’homme contre son créateur, ce qui est étonnant, ce n’est pas tant que Dieu est mis à mort les premiers-nés d’Egypte, mais qu’il est laissé survivre tous les autres, Egyptiens et Israélites. Par notre rébellion à Dieu, nous méritons tous le châtiment qu’ont connu les premiers-nés d’Egypte. Nous ne sommes pas meilleurs qu’eux. C’est pourquoi le mémorial de la Pâque contient un rite de substitution : un agneau doit être immolé à notre place, parce que nous ne méritons pas de vivre.

Ce mémorial de l’ancien Israël dirige nos regards vers le fait que Dieu est un Dieu de délivrance. Il est non seulement le Dieu qui a délivré le peuple d’Israël de la servitude en Egypte, il est aussi celui qui libère de la culpabilité et de la condamnation du péché tous ceux qui placent leur confiance en son fils Jésus-Christ. Car Christ est notre Pâque, celui qui s’est substitué véritablement à nous, vivant la vie que nous devrions tous vivre, souffrant la mort que nous devrions tous souffrir. Telle est la bonne nouvelle de l’Evangile : nous sommes épargnés de la colère de Dieu que nous méritons personnellement parce que Jésus-Christ l’a prise sur lui à notre place.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte.

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La joie d’un peuple passé des ténèbres à la lumière (Es 8.23-9.6)

Pierre-Sovann | 7 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 7 février à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes sur le texte de Esaïe 8.23-9.6 dans lequel le prophète annonce au peuple une grande joie qui effacera à l’avenir le désespoir présent du peuple, une grande joie dont la cause est triple :

I. Une grande victoire

Le prophète Esaïe annonce que, même si à son époque les Assyriens sont sur le point d’envahir Israël, au final, le peuple de Dieu obtiendra une grande victoire, une victoire semblable à celle remportée autrefois sur Madian sous la direction de Gédéon et grâce à l’intervention miraculeuse de Dieu.

II. Une grande paix

La victoire qu’a annoncé le prophète sera si totale si définitive et débouchera sur une paix si grande qu’on pourra se débarrasser des instruments de guerre qui ont permis d’obtenir la victoire. C’est une vision paradisiaque que nous offre ici Esaïe.

III. Un grand roi

Cette grande victoire et cette grande paix qui réjouiront le peuple de Dieu seront le résultat du règne d’un enfant à naître qui sera le grand roi que le peuple attend. Il sera plus grand que Salomon, plus grand que David, en fait même plus grand qu’Abraham ou qu’Adam. Car voici ce que fera le maître de l’univers avec cet enfant : « Étendre la souveraineté, donner une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et pour toujours ». Par une grande victoire, ce grand roi assurera une grande paix à son peuple. C’est pourquoi le peuple de Dieu peut se réjouir !

Le prophète Esaïe et le peuple auquel il s’adressait n’ont pu voir s’accomplir qu’une seule de ses trois promesses d’une grande victoire, d’une grande paix et d’un grand roi. Sous le règne d’Ezéchias, le peuple a été délivré miraculeusement lors du siège de Jérusalem par les Assyriens. Mais cette victoire n’a pas débouché sur la paix annoncée par Esaïe, et Ezéchias n’a pas été le roi plus grand que David et Salomon qu’on était en droit d’attendre. Et pour cause. Ce qu’il faut pour instaurer une paix véritable et durable, ce n’est pas seulement une victoire militaire contre une puissance politique régionale. Ce qu’il faut plutôt, c’est venir à bout de la dureté du coeur humain et de sa corruption morale. Et cela, Ezéchias ne pouvait bien sûr pas le faire.

