Un apprenti-pasteur à Paris

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Un pasteur, ça fait sa lettre de nouvelles

Pierre-Sovann | 29 janvier 2009

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a presque de manière incontournable la lettre de nouvelles dans lequel il écrit une lettre où il donne de ses nouvelles.

Peu de gens, qu’ils soient protestants ou non, savent ce en quoi consiste le travail quotidien d’un pasteur et à quoi ressemble son agenda. La lettre de nouvelles a, entre autres, comme rôle de remédier à cette ignorance. Je dis « entre autres » parce que bien sûr la lettre de nouvelles peut aussi servir de plate-forme pour décrire ce qui nous motive ou pour fournir des sujets de prière à ceux qui prient pour nous.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de faire une lettre de nouvelles assez polyvalente pour que chaque lecteur, qu’il soit chrétien ou non, qu’il fasse partie de ma famille, de mes amis ou de mon église, puisse en retirer ce qu il veut : des informations sur ce que j’ai fait et sur ce que je vais faire dans les prochaines semaines, les motivations qui guident mon engagement ou encore des sujets de prière.

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Un pasteur, ça peut faire l’école du dimanche

Pierre-Sovann | 28 janvier 2009

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a l’école du dimanche. Le principe est simple : c’est celui d’un enseignement pour les enfants adapté à leur âge et qui a lieu en même temps que « l’enseignement des grands » qui correspond à la prédication.

L’enseignement des enfants est un art à part entière, et en ce qui me concerne, je suis bien content de le faire avec mon épouse ! Dans la semaine qui précède la leçon, il nous faut prendre connaissance du texte que nous enseignerons aux enfants et réfléchir à la manière dont on va raconter l’histoire (lecture dans une Bible ou paraphrase) et aux supports visuels qui l’accompagneront (notamment des figurines pour mieux s’imaginer les personnages) ainsi que les activité, les jeux et les chants qu’on va  leur proposer autour du texte en question.

Le jour-même, tout est question de feeling parce qu’on a beau avoir préparer, une incertitude assez forte demeure : il faut être capable de gérer les enfants et savoir faire la discipline quand c’est nécessaire ! Et pour cela, on est pas trop de deux (même si dans notre église il n’y a pour l’instant pas plus de 5 enfants chaque semaine…) !

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Paul, l’Evangile et les chrétiens de Rome (Rom 1.1-15)

Pierre-Sovann | 19 janvier 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 16 janvier à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte de Romains 1.1-15 l’Apôtre Paul explique quel est son message et sa préoccupation pour les chrétiens de Rome à qui il écrit.

I. Paul et l’Evangile

1. La mission de Paul : Paul se présente non en énumérant ses accomplissements passés mais en énonçant la relation qui le lie au Christ, car c’est en lui qu’est son identité. Du coup, il se retrouve avec une mission : celle d’annoncer la bonne nouvelle de ce que Dieu a fait pour nous dans l’histoire par Jésus-Christ. Bien sûr, sa mission était particulière, car il était un des Apôtres du Christ. Mais il y a là une application pour chaque chrétien : tous ceux qui ont rencontré le Christ ressuscité peuvent et doivent parler de celui qui les sauve.

2. Le message de Paul : contrairement à ce qu’on trouve dans toutes les autres religions, le Christianisme n’a pas en son centre une sagesse, des instructions à respecter pour être sauvé ; mais elle a un Evangile, c’est-à-dire l’annonce joyeuse de quelque chose qui a eu lieu dans l’histoire et qui concerne celui qui est humainement le Fils de David et divinement le Fils de Dieu : Jésus. Cela signifie que nous ne devons pas lire la Bible comme un manuel d’instructions pour réussir sa vie, parce que si on fait ça on se concentrera sur ce qu’on doit faire pour Dieu et on passera à côté de l’Evangile qui est l’histoire de ce que Dieu a fait pour nous. Que nous raconte cette histoire ? Que Dieu est venu en la personne de Jésus pour vivre la vie que nous devrions tous vivre et pour subir la mort que nous devrions tous subir. Lui qui était éternellement Dieu, il s’est dépouillé de sa gloire en revêtant notre nature humaine et en s’unissant humblement à notre condition. Il a vécu une vie parfaite, obéissant en toutes choses à Dieu, mais il a néanmoins terminé sa vie sur une Croix, souffrant ainsi la mort d’un criminel. Mort et enseveli, il est ressuscité des morts le troisième jour, montrant par là même sa victoire sur le péché et la mort, victoire par laquelle nous pouvons mettre notre confiance en lui d’une manière qui nous transforme entièrement.

