Un apprenti-pasteur à Paris

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De l’irréligion à l’Evangile (Luc 15.11-24)

Pierre-Sovann | 24 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication d’hier. Dans le texte de Luc 15.11-24 Jésus décrit le cheminement qui conduit de l’irréligion à l’Évangile, de la vie sans Dieu à l’expérience véritable de l’amour et de la présence de Dieu dans notre vie.

I. Une vie sans Jésus

Jésus ne définit pas le péché comme la seule violation des commandements de Dieu. Pour Jésus, la meilleure illustration du péché, c’est un fils qui demande à son père la part de l’héritage qui lui revient. Le péché, c’est donc avant tout une attitude qui consiste à vouloir jouir des choses que Dieu nous donne mais sans Dieu, à profiter de ses bienfaits, mais sans s’encombrer de sa présence, à vivre comme s’il n’existait pas, comme s’il était mort. L’ironie, c’est que lorsqu’on se sépare de Dieu parce qu’on espère être plus libre, on devient en fait esclave des choses dans lesquelles on cherche notre bonheur alors même que ces choses ne peuvent jamais nous satisfaire complètement. Mais notre salut viendra peut-être précisément des insatisfactions que nous pouvons ressentir et qui nous conduisent parfois à…

II. Un changement d’attitude

Dans les trois paraboles du chapitre, Jésus donne un enseignement sur la repentance. La repentance, ça ressemble à un fils qui est plein d’insatisfactions et qui réfléchit, qui change d’attitude, qui revient à son bon sens, qui reconnaît qu’il n’aurait jamais dû se séparer de lui. Ce changement d’attitude est absolument nécessaire pour être accueilli par Dieu. Cependant, notre repentance n’est pas en elle-même méritoire. Dieu n’est pas obligé de nous pardonner simplement parce que nous le lui demandons. Il n’est pas obligé de nous sauver seulement parce qu’on a envie de revenir vers lui. Ce qu’il nous faut en plus, c’est…

III. Un amour qui accepte et purifie

Dans sa grâce, Dieu accepte notre repentance : et il le fait de bonnes grâces ! Et non seulement il accepte notre changement d’attitude, mais en plus il la purifie. Car même notre repentance est impure : comme le fils prodigue résolu à revenir chez son père, nous voulons essayer de regagner notre place par nos efforts, nous voulons à nouveau lui obéir pour qu’il nous accepte. Mais Dieu ne nous aime pas parce que nous le méritons : il nous aime parce qu’il nous a lui-même mérité son amour. Il nous aime non parce que nous sommes aimables : il nous aime parce qu’il est aimant. Le plus jeune fils a été accepté par son père sans avoir eu rien à payer. Est-ce que ça veut dire qu’avec Jésus, le salut ne coûte rien ? Pas du tout ! Car la dernière chose qu’il faut voir dans cette histoire que raconte Jésus, c’est qu’il y a…

IV. Un grand frère qui paie la note

Une fois que le jeune fils était parti avec sa part de l’héritage, à qui appartenait tout ce qui restait ? Tout appartenait désormais à son grand frère. Et donc, ce que le plus jeune fils reçoit de son père lorsqu’il revient, c’est seulement au dépend de son grand frère qu’il le reçoit. C’est son grand frère qui paie sa note ! Dans la parabole, le plus jeune fils avait un mauvais grand frère, un grand frère grincheux, un grand frère qui ne l’aime pas. Mais nous, nous avons un grand frère qui a parfaitement obéi à son père, qui par son obéissance a tout mérité et qui nous aime… Par son obéissance, Jésus a mérité d’hériter du monde entier, et pourtant, ce qu’il s’est acquis, il décide de nous le donner. Jésus est le véritable fils aîné, celui qui accomplit la volonté de son Père, c’est le véritable grand frère qui paie la note pour ses petits frères. Voici en quelque sorte ce que Jésus dit à tous les fils prodigues : « Viens! Reviens à la maison parce que je ne serai pas fâché. Reviens à la maison, parce que je ne serai pas un grand frère grincheux. Si tu reviens, je te donnerai ce qui est à moi, ce qui m’appartient, je me réjouirai avec toi, je participerai à la fête et il y aura de la musique et des danses pour toi, parce que si tu reviens mon père dira : Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ».

