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Il n’y a pas de plus grand amour… (Jn 15.13)

Pierre-Sovann | 27 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Faculté Libre de Théologie Evangélique (à Vaux-sur-Seine) le jeudi 14 mai sur le texte de Jean 15.13 : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis ».

I. Ce que nous devons faire : aimer du plus grand amour qui soit en donnant notre vie pour nos amis.

De la même manière que Jésus nous a aimés, nous devons nous aimer les uns les autres. Or comme Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons donner nos vies les uns pour les autres. Il ne s’agit pas là d’une invitation à littéralement mourir les uns pour les autres mais bien d’une invitation à mettre à mort notre égoïsme pour apprendre à servir les autres avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

Mais envers qui devons-nous agir ainsi ? Pas seulement envers ceux que nous trouvons aimables, car Jésus nous a aimés en donnant sa vie pour nous même si nous n’étions pas aimables. L’amour que Jésus a manifesté n’était pas une amitié avec des gens qu’il trouvait aimable mais avec des personnes plein de défauts qu’il a choisi d’aimer quand même. De même, nous devons choisir d’aimer notre prochain, quel qu’il soit, en donnant notre vie pour lui, en le servant avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

II. Pourquoi nous ne le faisons pas : parce que nous sommes incapables d’aimer du plus grand amour qui soit, de donner notre vie.

Jésus le dit juste avant dans son discours : sans lui, nous ne pouvons rien faire. Livrés à nous-mêmes et à notre corruption, nous sommes incapables de donner notre vie pour ceux que nous ne trouvons pas aimables. Au lieu de vivre en rendant gloire à Dieu, conformément au dessein initial qu’il avait pour l’homme lorsqu’il le créa, nous préférons vivre pour nous-mêmes et maîtriser nos vies, nous protéger, nous diriger nous-mêmes comme bon nous semble. En fait, même lorsque nous aidons les gens de notre propre fond, ce n’est pas réellement par amour pour nos prochains – pour les servir – mais par orgueil car nous voulons montrer que nous sommes des gens biens – pour nous servir !

Alors comment faire ? Comment donner sa vie pour ceux qui ne nous sont pas aimables ? Comment trouver les ressources nécessaires pour les aimer ? C’est en regardant…

III. Comment Jésus l’a fait à notre place : il a donné sa vie pour nous et a fait de nous ses amis.

Parce que nous sommes incapables de vivre comme Dieu nous le demande, tout ce que nous méritons c’est la colère de Dieu. Nous n’avons pas atteint l’objectif qu’il nous avait fixé. Tout ce qu’il devrait faire, c’est nous rejeter – et ce serait mérité !

Jésus n’avait donc aucune raison de nous aimer. Mais il a choisi de le faire. Il ne nous a pas aimés parce que nous étions aimables, mais parce qu’il est aimant. Il ne nous a pas aimés parce que nous le méritions, mais parce qu’il l’a mérité à notre place.

C’est en contemplant l’amour de Dieu pour nous que nous pouvons commencer à notre tour à aimer les autres comme il nous a aimés. C’est en regardant à ce que Jésus a fait pour nous que nous pourrons commencer à nous défaire de notre égocentrisme, de notre égoïsme et de notre orgueil. C’est seulement ainsi que nous pourrons aimer ce qui ne nous sont pas aimables, les personnes dont on n’a pas l’impression qu’elles méritent notre temps, notre énergie, notre estime, nos dons. Ce n’est pas par culpabilité ni par orgueil que nous les aiderons, mais c’est en réponse à ce que Jésus a fait pour nous à notre place. Il a donné sa vie pour nous et nous a appelés ses amis.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Il n’y a pas de plus grand amour.

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Ce sera de votre part un culte raisonnable (Rom 12.1-2)

Pierre-Sovann | 11 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes hier sur le texte de Romains 12.1-2 qui nous parle du « culte raisonnable » que nous devons rendre à Dieu.

