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De l’irréligion à l’Evangile (Luc 15.11-24)

Pierre-Sovann | 24 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication d’hier. Dans le texte de Luc 15.11-24 Jésus décrit le cheminement qui conduit de l’irréligion à l’Évangile, de la vie sans Dieu à l’expérience véritable de l’amour et de la présence de Dieu dans notre vie.

I. Une vie sans Jésus

Jésus ne définit pas le péché comme la seule violation des commandements de Dieu. Pour Jésus, la meilleure illustration du péché, c’est un fils qui demande à son père la part de l’héritage qui lui revient. Le péché, c’est donc avant tout une attitude qui consiste à vouloir jouir des choses que Dieu nous donne mais sans Dieu, à profiter de ses bienfaits, mais sans s’encombrer de sa présence, à vivre comme s’il n’existait pas, comme s’il était mort. L’ironie, c’est que lorsqu’on se sépare de Dieu parce qu’on espère être plus libre, on devient en fait esclave des choses dans lesquelles on cherche notre bonheur alors même que ces choses ne peuvent jamais nous satisfaire complètement. Mais notre salut viendra peut-être précisément des insatisfactions que nous pouvons ressentir et qui nous conduisent parfois à…

II. Un changement d’attitude

Dans les trois paraboles du chapitre, Jésus donne un enseignement sur la repentance. La repentance, ça ressemble à un fils qui est plein d’insatisfactions et qui réfléchit, qui change d’attitude, qui revient à son bon sens, qui reconnaît qu’il n’aurait jamais dû se séparer de lui. Ce changement d’attitude est absolument nécessaire pour être accueilli par Dieu. Cependant, notre repentance n’est pas en elle-même méritoire. Dieu n’est pas obligé de nous pardonner simplement parce que nous le lui demandons. Il n’est pas obligé de nous sauver seulement parce qu’on a envie de revenir vers lui. Ce qu’il nous faut en plus, c’est…

III. Un amour qui accepte et purifie

Dans sa grâce, Dieu accepte notre repentance : et il le fait de bonnes grâces ! Et non seulement il accepte notre changement d’attitude, mais en plus il la purifie. Car même notre repentance est impure : comme le fils prodigue résolu à revenir chez son père, nous voulons essayer de regagner notre place par nos efforts, nous voulons à nouveau lui obéir pour qu’il nous accepte. Mais Dieu ne nous aime pas parce que nous le méritons : il nous aime parce qu’il nous a lui-même mérité son amour. Il nous aime non parce que nous sommes aimables : il nous aime parce qu’il est aimant. Le plus jeune fils a été accepté par son père sans avoir eu rien à payer. Est-ce que ça veut dire qu’avec Jésus, le salut ne coûte rien ? Pas du tout ! Car la dernière chose qu’il faut voir dans cette histoire que raconte Jésus, c’est qu’il y a…

IV. Un grand frère qui paie la note

Une fois que le jeune fils était parti avec sa part de l’héritage, à qui appartenait tout ce qui restait ? Tout appartenait désormais à son grand frère. Et donc, ce que le plus jeune fils reçoit de son père lorsqu’il revient, c’est seulement au dépend de son grand frère qu’il le reçoit. C’est son grand frère qui paie sa note ! Dans la parabole, le plus jeune fils avait un mauvais grand frère, un grand frère grincheux, un grand frère qui ne l’aime pas. Mais nous, nous avons un grand frère qui a parfaitement obéi à son père, qui par son obéissance a tout mérité et qui nous aime… Par son obéissance, Jésus a mérité d’hériter du monde entier, et pourtant, ce qu’il s’est acquis, il décide de nous le donner. Jésus est le véritable fils aîné, celui qui accomplit la volonté de son Père, c’est le véritable grand frère qui paie la note pour ses petits frères. Voici en quelque sorte ce que Jésus dit à tous les fils prodigues : « Viens! Reviens à la maison parce que je ne serai pas fâché. Reviens à la maison, parce que je ne serai pas un grand frère grincheux. Si tu reviens, je te donnerai ce qui est à moi, ce qui m’appartient, je me réjouirai avec toi, je participerai à la fête et il y aura de la musique et des danses pour toi, parce que si tu reviens mon père dira : Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ».

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : De l’irréligion à l’Évangile. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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