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : De l’irréligion à l’Évangile. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Un pasteur, ça prépare et anime des 1 à 1

Pierre-Sovann | 19 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a la préparation et l’animation de ce qu’on peut appeler des 1 à 1.

Comme le suggère l’expression, le 1 à 1 est une rencontre en tête-à-tête… sauf que le but de cette rencontre n’est pas le même que celui d’un tête-à-tête ordinaire ! L’idée est en effet la suivante : deux personnes se rencontrent pour passer du temps ensemble, discuter, lire la Bible et prier. Ce n’est évidemment pas quelque chose qui est uniquement réservé aux pasteurs : chaque chrétien peut passer du temps avec d’autres personnes pour discuter, lire la Bible et prier. La différence, c’est que le pasteur a plus la possibilité de mettre à part une grande partie de son temps pour accomplir cette tâche.

Actuellement, je rencontre 4 personnes en 1 à 1 de manière régulière : 2 que je rencontre une fois par semaine, et 2 que je rencontre une fois tous les 15 jours. Le 1 à 1 dure entre 1h et 2h et se déroule en général de la manière suivante :

  1. Discussion durant laquelle on s’échange des nouvelles, ce qu’on a vécu depuis la dernière fois qu’on s’est rencontré (environ 10 et 30 minutes).
  2. Étude biblique d’un passage (entre 40 et 80 minutes) qui suit normalement le passage étudié lors de la dernière rencontre, et qui demande pour l’animateur de l’étude biblique un peu de préparation.
  3. Échange de sujets de prière et prières l’un pour l’autre (entre 5 et 15 minutes).
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L’irréligion, la religion et l’Evangile (Luc 15.1-12)

Pierre-Sovann | 17 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication d’hier. Dans le texte de Luc 15.1-12 Jésus oppose trois façons de vivre : l’irréligion, la religion et l’Évangile. L’irréligion, c’est le fait de rejeter Dieu, de vouloir vivre sans lui. La religion, c’est le fait d’essayer de faire des choses pour Dieu afin qu’il nous soit favorable. Mais l’Évangile diffère de la religion comme de l’irréligion en ce qu’il propose une nouvelle compréhension du péché, de notre valeur et du salut.

I. Une nouvelle compréhension du péché.

La compréhension traditionnelle du péché, c’est que l’on pèche lorsqu’on ne respecte pas la liste des choses interdites. Les gens religieux pensent qu’on est quelqu’un de moral si on respecte les règles et qu’on est quelqu’un d’immoral si on les transgresse. Et pour les gens irréligieux le péché, c’est la liste des règles que respectent les gens religieux qui ne savent pas profiter de la vie.

Mais pour Jésus, le péché, ce n’est pas seulement violer les règles données par Dieu : le péché consiste d’abord à s’éloigner de Dieu, à vouloir vivre hors de sa présence comme une brebis qui veut chercher sa nourriture hors de la surveillance de son berger. Cette définition du péché n’englobe pas seulement les gens irréligieux qui violent constamment les règles établies par Dieu, car d’après la Bible tous les humains sont pécheurs : personne ne cherche Dieu. Les irréligieux fuient Dieu en rejetant ses lois, mais les religieux fuient Dieu en essayant de mériter ses faveurs, car dans ce cas, on obéit à Dieu, non pour lui-même, mais pour les bénéfices qu’on espère retirer de notre obéissance. Si on se rend compte qu’on est tous coupables de fuir Dieu, qu’on soit religieux ou irréligieux, alors ça révolutionne notre compréhension du péché : religieux ou non, nous sommes plus mauvais, plus pécheurs que ce que nous n’aurions jamais pu imaginer !

II. Une nouvelle compréhension de notre valeur.

Pour les gens irréligieux, ce qui régit le monde, c’est le hasard. Si c’est le cas alors rien n’a de sens et l’être humain n’a pas de valeur. Et pour les gens religieux, on a de la valeur si et seulement on est quelqu’un de bien.

Mais pour Jésus, nous avons de la valeur simplement parce qu’il l’a décidé de nous chérir. Il ne nous aime pas parce que nous lui sommes utiles, mais simplement parce qu’il l’a choisi. Avec Jésus, on comprend qu’on n’a pas besoin de faire semblant d’avoir de la valeur et on comprend aussi qu’on n’a pas besoin de prouver qu’on est quelqu’un de bien : le seul fait que Dieu ait choisi de venir jusqu’à nous pour nous sauver doit nous suffire. Jésus révolutionne ici notre compréhension de notre valeur : nous sommes plus aimés, plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer !

III. Une nouvelle compréhension du salut.

L’Évangile nous annonce que nous sommes plus méchants, plus pécheurs que nous n’aurions jamais pu imaginer, mais en même temps nous sommes plus aimés, plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer. Le salut ne se mérite pas comme le pensent les gens religieux. Ce n’est pas non plus quelque chose d’automatique, comme le pensent les gens irréligieux qui croient que, si jamais Dieu existe, il sauvera tout le monde.

Mais le salut, c’est quelque chose que Jésus fait à ma place. C’est lui qui part à ma recherche, c’est lui qui me donne tout ce qui est nécessaire à mon salut. Je ne peux être sauvé que parce que Jésus tient dans sa main mon salut du début à la fin, parce qu’il m’a choisi avant la fondation du monde, parce qu’au moment voulu il m’a accordé la repentance et la foi, parce qu’il me gardera toujours en sécurité et qu’il me prendra avec lui dans la gloire ; et je ne peux être sauvé que parce qu’il est venu pour faire ce que je ne pouvais pas faire, venant vivre la vie que je devrais vivre et souffrir la mort que je devrais souffrir. Ainsi, Jésus n’est pas venu pour que nous nous sauvions nous-mêmes grâce à son aide : Il est venu nous sauver complètement, de sorte que lorsque nous décidons de revenir à Dieu au lieu de le fuir, c’est à Dieu seul que revient toute la gloire dans notre conversion. C’est pour ça que Jésus accueillait des pécheurs et qu’il mangeait avec eux : pour signifier que notre salut fait la joie de Dieu parce que c’est ainsi que son amour, sa miséricorde et sa gloire se manifestent.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : L’irréligion, la religion et l’Évangile. Cette prédication a également été enregistré et est mise à disposition sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Ni Dieu ni maître ! Si on aime la liberté, pourquoi se donner à Dieu ?

Pierre-Sovann | 11 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication du 2 novembre sur le thème « Ni Dieu, ni maître ! Si on aime la liberté, pourquoi se donner à Dieu ? » que j’ai traité à partir d’un discours de Jésus dans l’Evangile selon Jean, au chapitre 8, versets 31 à 36 :

Derrière l’objection, « Ni Dieu ni maître ! Si on aime la liberté pourquoi se donner à Dieu ? », il y a la question du lien entre vérité et liberté. De deux choses l’une : soit Dieu existe, soit il n’existe pas. Mais lorsqu’on fait cette objection au christianisme, on dit en fait : « peu importe la vérité objective, ce qui compte c’est que je me crée ma propre ‘vérité’ subjective, et ainsi je serais vraiment libre ». Comment répondre à cela ?

I. D’après la Bible, la vérité objective est plus importante que ce qu’on croit.

Jésus explique que c’est la vérité qui nous rendra libres. Pour être libre, il faut vivre selon la vérité. Il ne suffit pas d’être sincère. Imaginons un capitaine qui dirige son navire sans aucune vérité objective : il s’est créé pour lui-même un système de cartes marines qui lui sert de « vérité » subjective. Le problème, c’est que sur ces cartes, il n’y a pas marqué les endroits véritablement dangereux à éviter. La conséquence, c’est que ce capitaine qui suit sa « vérité » subjective est à chaque instant en train de mettre en danger son navire, son équipage et sa cargaison. Et un jour il fera naufrage. La vérité objective est plus importante qu’on ne le croit, parce que seule la vérité peut nous rendre libre. Or, la Bible prétend détenir la vérité objective qui nous rendra libres. Ne devrions-nous pas nous considérer avec sérieux cette prétention et étudier la Bible selon ses propres termes ?

