Un apprenti-pasteur à Paris

Blog d’un pasteur en formation
  • rss
  • Accueil
  • À propos
  • Réflexions chaunypsiennes
  • Contact

L’oeuvre du vigneron (Jn 15.1-6)

Pierre-Sovann | 26 octobre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée hier à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois sur le texte de Jean 15.1-6 dans lequel Jésus explique ce que Dieu fait pour que son peuple devienne mature.

I. Le vigneron examine les sarments pour retrancher ceux qui ne portent pas de fruit.

Jésus se compare au cep d’une vigne et ses disciples aux sarments attachés à ce cep. Ce faisant, il reprend une image bien connu de l’Ancien Testament : la vigne représentait Israël, le peuple de Dieu. En réinvestissant cette image, et en disant qu’il est le vrai cep, Jésus se présente comme le véritable Israël – celui qui a véritablement obéi à Dieu et qui a véritablement fait son plaisir – et que le peuple qu’il est en train de se former (l’Eglise) est en pleine continuité avec le peuple de l’Ancien Testament (Israël). La relation qu’on peut avoir avec Jésus dans le cadre de l’Eglise peut être uniquement formelle et superficiel, comme un sarment attaché au cep qui ne porte pas de fruit. Ou alors elle peut être vitale, profonde, comme un sarment attaché au cep et qui porte du fruit. Ce que Jésus signifie en disant que son Père est un vigneron qui retranche les sarments qui ne portent pas de fruit, c’est qu’il est possible d’être quelqu’un de religieux tout en étant pas uni véritablement au Christ par la foi – et la destination d’une telle personne, c’est la perdition. Il nous faut entendre un tel avertissement, et la question qui se pose à chacun est donc la suivante : notre attachement au Christ est-il réel ou n’est-il qu’apparent ? Est-ce que c’est de lui que nous retirons notre vie, ou est-ce d’autres choses ou personnes ?

II. Le vigneron taille les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus

Le fait qu’un vigneron doivent tailler les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus illustre un principe un peu effrayant : pour progresser, il faut être astreint à une certaine discipline. Ainsi, l’or brut doit être purifié dans la fournaise pour devenir de l’or fin ; l’athlète doit s’entraîner durant des heures pour devenir un champion ; les parents doivent punir leur enfant pour bien l’élever… et Dieu doit nous discipliner pour que nous progressions vers le but qu’il a pour nous (i.e. nous rendre semblable à Jésus). C’est pourquoi Jésus dit que son Père est comme un vigneron qui taille sa vigne. On peut avoir parfois l’impression que Dieu a saccagé notre vie. Mais il n’en est rien. Il sait ce dont nous avons besoin pour devenir conforme à l’image de son Fils Jésus-Christ. Et c’est seulement en nous enlevant ce en quoi nous plaçons indûment nos espoirs que Dieu nous fait progresser.

3 Applications :

(i) Apprendre : La prochaine fois qu’on se demandera pourquoi Dieu nous enlève telle ou telle chose, il faudra apprendre que c’est parce que c’est mieux ainsi. Dieu veut que ce soit de lui seul que nous retirions notre vie, il veut que notre cep, ce soit Jésus, il veut que nous soyons unis à lui, et que ce soit lui la source de nos espoirs, celui qui comble nos aspirations. C’est pourquoi il taille dans le vif, afin de nous enlever ce qui nous tenait en esclavage ou qui aurait pu devenir une idole.

(ii) Lui faire confiance : Dieu sait ce qu’il fait. Mais pour lui faire confiance, nous devons arrêter de nous fier à nos propres intuitions, nous devons nous méfier des sentiments de besoin que nous pouvons ressentir. Dieu nous discipline et nous devons lui faire confiance et admettre qu’il sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin.

(iii) Lui obéir : nous devons demeurer en Christ. Lorsque nous sommes sous l’instrument du vigneron, acceptons qu’il nous travaille : dépendons de Jésus, écoutons ses paroles, contemplons son amour.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : L’oeuvre du vigneron.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
À propos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Allez, prêchez (Mt 10.7-15)

Pierre-Sovann | 12 octobre 2009

Voici le résumé d’une intervention faite dans le cadre du camp « Nouveau Départ » des GBU le 16 septembre 2009 sur le texte de Matthieu 10.7-15 dans lequel Jésus donne des instructions spécifiques à ces disciples pour une mission spécifique qu’il leur confie. Nous pouvons cependant en retirer des principes généraux valables pour la mission chrétienne en général :

I. La nature de la mission

La mission que Jésus confie à ses disciples est caractérisée par (i) un message, (ii) des moyens, (iii) une motivation.

(i) Le message avec lequel Jésus envoie ses disciples est celui de la venue d’un royaume : le « royaume des cieux ». Jésus se présente comme un roi qui part à la conquête du monde : il est le Seigneur et le Roi de tous, il vient pour apporter la paix avec Dieu afin que l’harmonie soit rétabli dans le cosmos. Les chrétiens ont la mission d’annoncer la venue de roi, de proclamer à tous que Jésus-Christ est Seigneur.