I. Le culte, pourquoi ?

La raison pour laquelle nous devons rendre un culte à Dieu, c’est parce que c’est logique ! En effet, si l’on considère ce que Dieu a fait pour nous, la conclusion à laquelle cela nous conduit, c’est qu’il est bien normal de lui rendre un culte. A la lumière de la bonté que Dieu nous manifeste, lui rendre un culte paraît tout à fait raisonnable : alors que nous sommes pécheurs, que nous avons transgressé la Loi de Dieu et que pour cette raison tout ce que nous méritons c’est sa colère, Dieu est venu dans le monde en la personne de Jésus-Christ pour vivre la vie de fidélité à Dieu que nous devrions tous vivre et pour souffrir la mort que nous devrions tous souffrir en tant que transgresseurs de la Loi. Ainsi, ceux qui mettent leur foi en lui sont déclarés justes et peuvent être assurés qu’il n’y a plus condamnation pour eux. La vie chrétienne se vit à la lumière des compassions de Dieu. Nous ne voulons pas obéir à Dieu pour qu’il nous sauve, mais parce qu’il nous a déjà sauvés.

II. Le culte, c’est quoi ?

La réponse logique à ce que Dieu a fait pour nous, c’est d’offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Nous n’offrons pas ce sacrifice dans le but d’obtenir notre salut, mais parce que nous avons été sauvés. Offrir son corps en sacrifice vivant, c’est une manière de dire qu’on se donne tout entier à Dieu, qu’on se consacre à lui. Parce que Dieu s’est donné lui-même pour nous en Jésus-Christ, la seule réaction vraiment raisonnable à l’amour de Dieu ainsi manifesté c’est de nous donner à lui entièrement en retour. Cela signifie que le culte que nous offrons à Dieu ne peut pas se limiter à 1 ou 2 heures le dimanche matin : c’est toute notre vie qui doit devenir un culte pour Dieu. C’est la manière dont nous nous comportons à la maison, au travail, à l’école qui manifeste que nous nous appartenons pas nous-mêmes mais au Seigneur.

III. Le culte, comment ?

Ce que Dieu a fait pour nous est la cause du culte que nous rendons à Dieu et qui implique de se donner soi-même à Dieu, à se consacrer à lui. Cela signifie que le culte raisonnable que nous offrons à Dieu consiste principalement en un changement de vision du monde, de perspective. Plutôt que de continuer à vivre pour nous-mêmes avec nos intérêts en vue, nous commençons à vivre à la lumière de ce que Dieu a fait pour nous, et cela nous fait changer notre manière de voir les choses. En effet, en lisant la Bible, nous y découvrons la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait pour nous dans l’Histoire et ça change notre façon d’être. Si nous voyons que Christ est venu pour nous servir, alors ça nous libère du désir de nous servir nous-mêmes et nous pouvons commencer à servir les autres. Si nous voyons combien Christ nous a aimés, alors ça nous donnera la force d’aimer et de faire du bien même à nos pires ennemis. Si nous voyons que Christ a subi l’injustice pour nous afin que nous soyons déclarés justes devant Dieu, alors ça nous aidera à supporter les injustices que nous subissons. Si nous voyons que Christ n’a pas recherchés ce qui lui plaisait mais nos intérêts, alors ça nous donnera les moyens de rechercher non nos intérêts mais ceux des autres. C’est en regardant dans l’Evangile (i.e. la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait dans l’Histoire par Jésus-Christ) que nous trouverons la force et la motivation pour consacrer notre vie toute entière à Dieu.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Ce sera de votre part un culte raisonnable. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Comment cela peut-il se faire ? (Jn 3.9-16)

Pierre-Sovann | 4 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir le dimanche 19 avril 2009. Le texte de Jean 3.9-16 sur lequel je prêchais commence en plein milieu d’une discussion entre Jésus et un chef des Juifs nommé Nicodème. Jésus vient de lui parler de la nécessité d’une nouvelle naissance. Cela étonne grandement Nicodème qui demande : « comment cela peut-il se faire ? ». Jésus réagit :

I. Nicodème devrait savoir

La première réaction de Jésus à la question de Nicodème c’est de s’étonner de son ignorance. Nicodème devrait savoir parce que l’enseignement de Jésus n’est pas nouveau mais qu’il se trouvait déjà dans certains passages de l’Ancien Testament où Dieu promettait de purifier le cœur des hommes comme avec de l’eau – en le purifiant tellement qu’on peut même parler d’un nouveau cœur – et que cette transformation radicale s’opérerait en plaçant en nous un esprit nouveau : l’Esprit même de Dieu. Et cela, c’est exactement l’enseignement de Jésus. Nicodème aurait dû savoir.