II. D’après la Bible, la liberté est plus compliquée que ce qu’on croit.

Du point de vue biblique, la liberté n’est pas l’absence de restriction, mais la présence des bonnes restrictions selon la vérité de notre nature. Les poissons sont libres lorsqu’ils évoluent dans un environnement qui est conforme à leur nature : lorsqu’ils sont dans l’herbe, ils ne sont pas libres, mais s’étouffent ; tandis que lorsqu’ils sont dans l’eau, ils sont libres comme un poisson dans l’eau ! Ainsi, la liberté n’est pas l’absence absolue de toute restriction, mais la présence des bonnes restrictions selon la vérité de notre nature. Selon la Bible, l’homme a été fait à l’image de Dieu, et la conséquence, c’est qu’il est vraiment libre lorsqu’il se comporte à l’image de Dieu. Le problème, c’est que l’homme s’est révolté contre Dieu, et la conséquence c’est qu’il est désormais incapable de vivre selon cette image. C’est pourquoi Jésus explique que « tout homme qui commet le péché est esclave du péché ». Le péché, c’est le fait de vivre en rébellion contre Dieu. Et nous sommes tous ainsi : en rébellion contre notre créateur, alors que la vraie liberté, c’est de vivre selon l’image de Dieu. Comment peut-on alors devenir libre ?

III. D’après la Bible, Jésus est plus libérateur que ce qu’on croit.

Les dieux des autres religions sont des dieux abstraits. Ils sont en fait un ensemble de règles pour aller au ciel qui exploitent l’homme, qui l’oppressent et le déshumanisent. Mais il n’en est pas ainsi de Jésus-Christ. Seul le christianisme déclare que Dieu est devenu un homme qui s’est sacrifié, qui a été oppressé et crucifié. Il a perdu sa liberté afin que nous soyons libres. Il est mort pour nous délivrer de notre rébellion contre Dieu. La conséquence, c’est que l’image de Dieu est restaurée en ceux qui se savent au bénéfice de son sacrifice. C’est pourquoi, ils peuvent dire : « L’amour de Christ nous contraint ». Croire en le Dieu de la Bible est la seule chose qui nous rend libres ; non pas une liberté sans aucune restriction, mais une liberté qui dit : « L’amour de Christ nous contraint ».

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Ni Dieu, ni maître ! Pourquoi se donner à Dieu si on aime la liberté ? Cette prédication a également été enregistré et est mise à disposition sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Un pasteur, ça prêche

Pierre-Sovann | 10 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a bien sûr la prédication. Il s’agit là du rôle le plus évident, dans la mesure où c’est celui dans lequel le pasteur est le plus sur le devant de la scène. Il faut noter que chez les protestants, il n’y a pas que les pasteurs qui prêchent, mais que différentes personnes de l’assemblée peuvent se partager cette tâche.

Alors, la prédication (ou le sermon, ou l’homélie), en quoi ça consiste ?

La prédication est l’art qui consiste a présenter de la manière la plus convaincante possible un enseignement de la Bible. Je suis convaincu que la meilleure manière de prêcher respecte les principes suivants :

  • Elle se donne pour but d’expliquer un passage précis de la Bible (par opposition à une multitude de textes situés à différents endroits de la Bible).
  • Elle se fonde sur un travail minutieux d’observation du texte (pour ne pas lui faire dire ce qu’on veut mais comprendre ce qu’il dit vraiment) dans son contexte qui conduit à une interprétation correcte (qui dégage le message principal du texte) du passage et qui permet d’expliciter les applications concrètes et actuelles de ce que l’on a trouvé dans le texte pour la vie des individus et de la communauté.
  • Son objectif est de mettre en valeur l’idée principale du passage et de la présenter d’une manière qui aide l’auditeur à la retenir et à se l’approprier. Elle doit donc être pédagogique dans sa structure et accessible dans son langage.
  • Elle s’inscrit dans une « série » cohérente de prédications. La plupart du temps, on prêchera sur le passage qui suit immédiatement celui sur lequel on a prêché la semaine dernière.

En tant qu’apprenti-pasteur dans ma paroisse, je suis amené à prêcher régulièrement : lorsque mon pasteur est absent (vacances, invitation dans une autre église) et lorsque je conduis ma propre « série » de prédications. Ainsi, le dimanche 2 novembre, je prêcherai parce que mon pasteur sera en vacances, alors que les 3 derniers dimanches de novembre (le 16, le 23 et le 30) je prêcherai une série de prédications sur le chapitre 15 de l’Evangile selon Saint-Luc.