(ii) Pour accompagner ce message, Jésus donne à ses disciples des moyens : il s’agit de confirmer la véracité du message en faisant du bien aux personnes auxquelles on l’annonce. Avec notre temps, notre argent et nos capacités, nous devons servir notre prochain comme Jésus nous a servi.

(iii) Dans toutes ces choses, les disciples du Christ doivent surveiller leurs motivations. Il ne s’agit pas de s’acquitter de la mission chrétienne d’annoncer l’évangile simplement parce qu’il le faut, ni pour montrer qu’on est un bon chrétien, ni pour affirmer notre supériorité en raison de notre foi en Jésus. Notre motivation est simplement de donner gratuitement parce que nous avons reçu gratuitement. Parce que Jésus s’est sacrifié à notre place pour nous servir, nous sommes maintenant prêts à servir les autres et à leur annonçer le règne de Jésus et à éventuellement être rejetés par eux, quoi que ça nous en coûte.

II. L’urgence de la mission.

Jésus demande à ses disciples d’avoir le sens des priorités. Devant le nombre de personnes à qui nous devons annoncer la venue du grand Roi, il faut savoir mettre les choses à leur juste place. En fait, devant l’urgence d’une telle tâche, nos propres besoins doivent devenir secondaire. Pour Jésus, cette mission est urgente. Il faut que ça redevienne notre priorité. Et si cela génère en nous de l’anxiété (ce qui est normal pour des gens comme nous qui manquons de foi), alors nous devrons apprendre à faire confiance à celui qui prend soin de nous quelques soient les circonstances.

III. L’importance de la mission.

La mission que Jésus confie à ses disciples a une portée éternelle. C’est une question de vie ou de mort. Ceux qui acceptent le message seront sauvés. Les autres signent en revanche leur propre arrêt de mort. Nous devons réussir à donner à nos contemporains l’importance de l’enjeu éternel qui est au coeur de la mission chrétienne…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Allez, prêchez.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le message de l’évangile : Proclamation, application & réactions (Ac 13.13-52)

Pierre-Sovann | 22 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes le 13 septembre sur le texte d’Actes 13.13-52 dans lequel Luc relate la prédication de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie. Dans ce texte, il nous montre comment Paul annonçait le message de l’Evangile à des personnes qui connaissaient déjà la Bible, ce qu’il attendait d’eux et quelles furent les réactions à ce message.

I. La proclamation du message de l’Evangile

Lorsque Paul s’adresse à des personnes qui connaissaient la Bible, il utilisait la Bible pour leur parler de Jésus. Deux accents principaux se dégagent de sa prédication : (i) Jésus est l’apogée de l’Histoire Biblique, c’est vers lui que tout concourt, c’est lui qui a accompli les promesses que Dieu avait fait pour son peuple, c’est lui le Messie promis, c’est lui que préfigurait les héros de l’Ancien Testament ; (ii) Ce que Jésus a accompli en notre faveur a de la valeur parce qu’il est intervenu dans l’Histoire : sa vie, sa mort, sa résurrection sont des faits historiques qui changent tout. Il a vécu la vie d’obéissance parfaite que nous devrions tous vivre. Il a souffert la mort que nous méritons tous en tant que rebelles à Dieu. Et il est ressuscité pour montrer que sa mort en notre faveur était approuvée par Dieu et qu’il avait vaincu la puissance du péché et donc de la mort. L’Evangile, le message central de la Bible, c’est cela : Dieu est intervenu en notre faveur par Jésus-Christ pour nous délivrer de la condamnation que nous avons bien mérité.

II. L’application du message de l’Evangile

Cette proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait dans l’Histoire par Jésus-Christ en notre faveur, nous devons l’appliquer à notre propre vie. La conséquence de ce que Jésus a fait pour nous est incroyable : ce que la Loi de Dieu ne pouvait pas faire, Jésus lui l’a fait. La Loi de Dieu nous indiquait comment nous devrions vivre et prononçait le verdict de mort sur les transgresseurs de la Loi. Elle nous disait comment être juste devant Dieu pour être accepté par lui, mais elle ne nous en donnait pas la capacité. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était nous montrer combien nous étions coupables. Mais ceux qui mettent leur confiance en Jésus doivent savoir qu’ils sont maintenant acceptés par Dieu : non en vertu d’une justice qui leur serait propre, mais en vertu de celle d’un autre (Jésus) qui a parfaitement accompli la Loi et qui est mise à leur compte. C’est là la conséquence existentielle de ce que Dieu a fait pour nous dans l’Histoire par Jésus-Christ : ceux qui mettent en lui leur confiance pour leur salut sont pardonnés de toutes leurs fautes.