II. Nicodème devrait recevoir

Nicodème devrait recevoir le témoignage de ce que Jésus a vu. Jésus s’exprime ici de manière collective : « nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage« . Le « nous » avec lequel il s’exprime, c’est le groupe formé par le Saint-Esprit qu’il enverra plus tard et par Jésus lui-même qui est le Fils de Dieu qui est descendu du ciel. Nicodème devrait recevoir le témoignage de Jésus. Et nous aussi nous devrions recevoir le témoignage de Jésus tel que nous le trouvons dans la Bible, et nous devrions recevoir le témoignage de l’Esprit qui nous certifie que ce que nous trouvons dans la Bible est vrai. Mais ce que dit notre passage, ainsi que le reste de l’Ecriture, c’est que ne nous recevons ni le témoignage de Jésus ni celui de l’Esprit à moins de connaître une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu.

III. Nicodème devrait croire

Dans la fin du passage, l’accent tombe sur le fait que « ceux qui croient ont la vie éternelle« . C’est pourquoi Nicodème devrait croire, afin d’avoir la vie éternelle, c’est-à-dire pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est par le moyen de la foi qu’on entre dans le royaume de Dieu. Mais la foi, c’est quoi ?

Jésus nous en donne un indice lorsqu’il fait allusion dans notre passage à un autre texte de l’Ancien Testament, à un épisode de la vie du peuple d’Israël au temps de Moïse alors qu’ils traversaient le désert. A cette époque, le peuple s’impatienta en route et parla contre Dieu. Alors l’Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent. Le peuple, reconnaissant qu’il avait péché contre Dieu, vint trouver Moïse, pour lui demander de prier en sa faveur. Moïse pria pour le peuple, et l’Eternel lui dit de faire un serpent en bronze et de le placer sur une perche. Et voici la promesse qu’il fit : « Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve« .

Pourquoi Jésus fait allusion à cet épisode ? C’est parce qu’il y a là une illustration de la manière d’être sauvé. Comme les Israélites, nous avons péché, nous nous sommes rebellés contre Dieu, nous murmurons contre lui. Et comme les Israélites, nous recevons de Dieu le châtiment pour le péché qui est la condamnation à mort. Comme les Israélites nous avons mordu par un serpent venimeux qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver nous-mêmes. Et comme les Israélites, cela nous conduit à la ruine – une ruine éternelle puisque notre rébellion nous ferme la porte au royaume des cieux. Mais Jésus explique que « tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l’homme soit élevé« .

Le Fils de l’homme, c’est le titre énigmatique que se donne Jésus. Il dit donc ici qu’il est venu dans notre monde pour être élevé sur une perche (sur une croix) pour porter la condamnation de notre rébellion. Jésus ne s’est jamais rebellé contre Dieu, il a vécu la vie que nous devrions tous vivre. Mais sur sa croix – sa perche – il a souffert à notre place, la mort que nous devrions tous souffrir.

Voici donc ce que c’est que croire : c’est regarder à Jésus. Croire en Jésus, c’est regarder à lui comme le véritable serpent de bronze, celui qui subit notre condamnation à notre place. C’est admettre que nous avons péché ; que nous sommes rebelles ; que nous sommes condamnés et que nous ne pouvons nous guérir nous-mêmes ; que le salut est en-dehors de nous ; que nous avons besoin d’un représentant et d’un substitut qui prennent notre condamnation à notre place. Et c’est de cette manière seulement que nous pourrons voir le royaume des cieux.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Comment cela peut-il se faire. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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