Mais si vous voulez en savoir plus, venez voir par vous-mêmes à quoi ressemble une présidence de culte ! Nous nous ferons une joie de vous accueillir tous les dimanches à partir de 10h45 en la chapelle des Ternes (8 bis rue des Ternes, 75008 Paris), et si jamais vous arriviez un peu en avance (vers 10h15) nous vous accueillerions même avec du café et des croissants !

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Un pasteur, ça consulte et organise

Pierre-Sovann | 9 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il faut citer sa fonction d’organisateur d’un certain nombre de moments importants de la vie de l’Église. Ca nécessite le plus souvent de consulter les différentes personnes de la paroisse.

Par exemple, il faut choisir le jour de la semaine qui permettra au plus large éventail possible de personnes de venir à la réunion d’église qui a lieu une semaine sur deux et durant laquelle nous prions et lisons la Bible ensemble. C’est dans ce cadre que j’ai préparé une très courte étude en ligne. Chacun a rempli un sondage (qui se trouve ici) et cela nous a permis de dégager une tendance en faveur du mardi soir.

Pour prendre un autre exemple, nous cherchons actuellement à organiser notre paroisse en ce qui concerne l’ensemble des tâches à accomplir : il faut ainsi constituer des équipes et définir les rôles de chacun. Pour cela, il faut d’abord réfléchir à tout ce qu’il y a à faire, produire un cahier des charges, demander aux personnes ce qu’elles aimeraient faire, constituer les équipes et réfléchir à la manière par laquelle on peut motiver chacun.

Un dernier exemple : j’ai fait partie d’un « club des prédicateurs » ces deux dernières années dans lequel des personnes de mon âge se retrouvaient pour s’entraîner ensemble à l’art de la prédication. Comme le cursus de deux ans que nous suivions s’est terminé mais que ça me disait bien que les différentes personnes du groupe continuent à se voir, à s’encourager et à s’entraîner les uns les autres à la prédication, j’ai dû contacté tout le monde pour reformer le groupe et pour qu’on trouve une date qui nous convienne : on reprendra le 30 novembre !

Bref, puisqu’il faut régler et organiser des événements réguliers et des tâches pratiques, il faut aussi consulter et motiver.

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Un pasteur, ça participe à des groupes de maisons

Pierre-Sovann | 8 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a la participation à un mystérieux groupe de maisons. De quoi s’agit-il ?

Le groupe de maisons est comme son nom l’indique un rassemblement de maisonnées, de familles. L’idée est la suivante : nous n’existons pas seulement en tant que chrétiens de manière individuelle, mais nous formons aussi une communauté, même si nous sommes des personnes avec des centres d’intérêts, des métiers des caractères parfois très différents. Mais le seul fait d’avoir mis notre foi en Jésus-Christ nous unit, et nous souhaitons exprimer cette unité, cette communion en nous réunissant avec d’autres personnes (d’autres maisons) de notre église.

Mon groupe de maisons essaie de se réunir enverront une fois toutes les deux semaines chez l’un ou chez l’autre membre du groupe. Qu’est-ce qu’on fait pendant cette réunion ? Si on schématise,  voici comment on pourrait résumer ce qu’il s’y passe :

  1. On passe tout simplement du temps ensemble, à discuter, à prendre de nos nouvelles, à échanger les uns avec les autres, à prendre ensemble du bon temps.
  2. On discute ensemble autour d’un texte de la Bible. Une étude biblique a normalement été préparée par l’un des membres du groupe et elle sert de support à notre discussion. Le but est de voir ce que le texte biblique nous apprend et d’en tirer les conséquences pour notre vie individuelle et communautaire.
  3. On échange des sujets de prière et on prie les uns pour les autres.

Bref, c’est un très bon moment que l’on passe entre personnes qui ont décidé de partager un peu de temps ensemble ! Mais si vous voulez vraiment voir de quoi il s’agit, le mieux c’est de venir voir par vous-mêmes ! Prévenez-moi, et je pourrais certainement vous donner plus d’informations sur notre prochain groupe de maisons…

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Un pasteur, ça prépare et anime des études bibliques

Pierre-Sovann | 7 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , j’ai choisi de vous parler aujourd’hui de la préparation et de l’animation d’une étude biblique.