III. Les réactions au message de l’Evangile

Il y a toujours deux réactions au message de l’Evangile. Il y a ceux qui s’y intéressent et qui s’attachent à la grâce manifestée en Jésus-Christ. Et puis il y a ceux qui se moquent, qui s’opposent à ce message, et qui peuvent même fournir de grands efforts pour empêcher la propagation d’un tel message. La vérité, c’est que nous sommes par nature opposée à l’Evangile. Ce message heurte trop notre sensibilité, notre fierté, car il nous dit que nous ne pouvons aucunement contribuer à notre salut. C’est pourquoi, il faut qu’il nous soit donné de le croire, il faut que Dieu opère en nous un miracle pour que nous acceptions un message aussi humiliant pour notre orgueil. Mais ceux à qui une telle compréhension est donnée commencent bientôt à voir combien leur vision du monde changent : ils sont de moins en moins centrés sur eux-mêmes. Leur objectif dans la vie, c’est la gloire du Christ. Ils ont trouvé le sens de la vie. Et ils peuvent être désormais heureux même dans les circonstances les plus difficiles et être ainsi « remplis de joie et de Saint-Esprit ». C’est là ce dont nous avons tous besoin…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le message de l’Evangile : proclamation, application et réactions. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Trois hommes et une bénédiction (3 Jn)

Pierre-Sovann | 3 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes le 23 août sur le texte de 3 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à Gaïus – probablement un dirigeant d’église – pour l’encourager à persévérer dans sa bonne conduite.

I. La bonne spirituelle de Gaïus (v.1-8)

Gaïus était un homme en bonne santé spirituelle. Il se tenait dans la vérité si bien que l’Apôtre Jean pouvait lui souhaiter que sa condition physique soit aussi bonne que sa santé spirituelle. Celle-ci se manifestait de manière concrète : parce que Gaïus croyait au message de l’Evangile, cela changeait toute sa vie. Il ne croyait pas seulement à la vérité (de manière intellectuelle), mais il marchait en elle (de manière très pratique). La vérité de l’Evangile avait changé sa vision du monde, sa manière de penser, de parler et d’agir. Il avait compris ce que Dieu avait fait pour lui dans l’Histoire par Jésus-Christ et cela le changeait complètement. Ainsi, parce qu’il se savait accepté gratuitement par Dieu grâce à Jésus, Gaïus était devenu capable d’exercer l’hospitalité. Car qu’est-ce que l’hospitalité ? C’est le fait de faire de la place pour ceux qui en ont besoin, même si on n’a pas beaucoup de place. Et c’est précisément ce que Dieu a fait avec nous. Il n’y avait pas de place pour nous auprès de lui à cause de notre péché. Mais il a fait ce qu’il fallait pour pouvoir nous accueillir : il a pris sur lui, en Jésus-Christ, les conséquences de notre péché. C’est pourquoi Gaïus doit persévérer dans l’hospitalité, en particulier envers les missionnaires chrétiens qui ont abandonné leur confort de leur patrie pour servir ainsi Jésus-Christ et qui n’ont pas d’autres moyens de vivre que d’être soutenus par des chrétiens, et se faire ainsi partenaire du travail qu’ils accomplissent.

II. Le mauvais exemple de Diotrèphe (v.9-10)

Le portrait de Diotrèphe n’est pas très flatteur. C’est celui d’un homme qui cherche la première place, qui ne se soumet à rien d’autre qu’à ses propres désirs, qui est près à répandre des bavardages malveillants pour consolider son pouvoir et qui exerce son pouvoir d’une manière arbitraire et immoral. Gaïus ne devait pas suivre l’exemple de cet homme.

III. Le bon exemple de Démétrius (v.11-12)

Il y au d’imiter le mal commis par Diotrèphe, Gaïus devait imiter le bien fait par Démétrius. Car c’est à son fruit qu’on reconnait un arbre : le bon arbre porte du bon fruit et le mauvais arbre du mauvais fruit. En imitant le bon exemple Démétrius, Gaïus manifesterait encore plus pleinement sa bonne santé spirituelle. Démétrius était un homme dont tous rendaient un bon témoignage, qui était connu pour son intégrité, qui vivait d’une manière conforme à l’évangile, qui en tirait les implications pour sa vie de tous les jours, qui aimait Dieu avec consécration et qui aimait ses frères et sœurs dans l’église en les servant. Son enseignement était fidèle à la vérité. C’est à ce genre de personne que les dirigeants d’églises, comme Gaïus, doivent ressembler.