3. La motivation de Paul : Paul se met au service de ce message parce qu’il sait que lorsque Dieu nous accepte grâce à l’œuvre et à la personne du Christ, ça fait de nous des hommes et des femmes en mission. Cette mission consiste à annoncer cette nouvelle qui nous a nous-mêmes transformé aux gens qui nous entourent de telle sorte qu’elle les transforme à leur tour. C’est de cette manière que l’on fera le plus de bien à nos prochains. Mais au final, la motivation principale de Paul est d’agir pour le nom de Christ, de chercher non sa propre gloire en se faisant un nom, mais la seule gloire de Dieu.

II. Paul et les chrétiens de Rome

1. La prière de Paul : Paul remercie Dieu pour la foi et pour le témoignage des chrétiens de Rome, ce qui signifie que même la foi et le retentissement qu’elle peut avoir autour de nous sont des dons de Dieu. Il prie de manière continuelle, c’est-à-dire avec une grande discipline. Il prie enfin en demandant que la volonté de Dieu s’accomplisse soumettant ainsi son ministère à la volonté spécifique et cachée de Dieu.

2. Le plan de Paul : Paul veut venir à Rome pour communiquer des bienfaits spirituels aux chrétiens de Rome, ou encore mieux pour que chacun soit encouragé par la foi de l’autre. Il espère que son œuvre et sa prédication produira quelques bons fruits et, surtout, il veut venir parce que c’est sa mission d’annoncer l’Evangile à tous les hommes, y compris aux chrétiens, ce qui nous montre combien l’Evangile est profond et large, car c’est par l’Evangile que les non-chrétiens viennent à Christ, et c’est par l’Evangile que les chrétiens viennent à l’obéissance de la foi, qu’ils commencent à ressembler à Jésus.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Paul, l’Evangile et les chrétiens de Rome.

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Devenir saints comme Dieu (1 P 1.10-25)

Pierre-Sovann | 9 janvier 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le 28 décembre. Dans le texte d’1 Pierre 1.10-25 l’Apôtre nous rappelle l’appel que reçoivent les chrétiens et montrent comment ils peuvent assumer une telle vocation.

I. L’appel qui nous est adressé

Dans ce passage, l’Apôtre Pierre exhorte ses destinataires à être saints. Que signifie être saint ? C’est conformer nos pensées aux pensées de Dieu, notre caractère à son caractère et nos actes à ses actes. Les domaines dans lesquels Dieu exige que nous soyons saints sont (i) notre intelligence, (ii) nos émotions, nos sentiments et nos paroles, (iii) nos actes. Bref, nous devons être saints partout et tout le temps. Quant à l’intensité de la sainteté que nous devons atteindre, l’objectif est également clair : nous sommes appelés à être saints comme Dieu est saint. Enfin, en ce qui concerne l’attitude générale avec laquelle nous devons répondre à notre appel, il s’agit de chercher à devenir saints en se revêtant d’une crainte respectueuse du Seigneur par laquelle la seule pensée de lui causer du déplaisir nous attriste.