Une étude biblique, c’est quoi ? De façon assez évidente, il s’agit d’une étude d’un texte biblique ! Dans un sens plus technique, l’étude biblique est une sorte de questionnaire que le responsable de l’étude biblique prépare et qui sert à soutenir une discussion centrée sur le texte. Cette discussion peut avoir lieu simplement entre deux personnes (en tête-à-tête ou en « 1 à 1″) ou en petit groupe.

La méthode que j’aime utiliser pour préparer mes études bibliques s’appelle la méthode OIA. Ca peut paraître un peu hermétique, mais il s’agit tout simplement d’un sigle composé des initiales suivantes :

  • O pour Observation : la première étape pour comprendre ce que veut dire un texte, c’est d’abord de bien comprendre ce que dit le texte ! Si on lit trop vite le texte et qu’on l’interprète sans avoir fait attention à un certain nombre de choses, on risque de faire dire au texte ce qu’il ne veut pas dire parce qu’on n’a pas fait attention à ce qu’il dit effectivement. Donc il faut bien observer ce que dit le texte, relever quels sont les personnages qui parlent, dans quel contexte, ce qui fait progresser l’intrigue ou l’argumentation, etc.
  • I pour Interprétation : une fois qu’on a minutieusement observé le texte, on peut essayer de comprendre la portée du texte, ce qu’il cherchait à enseigner dans son premier contexte, quel message était destiné aux premiers auditeurs, etc..
  • A pour Application : il s’agit là de faire un pont entre le message tel qu’il était adressé aux premiers auditeurs et ce qu’il veut dire pour nous aujourd’hui. Parfois, les applications qu’il faudra tirer seront très différentes de celles que les premiers auditeurs ont pu en tirer, et parfois elles seront très similaires (en fonction de ce que le message principal du passage était très lié au contexte des destinataires ou assez universel). 

L’étude biblique doit être donc préparé non seulement en fonction du texte étudié (évidemment !) mais aussi en fonction des personnes avec qui on fera l’étude biblique (les applications ne seront pas toujours les mêmes, les questions pourront donc être assez différentes).

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Jésus : une légende, un menteur, un fou ou le Fils de Dieu ?

Pierre-Sovann | 6 novembre 2008

Voici le résumé de l’intervention que j’ai faite sur le thème Jésus : une légende, un menteur, un fou ou le Fils de Dieu après avoir lu l’épisode de la guérison de l’homme aveugle de naissance que l’on trouve en Jean 9.

I. C’est important de se poser la question « Qui est Jésus ?« .

Beaucoup de réponses ont été proposées pour répondre à cette question. Par exemple :

  • « C’était un simple homme »
  • « C’était un prophète »
  • « C’était le Messie, le Roi envoyé par Dieu ».
  • « C’était un imposteur »
  • « C’était le Fils de Dieu ».

Mais avant d’essayer de répondre à cette question, on peut être tenté de se demander pourquoi ça vaut la peine d’étudier sérieusement cette question. Il est important de se poser la question : « Qui est Jésus ? » parce que c’est le seul être humain à avoir eu une influence considérable sur le monde tout en prétendant être Dieu.

II. Qu’est-ce que la Bible dit de Jésus ?

On peut tirer de la Bible 5 faits majeurs concernant Jésus :

  1. Un homme a prétendu être Dieu, le Messie, le Fils de Dieu descendu du ciel, celui qui amenait le royaume de Dieu sur la terre.
  2. Les personnes qui l’ont vu annoncer ce genre de choses l’ont aussi vu faire ce qui ressemble à des miracles : multiplication des pains, marche sur les eaux, résurrection de morts, guérison de malades, etc.
  3. Jésus a convaincu ceux qui vivaient avec lui qu’il était Dieu malgré le fait que leurs croyances de Juifs du premier siècle auraient dû les empêcher de croire cela et surtout qu’ils avaient vécu avec lui. Cela implique qu’ils n’ont vu en lui ni cruauté, ni égoïsme, ni duplicité, ni hypocrisie apparente.
  4. Après sa mort, des centaines de personnes ont dit l’avoir vu ressuscité.
  5. Ces personnes ont été tellement transformées par leur rencontre avec lui qu’elles sont parties dans le monde pour annoncer qui il était, et avec une telle conviction que plusieurs d’entre elles sont mortes en martyres à cause de ce qu’elles proclamaient.