IV. La bénédiction dont nous avons tous besoin (v.13-15)

Dans le contexte difficile dans lequel Gaïus évoluait, il avait bien besoin de cette bénédiction : « Que la paix soit avec toi ! ». Et nous en avons bien besoin aussi. Le concept de paix, dans la Bible, est bien plus vaste que l’idée de cessation d’hostilité ou de sérénité intérieure : il s’agit de l’idée que les choses sont telles qu’elles devraient être, en harmonie les unes avec les autres. Gaïus devait être un agent de l’harmonie dans son église. Mais comment pouvait-il l’être ? C’est parce que lui-même avait été réconcilié avec Dieu. Il savait que Jésus, sur la croix, avait perdu l’harmonie éternelle qui existait entre lui et son Père pour que notre relation avec Dieu puisse redevenir harmonieuse. En se rappelant ce que Jésus avait fait pour lui (se sacrifier pour lui obtenir la réconciliation avec Dieu), Gaïus pouvait à son tour commencer à se sacrifier pour être un agent de la réconciliation et de l’harmonie dans son église et dans son monde.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Trois hommes et une bénédiction. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
À propos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Encouragement, obéissance, vérité et joie (2 Jean)

Pierre-Sovann | 17 août 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes hier sur le texte de 2 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à une église meurtrie pour l’encourager à persévérer et à continuer de tirer les implications de la mort de Christ. Ainsi, c’est la vie chrétienne qu’il caractérise dans cette toute petite lettre, vie chrétienne qui peut se résumer en quatre mots :

I. Encouragement

L’Apôtre Jean comme sa lettre par des paroles d’encouragement et nous donne ainsi un quadruple exemple comment des personnes transformés par l’Evangile s’encouragent les uns les autres. Il les encourage d’abord en leur rappelant l’amour que Dieu porte à son église et l’amour qui existent entre les chrétiens simplement parce qu’ils sont chrétiens (et non en fonction de leur performance). Puis il les encourage en leur donnant la raison de cet amour qui existe entre les chrétiens : c’est un même attachement à la vérité, à Jésus-Christ lui-même – par cela même il les encourage à persévérer dans leur attachement au même Seigneur. Il les encourage ensuite en les assurant des bénédictions spirituelles qu’ils ont par leur union avec le Christ et par lequel ils reçoivent la grâce, la compassion et la paix. Enfin, il les encourage tout simplement en relevant leur progrès qu’il voit dans leurs vies transformés par leur compréhension de plus en plus profondes des implications de l’œuvre du Christ et par leur obéissance à la Parole de Dieu.

II. Obéissance

La vie chrétienne consiste à tirer les conséquences de l’œuvre du Christ en notre faveur. Comme Christ nous a aimés (c’est-à-dire en nous servant), nous devons nous aimer les uns les autres (en nous servant les uns les autres). C’est là le devoir des chrétiens qui y obéissent par reconnaissance à leur Sauveur. L’obéissance dont il est question est principalement une soumission à la Loi de l’amour : il s’agit de nous aimer les uns les autres, en nous faisant du bien les uns aux autres (bien qui est défini par la Parole de Dieu).

III. Vérité

La vie chrétienne se caractérise par un attachement à la vérité concernant la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Pour se préserver de tous ceux qui veulent annoncer un nouveau Jésus et un nouvel Evangile, il nous faut évaluer les enseignements des prédicateurs à la lumière de la Bible pour s’assurer de la conformité de leur enseignement avec la doctrine apostolique. Il faut rejeter tout ce qui ajoute ou ce qui retranche à la Parole de Dieu et ne pas écouter ce qui nient que Jésus est en même temps vrai homme et vrai Dieu et qu’il est mort à notre place sans contribution de notre part – même si d’autres théories plus séduisantes (mais trompeuses) nous sont présentées : c’est le salut des personnes et le bon fonctionnement des églises qui sont

IV. Joie

La vie chrétienne se caractérise par la joie – contrairement à ce que l’on croit trop souvent. Si l’on saisit la grandeur ce que Jésus a fait à notre place, alors notre joie grandit. La vie chrétienne consiste en fait à saisir toujours de plus en plus l’ampleur de l’œuvre du Christ en notre faveur, et donc à croître constamment dans la joie. C’est de cette joie qui procède de la contemplation de l’œuvre du Christ que découle le changement véritable. C’est lorsqu’on saisit un peu de ce que Jésus a fait pour nous qu’on devient capable de résister à l’égoïsme naturel, à notre prétention d’autonomie (par laquelle nous voulons fixer nos propres lois), à notre tendance à compter sur nos propres forces pour commencer à nous encourager les uns les autres, à obéir au commandement de l’amour et à rester fermement attaché à la vérité biblique en rejetant toutes les tentations d’en affaiblir la portée.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Encouragement, obéissance, vérité et joie. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Comment changer ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le jour du Seigneur (Es 2.6-22)

Pierre-Sovann | 13 juillet 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Rencontre du Dimanche Soir le dimanche 5 juillet et à l’Eglise des Ternes le dimanche 12 juillet sur le texte de Esaïe 2.6-22 dans lequel le prophète dénonce la corruption morale du peuple et annonce la venue d’un jour de jugement.