II. Le moyen par lequel nous pouvons répondre à cet appel

Le problème, c’est que nous ne pouvons pas de nous-mêmes être saints de cette manière. Pour pouvoir aimer Dieu de tout notre être et notre prochain comme nous-mêmes, il faut que se produise un tel changement en nous que l’Apôtre Pierre appelle cette expérience une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu. Et quel moyen l’Esprit de Dieu utilise-t-il pour nous renouveler ainsi ? La parole vivante et permanente de Dieu. C’est cette parole qui peut nous transformer. Pourquoi ? Parce qu’il y a une puissance de vie dans cette parole. L’image que l’Apôtre utilise ici est celle d’une graine. La spécificité d’une graine par rapport à un caillou, c’est que la graine porte la vie en elle-même, alors qu’il n’y a pas de vie dans le caillou. De même la Parole de Dieu peut nous transformer radicalement alors que la sagesse des hommes n’a jamais ce pouvoir et ne produit en fait qu’une manière de vivre dépourvue de sens. Et puisque seule la Parole de Dieu peut nous transformer, alors nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour nous trouver aux endroits où la Parole de Dieu est annoncée et expliquée fidèlement, car c’est ce moyen que Dieu promet d’utiliser pour nous transformer.

Cependant, il faut bien comprendre que tous ceux qui sont exposés à la Parole ne seront pas nécessairement transformés. Pourquoi ? Parce que dans certaines personnes sa Parole reste à la surface, alors que dans d’autres elle pénètre profondément. Il nous reste à savoir ce qu’il nous faut pour que la Parole de Dieu pénètre profondément en nous.

III. La manière d’employer ce moyen mis à notre disposition

Pour que la Parole de Dieu pénètre en nous, il faut comprendre la spécificité de l’Evangile. Contrairement à ce qu’on trouve dans toutes les autres religions, le Christianisme n’a pas en son centre une sagesse, des instructions à respecter pour être sauvé ; mais elle a un Evangile, c’est-à-dire l’annonce joyeuse de quelque chose qui a eu lieu dans l’histoire. Et si on voit la différence qu’il y a entre l’approche de la Bible et celle des autres religions, c’est que la Parole de Dieu a commencé à pénétrer en nous.

Cela signifie que nous ne devons pas lire la Bible comme un manuel d’instructions pour réussir sa vie, parce que si on fait ça on se concentrera sur ce qu’on doit faire pour Dieu et on passera à côté de l’Evangile qui est l’histoire de ce que Dieu a fait pour nous. Que nous raconte cette histoire ? Que Dieu est venu en la personne de Jésus pour vivre la vie que nous devrions tous vivre et pour subir la mort que nous devrions tous subir.

Mais d’après l’Apôtre Pierre, toute la Bible nous parle de Jésus. Par exemple, il faut savoir derrière le sacrifice des agneaux sans défaut et sans tâches des lois de purifications, le véritable agneau sans défaut et sans tâche qui nous rachète de notre vaine manière de vivre… Si on voit cela, si on apprend à chercher Jésus dans toute la Bible, alors elle cessera d’être pour nous un manuel d’instruction et deviendra un Evangile, la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait pour nous par Jésus-Christ.

Si c’est ainsi que nous lisons la Bible, nous serons comme les anges qui plongent sans cesse leurs regards dans l’Evangile. Et s’il en est ainsi pour nous, alors nous serons transformés, car la moyen par lequel Dieu nous transforme par son Esprit pour nous rendre saints, c’est en nous faisant contempler la gloire de son Fils.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Devenir saints comme Dieu. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Le Seigneur de la fête (Jn 2.1-11)

Pierre-Sovann | 6 janvier 2009

Voici un résumé d’une prédication que j’ai donné le 7 décembre 2008 à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville et le 21 décembre 2008 à l’Eglise Evangélique Baptiste de Paris-Centre. Dans le texte de Jean 2.1-11 Jésus est invité avec ses disciples à un mariage. C’est l’épisode des Noces de Cana, une ville de Galilée. C’est à cette occasion que Jésus a opéré son tout premier miracle et qu’il s’est révélé être le véritable époux et le véritable maître du banquet, parce que c’est lui, le Seigneur de la fête…

I. Le véritable époux

Alors que Jésus a été invité à un mariage avec ses disciples, Marie, sa mère, vient à lui en faisant le constat qu’il n’y a plus de vin. La réponse de Jésus semble au premier abord choquante : « Que me veux-tu femme ? Mon heure n’est pas encore venue« . Pourquoi Jésus répond-il de manière aussi glaciale ? Et quel rapport entre ce que lui dit sa mère et le fait que son « heure n’est pas encore venue » ?