III. Comment interpréter ces faits ?

Il y a 5 options principales pour expliquer ces données :

1. Ces faits sont légendaires : il s’agit d’une histoire inventée par les personnes que ça arrangeait.

Le problème avec cette thèse est triple :

  • La Bible n’a pas été écrite comme une légende, mais comme de l’histoire. Cela signifie soit que les auteurs du Nouveau Testament ont inventé le genre de la nouvelle avec 18 siècles d’avance sur leur temps, soit qu’ils étaient des manipulateurs qui avaient conscience d’écrire n’importe quoi et dont le but était de tromper les lecteurs, soit qu’ils ont écrit l’histoire telle qu’ils l’ont vécue.
  • Les écrits du Nouveau Testament ont été écrits bien trop tôt en faisant appel à bien trop de témoignages oculaires pour que personne ne remettent en cause, dès cette époque, la véracité de ces textes.
  • Si ces faits sont légendaires, alors plusieurs des gens qui les ont inventés seraient morts pour ce qu’ils savaient être une arnaque !

2.Jésus était juste un bon gars, un sage tout au plus.

Le problème, c’est que pour un sage il tient des propos très excessifs. A titre d’exemple, on peut noter les déclarations
suivantes :

  • « C’est moi qui suis le chemin, la vérité, et la vie. On ne vient au Père que par moi ! »
  • « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple ».
  • « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ».

3. Jésus était un grand manipulateur.

4. Jésus était un grand malade mental.

Le problème avec ces deux thèses, c’est que la vie de Jésus n’indique pas du tout qu’il était un fou dangereux ou un menteur acharné à la recherche de pouvoir. Ce qui frappe dans les descriptions que nous avons de Jésus, c’est plutôt un grand équilibre par la combinaison de qualités que l’on trouve rarement chez un même homme.

5. Jésus est ce qu’il disait qu’il était : Dieu.

Conclusion : Pour se faire sa propre opinion sur Jésus, la meilleure méthode c’est d’étudier sérieusement la Bible. Pour y parvenir plus facilement, on pourra lire la Bible en petit groupe, dans l’idéal avec des chrétiens et avec des non-chrétiens pour confronter les différents points de vue.

Le document suivant permet d’étudier plus à fond la question : Qui est ce Jésus ? (PDF).

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Un pasteur, ça fait de l’apologétique…

Pierre-Sovann | 5 novembre 2008

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il fallait bien commencer à utiliser des termes barbares ! Tous les corps de métiers ont leur propre jargon. C’est le cas des avocats, des médecins, des pharmaciens, des banquiers, des consolideurs, etc., pour prendre des cas que je connais un peu. Et c’est aussi le cas des pasteurs.

Alors, l’apologétique, c’est quoi ? L’apologétique, c’est la défense de sa foi. L’apologétique a deux dimensions principales : on peut parler d’apologétique à la fois pour qualifier la manière dont on vit en tant que chrétien et pour qualifier une défense raisonnée de la foi. Évidemment, les pasteurs, les apprenti-pasteurs, comme tous les chrétiens devraient tous vivre d’une manière qui honore le Christ, leur Seigneur, en faisant consciemment de lui le centre de leur vie. Mais ce n’est pas ce dont je veux parler ici. Je veux ici parler d’une défense raisonnée et systématique de la foi chrétienne.

Personnellement, j’ai déjà été impliqué dans plusieurs projets dans lesquels j’ai publiquement produit une défense raisonnée de ma foi : il peut s’agir soit d’interventions, soit de la rédaction d’articles dans lesquels on essaie de répondre du mieux qu’on peut à diverses objections, soit même de la collaboration à un livre (plus d’infos plus tard !).

Par exemple, avant même d’être apprenti-pasteur, j’ai écrit pour le site www.questionsuivante.fr plusieurs articles pour répondre à diverses objections :

  • Comment croire à Dieu de nos jours ?
  • Comment peut-on prétendre que Jésus est le seul chemin vers Dieu ?
  • Pourquoi tant de religions dans le monde ?
  • La science n’a-t-elle pas enterré le christianisme ?
  • Croire en Dieu m’enlèvera ma liberté !
  • La religion est source d’intolérance et de conflit !
  • Quel sens donner à la vie ?
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