I. La corruption morale des jours présents

Alors que le prophète Esaïe vient de décrire un avenir radieux où même les nations païennes viendront adorer le Dieu vivant et vrai et se soumettre à sa Loi, la situation dans le pays de Juda telle qu’il pouvait l’observer contraste fortement avec les perspectives de l’avenir lointain qu’il a tout juste mentionné : au lieu d’attirer les nations païennes par son témoignage à l’adoration du Dieu vivant et vrai, c’est le pays de Juda qui est lui-même rempli de l’influence païenne. Cela se voit à divers niveaux et permet à Dieu de porter plusieurs charges contre son peuple : (i) le peuple a accepté les pratiques superstitieuses des nations qui l’environnent et a ainsi proposé un syncrétisme qui fait horreur au Dieu vivant et vrai ; (ii) le peuple cherche son bonheur dans l’accumulation de richesses plutôt que dans le Seigneur : Dieu critique ainsi son matérialisme ; (iii) le peuple croit que sa puissance militaire est suffisante pour protéger le pays, que son destin militaire est entre ses mains, plaçant ainsi sa confiance dans ses propres forces plutôt que dans le Seigneur : Dieu critique ainsi son orgueil et sa volonté d’indépendance par rapport à son Créateur et Sauveur ; (iv) le peuple s’est forgé des idoles et s’inclinent devant l’œuvre de ses mains !

Une telle corruption morale amène le prophète à annoncer…

II. La venue du jour du jugement

Le prophète demande à Dieu de ne plus tolérer la corruption morale de son peuple mais de venir le juger. Lorsque l’homme vivait en harmonie avec Dieu, la venue du Seigneur était un sujet de joie, un rafraîchissement pour lui. Mais depuis que l’homme a brisé l’harmonie qui existait dans sa relation avec Dieu, la venue du Seigneur est devenu un sujet de terreur. En proclamant donc la venue du Seigneur, c’est donc un jour de frayeur qu’Esaïe annonce : la présence glorieuse du Seigneur est insoutenable pour l’homme pécheur, c’est pour lui un sujet d’épouvante et non de joie et il cherche à s’en cacher. Alors que l’homme déchu cherche à s’élever à la hauteur de Dieu, le jour de la venue du Seigneur les pendules à l’heure seront remises à l’heure : l’homme et son orgueil seront abaissés, le Seigneur seul sera élevé en ce jour.

Pour nous, cela veut dire qu’il faut changer notre conception du monde : au lieu de vivre en étant centrés sur nous-mêmes, en faisant de l’homme la mesure de toute chose, nous devons considérer l’Histoire et mener notre vie à la lumière de ce jour de la venue du Seigneur. Nous devons cesser de mettre notre confiance en nous-mêmes et nous devons au contraire la placer en Dieu seul. L’apport du Nouveau Testament sur cette question de la présence effrayante de Dieu pour les hommes pécheurs que nous sommes, c’est que la colère que nous avons méritée à cause de notre corruption morale est tombée sur un autre : Jésus-Christ a accepté de subir la colère de Dieu à notre place pour que la présence de Dieu puisse à nouveau devenir pour nous un sujet de joie et non de frayeur. C’est cet événement de la mort, de la résurrection et de l’exaltation de Jésus-Christ qui permet à des hommes et des femmes de toutes les nations de venir adorer le Dieu vivant et vrai sans plus avoir à craindre sa juste colère.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le jour du Seigneur. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
À propos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

D’après-vous, qui suis-je ? (Mc 8.27-31)

Pierre-Sovann | 6 juillet 2009

Voici le résumé de l’intervention que j’ai faite jeudi dernier dans le cadre du camp ADN ( »Annonce De la Nouvelle ») organisé à Paris par les Groupes Bibliques Universitaires.

I. Ce que l’on dit de Jésus.

Pour faire le bilan de son activité publique en Galilée, Jésus demande à ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? ». Les disciples rapportent alors l’opinion majoritaire du peuple : Jésus serait un prophète dans la lignée d’Elie et de Jean-Baptiste.

II. Pourquoi il est important de répondre à la question : « qui est Jésus d’après-vous » ?

Jésus ne se contente pas de demander ce que l’on pense de lui. Il ne demande pas seulement à ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » mais il leur demande aussi : « Et pour vous, qui suis-je ? ».

Jésus ne veut pas seulement que nous soyons au courant des diverses théories qui peuvent circuler sur sa personne, il veut aussi que nous nous positionnions existentiellement face à lui. Il veut que nous formulions sur lui une opinion qui soit informée, qui soit sérieusement fondée, qui prenne réellement en compte les faits qui sont rapportés à son sujet – notamment qu’il s’est attribué des prérogatives divines, que des témoins ont prétendu qu’il avait fait des miracles, que ses disciples sont arrivés à la conclusion qu’il était Dieu, que des centaines de personnes ont affirmés après sa mort qu’il était ressuscité et qu’elles en étaient tellement convaincues qu’elles étaient prêtes à mourir en martyre pour maintenir cette affirmation.