Mais un autre roi est venu pour remporter cette victoire. En vivant la vie que
nous devrions tous vivre, en souffrant la mort que nous devrions tous souffrir, il a vaincu la puissance du péché de sorte que ceux qui sont en lui peuvent se  réjouir de sa grande victoire sur le péché et le diable, de la grande paix en laquelle résulte cette victoire, et de leur grand roi qu’ils peuvent contempler pour l’éternité. Cette victoire n’est pour l’instant qu’une victoire de principe, mais elle est d’ores et déjà certaine, et tous s’en rendront compte lorsqu’il reviendra pour juger les vivants et les morts.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : La joie d’un peuple passé des ténèbres à la lumière. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Si le monde vous déteste (Jn 15.16-16.4)

Pierre-Sovann | 5 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 3 janvier à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes sur le texte de Jean 15.16-16.4 dans lequel Jésus explique pourquoi les chrétiens devront forcément faire face à de l’opposition dans ce monde étant donné le changement radical qu’a produit en eux l’union avec le Christ :

I. Parce que les chrétiens ne sont pas du monde

Le fait de devenir chrétiens, d’être unis au Christ change nos priorités. Notre allégeance ne va plus à notre entreprise, notre parti politique, ou même nos amis et notre famille. Notre identité n’est plus dans notre statut social ou dans notre confort de vie. Et souvent, les personnes qui nous entourent, même celles qui nous aiment et que nous aimons, ont de plus en plus de mal à nous comprendre. S’installe alors, au mieux, une méfiance, et au pire de l’hostilité.

II. Parce que le monde déteste Jésus

Le monde a rejeté Jésus parce qu’il ne le comprenait pas, parce qu’il ne voulait pas de ce que Jésus avait a proposé. Il annonçait que par la foi en lui, chacun pouvait accéder au Père, malgré l’indignité qui nous est propres. Mais cela, notre humanité ne veut pas l’entendre : nous voulons prouver que, par nos propres forces, nous sommes capables d’atteindre le ciel, de nous sauver nous-mêmes. La conséquence, c’est que nous rejetons Jésus, que nous détestons la voie qu’il nous propose. C’est cette hostilité qui l’a conduit sur la Croix. Et si Jésus a été rejeté pour cela, alors ceux qui croient en lui et qui annoncent son message seront rejetés de même.

III. Parce que le monde ne connaît pas le Père

Jésus-Christ est la révélation finale, la révélation la plus claire de l’être-même de Dieu. Il est celui par lequel nous pouvons connaître Dieu tel qu’il est. Il est celui en qui nous pouvons contempler la gloire de Dieu,  parce qu’il est l’image parfaite du Dieu invisible, le reflet immaculé de sa gloire, parce qu’il est lui-même Dieu. Mais cela aussi, notre monde ne peut l’accepter. Même les plus religieux d’entre nous. Nous nous faisons une autre image de qui Dieu doit être. Et nous rejetons donc le témoignage de Jésus, et de ceux qui suivent Jésus. Ce faisant, sans nous en rendre compte, nous rejetons nous seulement Jésus-Christ et les chrétiens avec lui, mais aussi Dieu le Père, car Jésus nous dit qu’on ne peut pas venir au Père sans passer par le Fils, qu’on ne peut pas détester le Fils et aimer le Père, qu’on ne peut pas rejeter le Fils et être dans une relation véritable avec le Père.

La conséquence pour le chrétien, c’est qu’il a une mission difficile à accomplir. Parce qu’il a été transformé par l’union avec le Christ, il veut rendre témoignage de la manière dont sa vie a changé grâce à lui. Mais parce que le monde rejette le Christ, il sait qu’il rencontrera de l’opposition. Jésus veut rassurer les chrétiens par ce discours en leur disant que la persécution est quelque chose de bien normale pour ceux qui le suivent. Et il nous donne la motivation pour traverser courageusement ces difficultés : approfondir encore et toujours notre compréhension du mystère glorieux de l’union avec le Christ. Par son Esprit, il demeure en nous, et nous en lui !

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Si le monde vous déteste.

