Réprimandes, avertissement & paroles de réconfort (Hb 5.11-6.20)
Pierre-Sovann | 1 mars 2010Retour sur la toile ! Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 30 octobre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 5.11-6.20, l’auteur de la lettre adresse successivement à ses destinataires trois sortes de paroles :
I. Une réprimande
L’auteur leur fait le reproche qu’ils sont devenus lent à comprendre et que, pour cette raison, ce qu’il a à leur dire est trop compliqué pour eux. Alors qu’ils sont chrétiens depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse espérer d’eux qu’ils transmettent à d’autres ce qu’ils ont compris, ils en sont toujours à l’enfance de la foi sans être capables de tirer pour eux-mêmes les conséquences pratiques de leur foi en Jésus. Il est donc impératif qu’ils grandissent, qu’ils voient que toute la Bible parle de Jésus et qu’ils en tirent les conséquences pour leur vie de tous les jours, c’est-à-dire en menant une vie juste informée par une compréhension correcte de la personne et de l’œuvre du Christ.
II. Un avertissement
Si on ne voit pas que la Bible tout entière raconte l’Histoire d’un Dieu qui nous sauve par Jésus-Christ, alors on risque de commettre l’apostasie, c’est-à-dire d’abandonner sa profession de foi chrétienne, car ce qui fait la singularité du christianisme, c’est l’énorme accent mis sur la personne et sur l’œuvre du Christ. Ce que dit l’auteur de la lettre ici, c’est qu’on peut très bien se dire chrétien depuis des années, fréquenter une église chrétienne, avoir fait l’expérience de diverses bénédictions de la part de Dieu, sans pour autant être un chrétien authentique. Il faut donc s’examiner pour savoir si l’on ne fait pas partie de cette « mauvaise terre » qui a reçu des « pluies » de bénédictions mais qui pourtant ne produisent qu » ‘épines et chardons », et si c’est le cas, alors ce n’est pas d’une meilleure compréhension de la personne et de l’oeuvre du Christ dont on a besoin, mais d’un début de compréhension ! Mais l’auteur de la lettre a la conviction que ce n’est pas là l’état de la plupart de ces destinataires, et c’est pourquoi il leur adresse enfin :
III. Des paroles de réconfort
Des paroles de réconfort doivent accompagner les réprimandes et les avertissements qui sont donnés à ceux qui sont tentés d’abandonner la foi mais qui ont par le passé ont donné des signes d’une appartenance véritable à Dieu : de belles oeuvres et de l’amour (pour Dieu et pour leurs prochains). Leur réconfort, leur assurance provient de deux sources.
La première est subjective : il s’agit de s’examiner soi-même et de voir si nous avons porté du fruit par le passé (c’est-à-dire si nous avons progressé, devenant au fil du temps un peu plus semblables à Jésus). Si c’est le cas, nous pouvons être sûrs que, puisque Dieu est fidèle, la bonne oeuvre qu’il a commencé en nous, il la conduira à son terme.
La deuxième est objective : c’est que, comme dans le cas d’Abraham, Dieu a ajouté son serment à sa promesse pour que notre espérance devienne assurance. En l’occurrence, Dieu promet que ceux qui croient en Jésus deviennent ses enfants, et il ajoute à cette promesse le serment que cette promesse est vraie (le Saint-Baptême et la Sainte-Cène fonctionnent ainsi, c’est-à-dire comme signes et sceaux de la promesse que Dieu fait de ceux qui croient en Jésus ses enfants).
Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Réprimandes, avertissement et paroles de réconfort.