Après avoir examiné les faits, on peut arriver à la conclusion que le Jésus du Nouveau Testament est une légende – mais pour des raisons littéraires et historiques, cette conclusion me semble intenable. Ou alors on peut arriver à la conclusion que Jésus était juste un sage, un gars bien – mais ces déclarations sont parfois bien trop détonantes et provocatrice pour permettre une telle conclusion. Ce qui nous conduit à l’alternative suivante : soit c’était un fou, soit c’était un dangereux manipulateur, soit il était réellement qui il prétendait être… Mais comme sa vie et son enseignement ne semblent pas être celle d’un fou ou d’un dangereux manipulateur, il faut sérieusement considérer la possibilité qu’il est peut-être réellement ce qu’il prétend être.

III. Ce que Jésus dit de lui-même.

Lorsque Pierre déclare qu’il croit que Jésus est le Christ, Jésus ne le contredit pas. Il affirme ainsi implicitement qu’il est bel et bien le Messie tant attendu, le libérateur de son peuple, celui qui a été institué de Dieu le Père et oint du Saint-Esprit pour nous délivrer de nos péchés.

Mais à cause du décalage qui existait entre les attentes du peuple d’un libérateur national qui soustrairait la Judée à l’occupant romain et la conscience de sa propre mission qui était de libérer son peuple de ses péchés, Jésus demande à ce qu’on ne lui attribue pas ouvertement le titre de Messie. Il préfère parler de lui-même comme du « Fils de l’Homme », qui était initialement une expression banale pour parler de l’Homme avec un grand H – et non un titre, ce qui lui permet de redéfinir sa mission : celle d’accomplir le pardon des péchés.

Pour accomplir sa mission, il doit souffrir beaucoup (car en revêtant notre humanité, il a aussi pris sur lui nos souffrances) mais il doit aussi être mis à mort (parce que la mort est la sanction que nous mérite notre péché et que Jésus vient se substituer à nous) et ressusciter trois jours après (parce qu’étant lui-même sans faute, la mort ne peut le retenir, et il manifeste ainsi qu’il a triomphé du péché et qu’il nous a acquise une justice qu’il met à notre compte).

C’est en examinant ce que Jésus dit de lui-même que nous devons répondre à sa question : « Et pour vous, qui suis-je ? ».

Le texte complet de la conférence est disponible au format pdf : D’après-vous, qui suis-je ?

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Les questions qui tuent
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Croître dans la grâce (Jn 15.1-11)

Pierre-Sovann | 1 juillet 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville dimanche dernier sur le texte de Jean 15.1-11 qui nous parle du changement chrétien.

I. Pourquoi nous pouvons changer.

Ce qui permet le changement chrétien, c’est l’union avec le Christ. Il est le cep de qui les sarments reçoivent la sève, il est celui qui nous communique sa vie et sa grâce pour que nous vivions, que nous croissions et que nous portions du fruit. Le langage que Jésus utilise pour caractériser notre relation avec lui est celui d’une union profonde. C’est un lien spirituel qui est semblable au lien qui uni le Fils au Père au sein de la Trinité. De même que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils, de même nous pouvons dire, si nous sommes unis à Christ par son Esprit, que nous sommes en lui et qu’il est en nous. Cette union profonde est ce qui permet le changement chrétien.

Si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de croire qu’on ne peut pas changer. Bien sûr, le changement est hors de notre portée lorsqu’on considère les forces qui nous sont propres. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Mais avec lui, tout est possible. C’est pourquoi nous devons prier, demander à Dieu le changement – et Jésus nous le promet : ce changement nous sera accordé. Et si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de désespérer de ceux qui nous entourent. Ce qui compte, ce n’est pas la capacité que chacun à masquer ses faiblesses et ses défauts ! Ce qui compte, c’est si l’on est uni à Christ par son Esprit ou non. Et c’est pourquoi nous pouvons prier les uns pour les autres en demandant que Dieu nous fasse progresser.

II. Comment nous pouvons changer.

Pour changer, il faut « demeurer en Jésus », c’est-à-dire dépendre de lui. Cela se concrétise de deux manières.

Premièrement, il faut que ses paroles demeurent en nous. Il faut que nous connaissions notre Bible, que nous nous en imprégnions jusqu’à ce qu’elle transforme notre vision du monde et que nous ne regardions plus ce qui nous arrivent avec les lunettes de la culture ambiante mais avec celle de la Bible.

Deuxièmement, il faut que nous demeurions dans son amour. Il faut que nous nous rappelions que Jésus nous a aimés alors même que nous n’étions pas aimables et qu’il a fait ce qu’il fallait pour que nous soyons acceptés dans la présence divine alors même que nous n’étions pas acceptables. Se rappeler de l’amour que Jésus nous a manifesté est un instrument puissant du changement. C’est en contemplant l’amour qui nous a été accordé que nous pouvons laisser de côtés nos frustrations nos blessures et nos craintes.