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Vous êtes mes amis (Jn 15.9-16)

Pierre-Sovann | 2 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 20 décembre à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville et le 27 décembre à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes sur le texte de Jean 15.9-16 dans lequel Jésus explique nous avons besoin d’amis, et comment il est celui qui comble parfaitement ce besoin :

I. Pourquoi ressentons-nous ce besoin d’avoir des amis ?

  1. Parce que nous sommes comme Dieu : nous avons été créé à son image. Or la Bible enseigne que s’il n’y a qu’un seul Dieu, il existe en ce seul et même Dieu trois personnes (le Père, le Fils et le Saint-Esprit) qui entretiennent de toute éternité des relations harmonieuses, une amitié parfaite.
  2. Parce que nous avons besoin de Dieu : ce besoin d’échapper à la solitude et de lier des relations n’est pas uniquement horizontal (entre êtres humains) mais révèle en plus l’aspiration à une amitié verticale (avec Dieu), car ce que nous attendons de nos amitiés, en réalité aucun simple humain ne peut nous le donner entièrement. Mais Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu, est celui qui peut nous combler parfaitement.
  3. Parce que nous avons été créés pour être heureux : le but principal de l’homme est de glorifier Dieu et de faire sans cesse de lui notre joie. Pour que notre joie soit complète, Jésus nous demande de garder ses commandements. Et ses commandements se résument un en seul commandement : le commandement d’amour. C’est ainsi que nous vivrons heureux, et c’est au fond ce qui se cache derrière notre besoin d’avoir des amis.

II. Comment décrire cet amitié dont nous ressentons le besoin ?

  1. Un ami, c’est quelqu’un qui se sacrifie pour vous : il donne de son temps, de ses capacités, de son argent pour vous faire prospérer. Il peut même donner sa vie s’il le faut. A proprement parler cependant, aucun humain ne peut donner sa vie : tout ce que nous pouvons faire, c’est donner les années qui nous reste. Le seul qui puisse réellement donner sa vie, c’est Jésus : étant donné qu’il était sans péché, il n’était pas obligé de subir la mort (qui est le châtiment lié à la rébellion contre Dieu). Mais il l’a fait, parce qu’il est l’ami parfait.
  2. Un ami, c’est quelqu’un qui s’ouvre à vous : il vous explique pourquoi il fait ce qu’il fait, et pourquoi il vous conseille (ou ordonne) ce qu’il vous conseille (ou ordonne). Jésus-Christ est le Seigneur de l’univers, et à ce titre notre maître à tous ; mais il se fait aussi l’ami de ses disciples, de sorte qu’il s’ouvre à tous ceux qui mettent leur foi en lui et qui peuvent alors recevoir ses paroles (accessibles par les Ecritures), et ainsi, il est l’ami parfait.

III. Quelques applications :

  1. En ce qui concerne nos amitiés terrestres : il faut se rendre compte que l’art de se faire des amis implique à la fois de se donner pour eux (efforts et sacrifices) et de s’ouvrir à eux (confiance et confidences). La dynamique de l’amitié, c’est l’art d’agir pour l’autre et de s’ouvrir à lui progressivement en l’encourageant à faire simultanément de même.
  2. En ce qui concerne l’amitié avec Dieu : il faut cesser de considérer Dieu comme un maître seulement (même s’il l’est aussi) de qui l’on souhaite recevoir un salaire (on ne sera jamais à la hauteur !) mais aussi comme un ami qui nous accueille, qui s’est sacrifié pour nous d’une manière inconcevable en Jésus-Christ et qui s’ouvre à nous par les Ecritures.
  3. En ce qui concerne le changement chrétien : le Christ est notre ami, et non seulement notre maître. La conséquence, c’est que lorsque nous péchons, nous ne volons pas seulement un employeur, mais nous trahissons un ami. Se rendre compte de cela nous met alors dans la position  d’agir selon le principe suivant :  « Tu as donné ta vie pour moi, je peux donc donner ma vie pour toi, parce que donner ta vie t’a anéanti, mais donner ma vie me comblera ».

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Vous êtes mes amis.

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