Ce qu’il faut probablement comprendre, c’était que Jésus a été un peu surpris par ce que sa mère est venu lui dire pour la raison… qu’il était en train de penser à autre chose ! Il était en train de penser à son propre mariage, celui que toute la Bible annonce entre Dieu et son peuple. En effet, dans la Bible, l’image du mariage est l’une des images les plus fréquentes pour parler de la relation entre Dieu et son peuple. Et justement, Jésus est venu dans le monde pour devenir le véritable époux. Et cette pensée le trouble terriblement. Pourquoi ? Parce qu’il sait très bien ce qu’il va devoir souffrir pour s’acquérir le cœur de son épouse et pour avoir du bon vin à son mariage : il va devoir mourir. C’est pour ça qu’il répond à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue », car dans l’évangile selon Jean, « l’heure de Jésus », c’est une expression pour parler de sa mort.

Et l’indice qui montre que c’est bien à ça que Jésus pensait, c’est qu’il va accomplir son miracle en transformant une eau bien particulière : il prend de l’eau qui servait à la purification des péchés. En transformant l’eau de la purification en vin, Jésus préfigure son propre sang, sa propre mort qui, seule, peut véritablement purifier l’homme de ses péchés.

II. Le véritable organisateur du banquet.

Le maître du banquet avait été bien négligent ce jour là : il n’avait pas prévu assez de vin. La fête allait devoir s’arrêter. Mais Jésus, en transformant l’eau en vin, se révèle être le véritable maître du banquet, le Seigneur de la fête. Ce faisant, Jésus indique la raison pour laquelle il est venu parmi nous, car par ce miracle Jésus montre qu’il est celui qui accomplit tout ce que les prophètes disaient à propos du grand festin qui aura lieu lorsque le Seigneur fera advenir une nouvelle création. Le programme de Jésus est donc de nous apporter la joie parce qu’il est le maître du banquet, le Seigneur de la fête. Alors que faire maintenant ? Comment réagir à ce que nous montre le Seigneur de la fête ?

4 applications

1. Jésus est venu pour préparer une fête comme on en a jamais vue. Si on rejette le Christianisme parce qu’on préfère s’amuser et profiter de la vie, on rejette le Christianisme pour une très mauvaise raison, parce que Jésus est précisément venu pour nous rendre heureux et joyeux.

2. L’accueil que Jésus nous réserve est total et complet : il nous accueille comme un époux accueille son épouse.

3. Ce que Jésus nous propose, ce sont des sensations puissantes. La raison pour laquelle la Bible utilise constamment un langage sensoriel pour parler de l’expérience chrétienne, c’est précisément parce qu’être chrétien, c’est beaucoup plus qu’une adhésion intellectuelle à un dogme : c’est une relation réelle que l’on vit avec Dieu. Si on n’a pas cela, il faut se remettre en cause et se demander si on est vraiment chrétien.

4. Pour recevoir ce que Jésus nous offre – une vie joyeuse, un accueil complet et des sensations puissantes – il nous faut encore 2 choses : (i) reconnaître que nous sommes aussi vide que les jarres à vin, que dans notre vie le vin vient toujours à manquer tant que nous ne mettrons pas notre confiance en Jésus ; (ii) accepter ce que Jésus met à notre compte : dans l’histoire des noces de Cana, mis à part les serviteurs, personne ne sait que c’est Jésus qui a procuré le vin. Résultat : tout le monde croit que c’est le marié qui a sorti ce vin de nulle part. Autrement dit, Jésus met au compte du marié imprévoyant – et qui n’a rien fait dans cette histoire – ce que lui-même a fait. Il en va de même pour le salut : nous devons accepter que ce que Jésus fait dans sa vie, dans sa mort et dans sa résurrection, il l’a fait à notre place, totalement, sans que nous contribuions en rien à notre salut, de sorte que désormais il est libre de nous accueillir complètement et de nous satisfaire totalement. Il a vécu la vie que nous devrions tous vivre, il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir, et pour cette raison nous pouvons faire la fête.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le Seigneur de la fête.

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