III. Pourquoi nous devons changer.

Le changement est non seulement possible pour le chrétien, mais il est aussi nécessaire. Celui qui ne porte jamais de fruits ne peut avoir l’assurance qu’il est un chrétien authentique, car le changement est la preuve que nous sommes vraiment chrétiens, la manifestation que nous sommes vraiment les disciples du Christ. Il y a là un terrible avertissement pour ceux qui ne portent pas de fruits, qui ne progressent pas dans la vie chrétienne : peut-être ne sont-ils pas réellement unis à Christ. Ca ne veut pas dire que s’il n’y a pas de fruits visibles dans notre vie, c’est forcément qu’on n’est pas chrétien. Il y a des saisons où l’on porte plus de fruits que d’autres ! Mais si on ne porte jamais de fruits, on doit se poser des questions, parce que si nous sommes unis à Christ, alors nous pouvons changer, et que si nous ne changeons jamais, c’est peut-être qu’on est chrétien qu’en apparence. Et c’est pourquoi nous devons changer en demeurant dans les paroles et dans l’amour du Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Croître dans la grâce

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Comment changer ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel

Pierre-Sovann | 8 juin 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche soir hier sur le texte de Jean 3.22-30 qui nous parle du « passage de témoin » entre Jean-Baptiste et Jésus. Ce texte nous apprend à nous réjouir plutôt qu’à être jaloux.

I. La jalousie des disciples

Lorsque vient pour nous le moment de céder la place, la réaction la plus naturelle que nous pouvons avoir, c’est le ressentiment, l’amertume et la jalousie. C’est dans notre texte l’attitude des disciples de Jean : ils ne veulent pas que le rayonnement du ministère de Jésus éclipse le rayonnement de leur propre maître.

II. La joie de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste, pourtant, ne réagit pas avec jalousie et amertume lorsqu’il se rend compte que Jésus commence à avoir du succès, et que cela se fait au dépend de son propre succès. Au contraire il réagit avec beaucoup de joie. Comment cela est-il possible ? C’est parce qu’il trouve sa valeur non dans ses performances et dans son succès, mais dans l’amour qu’il reçoit de Dieu manifesté en la personne de Jésus-Christ. Voici trois caractéristiques de cette joie :

(i) il s’agit d’une joie qui trouve son fondement dans le principe-clé : « un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel ». Il n’y a rien que nous avons que nous n’ayons reçu. Nos dons, nos capacités ne sont pas le produit de nos efforts seulement mais sont finalement quelque chose qui relève du donné. Nous n’avons donc pas de quoi nous en vanter car il n’y a rien que nous avons que nous n’ayons reçu. Pour cette raison, il est inutile d’être jaloux de qui que ce soit. Notre valeur ne dépend pas de l’importance qu’on nous reconnait, du nombre de personnes que l’on dirige, de l’admiration que l’on suscite ou de l’argent qu’on a sur son compte bancaire. Notre valeur dépend uniquement de ce que Dieu nous aime. Pour cette raison nous pouvons relativiser le besoin de prouver aux autres que nous sommes quelqu’un car « un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel ». Et si c’est le cas, nous sommes libérés de la course de la performance et pouvons éprouver au lieu de la jalousie, de l’amertume et du ressentiment une joie intense et durable.

(ii) il s’agit d’une joie qui se manifeste pour une attitude de service. Lorsqu’on sait que notre valeur ne dépend pas de notre succès et de notre popularité, on devient libre du regard des autres. La conséquence, c’est qu’on peut se réjouir simplement de la mission qui nous est confié par Dieu, et l’accomplir dans la joie que l’on remarque ou non notre service. Jean-Baptiste savait que son rôle n’était pas d’être le Messie, mais seulement celui qui préparait sa venue. Il savait que ce n’était que temporairement qu’il devait occuper le devant de la scène. Sa joie ne dépendait pas de sa popularité mais du simple fait de servir son maître. Et pour cette raison, il peut nous dire que sa joie était parfaite.

(iii) il s’agit d’une joie qui a pour conséquence le désir de laisser toute la place à Jésus. Lorsqu’on aime vraiment quelqu’un, on veut que cette personne soit aussi appréciée par les autres. La joie d’aimer quelqu’un conduit à lui faire le plus de place possible dans notre vie et dans celle des autres. C’est ce genre de joie que Jean-Baptiste éprouvait. Pour lui, Jésus comptait tellement qu’il voulait que tout le monde le connaisse. Pour cette raison, ce n’est pas du tout une mauvaise nouvelle que la célébrité de Jésus commence à éclipse la sienne : c’est exactement ce qu’il souhaitait depuis le début !

Conclusion : Jean-Baptiste est un exemple formidable à suivre. Le problème, c’est que nous ne sommes souvent pas comme lui. Nous ressemblons plus souvent à ses disciples qu’à lui : nous éprouvons plus facilement de la jalousie et du ressentiment que de la joie. Alors, comment devenir comme lui ? C’est en considérant ce que Jésus a fait pour nous. Il s’est donné lui-même pour nous. Plus nous contemplons cette vérité simple – mais merveilleuse – plus nous sommes remplis d’une joie immense. Et c’est lorsque cette joie nous rempli que nous sommes libérés du besoin de prouver qu’on est quelqu’un.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Comment changer ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Il n’y a pas de plus grand amour… (Jn 15.13)

Pierre-Sovann | 27 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Faculté Libre de Théologie Evangélique (à Vaux-sur-Seine) le jeudi 14 mai sur le texte de Jean 15.13 : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis ».

I. Ce que nous devons faire : aimer du plus grand amour qui soit en donnant notre vie pour nos amis.

De la même manière que Jésus nous a aimés, nous devons nous aimer les uns les autres. Or comme Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons donner nos vies les uns pour les autres. Il ne s’agit pas là d’une invitation à littéralement mourir les uns pour les autres mais bien d’une invitation à mettre à mort notre égoïsme pour apprendre à servir les autres avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

Mais envers qui devons-nous agir ainsi ? Pas seulement envers ceux que nous trouvons aimables, car Jésus nous a aimés en donnant sa vie pour nous même si nous n’étions pas aimables. L’amour que Jésus a manifesté n’était pas une amitié avec des gens qu’il trouvait aimable mais avec des personnes plein de défauts qu’il a choisi d’aimer quand même. De même, nous devons choisir d’aimer notre prochain, quel qu’il soit, en donnant notre vie pour lui, en le servant avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

II. Pourquoi nous ne le faisons pas : parce que nous sommes incapables d’aimer du plus grand amour qui soit, de donner notre vie.

Jésus le dit juste avant dans son discours : sans lui, nous ne pouvons rien faire. Livrés à nous-mêmes et à notre corruption, nous sommes incapables de donner notre vie pour ceux que nous ne trouvons pas aimables. Au lieu de vivre en rendant gloire à Dieu, conformément au dessein initial qu’il avait pour l’homme lorsqu’il le créa, nous préférons vivre pour nous-mêmes et maîtriser nos vies, nous protéger, nous diriger nous-mêmes comme bon nous semble. En fait, même lorsque nous aidons les gens de notre propre fond, ce n’est pas réellement par amour pour nos prochains – pour les servir – mais par orgueil car nous voulons montrer que nous sommes des gens biens – pour nous servir !

Alors comment faire ? Comment donner sa vie pour ceux qui ne nous sont pas aimables ? Comment trouver les ressources nécessaires pour les aimer ? C’est en regardant…

III. Comment Jésus l’a fait à notre place : il a donné sa vie pour nous et a fait de nous ses amis.

Parce que nous sommes incapables de vivre comme Dieu nous le demande, tout ce que nous méritons c’est la colère de Dieu. Nous n’avons pas atteint l’objectif qu’il nous avait fixé. Tout ce qu’il devrait faire, c’est nous rejeter – et ce serait mérité !

Jésus n’avait donc aucune raison de nous aimer. Mais il a choisi de le faire. Il ne nous a pas aimés parce que nous étions aimables, mais parce qu’il est aimant. Il ne nous a pas aimés parce que nous le méritions, mais parce qu’il l’a mérité à notre place.

C’est en contemplant l’amour de Dieu pour nous que nous pouvons commencer à notre tour à aimer les autres comme il nous a aimés. C’est en regardant à ce que Jésus a fait pour nous que nous pourrons commencer à nous défaire de notre égocentrisme, de notre égoïsme et de notre orgueil. C’est seulement ainsi que nous pourrons aimer ce qui ne nous sont pas aimables, les personnes dont on n’a pas l’impression qu’elles méritent notre temps, notre énergie, notre estime, nos dons. Ce n’est pas par culpabilité ni par orgueil que nous les aiderons, mais c’est en réponse à ce que Jésus a fait pour nous à notre place. Il a donné sa vie pour nous et nous a appelés ses amis.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Il n’y a pas de plus grand amour.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Comment changer ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes

Catégories

  • À propos
  • c'est quoi ?
  • Comment changer ?
  • L'Evangile, c'est quoi ?
  • Les questions qui tuent
  • Un pasteur, ça fait quoi ?

Liens

  • Animateur biblique
  • Archives des réflexions chaunypsiennes
  • Eglise des Ternes
  • Faculté Libre de Théologie Réformée, Aix-en-Provence
  • First Reformed Presbyterian Church of Cambridge
  • La Rencontre du Dimanche Soir
  • Question Suivante
  • Redeemer Presbyterian Church of New York City
  • RTS

Archives

  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox