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Le jour du Seigneur (Es 2.6-22)

Pierre-Sovann | 13 juillet 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Rencontre du Dimanche Soir le dimanche 5 juillet et à l’Eglise des Ternes le dimanche 12 juillet sur le texte de Esaïe 2.6-22 dans lequel le prophète dénonce la corruption morale du peuple et annonce la venue d’un jour de jugement.

I. La corruption morale des jours présents

Alors que le prophète Esaïe vient de décrire un avenir radieux où même les nations païennes viendront adorer le Dieu vivant et vrai et se soumettre à sa Loi, la situation dans le pays de Juda telle qu’il pouvait l’observer contraste fortement avec les perspectives de l’avenir lointain qu’il a tout juste mentionné : au lieu d’attirer les nations païennes par son témoignage à l’adoration du Dieu vivant et vrai, c’est le pays de Juda qui est lui-même rempli de l’influence païenne. Cela se voit à divers niveaux et permet à Dieu de porter plusieurs charges contre son peuple : (i) le peuple a accepté les pratiques superstitieuses des nations qui l’environnent et a ainsi proposé un syncrétisme qui fait horreur au Dieu vivant et vrai ; (ii) le peuple cherche son bonheur dans l’accumulation de richesses plutôt que dans le Seigneur : Dieu critique ainsi son matérialisme ; (iii) le peuple croit que sa puissance militaire est suffisante pour protéger le pays, que son destin militaire est entre ses mains, plaçant ainsi sa confiance dans ses propres forces plutôt que dans le Seigneur : Dieu critique ainsi son orgueil et sa volonté d’indépendance par rapport à son Créateur et Sauveur ; (iv) le peuple s’est forgé des idoles et s’inclinent devant l’œuvre de ses mains !

Une telle corruption morale amène le prophète à annoncer…

II. La venue du jour du jugement

Le prophète demande à Dieu de ne plus tolérer la corruption morale de son peuple mais de venir le juger. Lorsque l’homme vivait en harmonie avec Dieu, la venue du Seigneur était un sujet de joie, un rafraîchissement pour lui. Mais depuis que l’homme a brisé l’harmonie qui existait dans sa relation avec Dieu, la venue du Seigneur est devenu un sujet de terreur. En proclamant donc la venue du Seigneur, c’est donc un jour de frayeur qu’Esaïe annonce : la présence glorieuse du Seigneur est insoutenable pour l’homme pécheur, c’est pour lui un sujet d’épouvante et non de joie et il cherche à s’en cacher. Alors que l’homme déchu cherche à s’élever à la hauteur de Dieu, le jour de la venue du Seigneur les pendules à l’heure seront remises à l’heure : l’homme et son orgueil seront abaissés, le Seigneur seul sera élevé en ce jour.

Pour nous, cela veut dire qu’il faut changer notre conception du monde : au lieu de vivre en étant centrés sur nous-mêmes, en faisant de l’homme la mesure de toute chose, nous devons considérer l’Histoire et mener notre vie à la lumière de ce jour de la venue du Seigneur. Nous devons cesser de mettre notre confiance en nous-mêmes et nous devons au contraire la placer en Dieu seul. L’apport du Nouveau Testament sur cette question de la présence effrayante de Dieu pour les hommes pécheurs que nous sommes, c’est que la colère que nous avons méritée à cause de notre corruption morale est tombée sur un autre : Jésus-Christ a accepté de subir la colère de Dieu à notre place pour que la présence de Dieu puisse à nouveau devenir pour nous un sujet de joie et non de frayeur. C’est cet événement de la mort, de la résurrection et de l’exaltation de Jésus-Christ qui permet à des hommes et des femmes de toutes les nations de venir adorer le Dieu vivant et vrai sans plus avoir à craindre sa juste colère.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le jour du Seigneur. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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D’après-vous, qui suis-je ? (Mc 8.27-31)

Pierre-Sovann | 6 juillet 2009

Voici le résumé de l’intervention que j’ai faite jeudi dernier dans le cadre du camp ADN ( »Annonce De la Nouvelle ») organisé à Paris par les Groupes Bibliques Universitaires.

I. Ce que l’on dit de Jésus.

Pour faire le bilan de son activité publique en Galilée, Jésus demande à ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? ». Les disciples rapportent alors l’opinion majoritaire du peuple : Jésus serait un prophète dans la lignée d’Elie et de Jean-Baptiste.

II. Pourquoi il est important de répondre à la question : « qui est Jésus d’après-vous » ?

Jésus ne se contente pas de demander ce que l’on pense de lui. Il ne demande pas seulement à ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » mais il leur demande aussi : « Et pour vous, qui suis-je ? ».

Jésus ne veut pas seulement que nous soyons au courant des diverses théories qui peuvent circuler sur sa personne, il veut aussi que nous nous positionnions existentiellement face à lui. Il veut que nous formulions sur lui une opinion qui soit informée, qui soit sérieusement fondée, qui prenne réellement en compte les faits qui sont rapportés à son sujet – notamment qu’il s’est attribué des prérogatives divines, que des témoins ont prétendu qu’il avait fait des miracles, que ses disciples sont arrivés à la conclusion qu’il était Dieu, que des centaines de personnes ont affirmés après sa mort qu’il était ressuscité et qu’elles en étaient tellement convaincues qu’elles étaient prêtes à mourir en martyre pour maintenir cette affirmation.

Après avoir examiné les faits, on peut arriver à la conclusion que le Jésus du Nouveau Testament est une légende – mais pour des raisons littéraires et historiques, cette conclusion me semble intenable. Ou alors on peut arriver à la conclusion que Jésus était juste un sage, un gars bien – mais ces déclarations sont parfois bien trop détonantes et provocatrice pour permettre une telle conclusion. Ce qui nous conduit à l’alternative suivante : soit c’était un fou, soit c’était un dangereux manipulateur, soit il était réellement qui il prétendait être… Mais comme sa vie et son enseignement ne semblent pas être celle d’un fou ou d’un dangereux manipulateur, il faut sérieusement considérer la possibilité qu’il est peut-être réellement ce qu’il prétend être.

III. Ce que Jésus dit de lui-même.

Lorsque Pierre déclare qu’il croit que Jésus est le Christ, Jésus ne le contredit pas. Il affirme ainsi implicitement qu’il est bel et bien le Messie tant attendu, le libérateur de son peuple, celui qui a été institué de Dieu le Père et oint du Saint-Esprit pour nous délivrer de nos péchés.

Mais à cause du décalage qui existait entre les attentes du peuple d’un libérateur national qui soustrairait la Judée à l’occupant romain et la conscience de sa propre mission qui était de libérer son peuple de ses péchés, Jésus demande à ce qu’on ne lui attribue pas ouvertement le titre de Messie. Il préfère parler de lui-même comme du « Fils de l’Homme », qui était initialement une expression banale pour parler de l’Homme avec un grand H – et non un titre, ce qui lui permet de redéfinir sa mission : celle d’accomplir le pardon des péchés.

Pour accomplir sa mission, il doit souffrir beaucoup (car en revêtant notre humanité, il a aussi pris sur lui nos souffrances) mais il doit aussi être mis à mort (parce que la mort est la sanction que nous mérite notre péché et que Jésus vient se substituer à nous) et ressusciter trois jours après (parce qu’étant lui-même sans faute, la mort ne peut le retenir, et il manifeste ainsi qu’il a triomphé du péché et qu’il nous a acquise une justice qu’il met à notre compte).

C’est en examinant ce que Jésus dit de lui-même que nous devons répondre à sa question : « Et pour vous, qui suis-je ? ».

Le texte complet de la conférence est disponible au format pdf : D’après-vous, qui suis-je ?

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Croître dans la grâce (Jn 15.1-11)

Pierre-Sovann | 1 juillet 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville dimanche dernier sur le texte de Jean 15.1-11 qui nous parle du changement chrétien.

I. Pourquoi nous pouvons changer.

Ce qui permet le changement chrétien, c’est l’union avec le Christ. Il est le cep de qui les sarments reçoivent la sève, il est celui qui nous communique sa vie et sa grâce pour que nous vivions, que nous croissions et que nous portions du fruit. Le langage que Jésus utilise pour caractériser notre relation avec lui est celui d’une union profonde. C’est un lien spirituel qui est semblable au lien qui uni le Fils au Père au sein de la Trinité. De même que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils, de même nous pouvons dire, si nous sommes unis à Christ par son Esprit, que nous sommes en lui et qu’il est en nous. Cette union profonde est ce qui permet le changement chrétien.

Si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de croire qu’on ne peut pas changer. Bien sûr, le changement est hors de notre portée lorsqu’on considère les forces qui nous sont propres. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Mais avec lui, tout est possible. C’est pourquoi nous devons prier, demander à Dieu le changement – et Jésus nous le promet : ce changement nous sera accordé. Et si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de désespérer de ceux qui nous entourent. Ce qui compte, ce n’est pas la capacité que chacun à masquer ses faiblesses et ses défauts ! Ce qui compte, c’est si l’on est uni à Christ par son Esprit ou non. Et c’est pourquoi nous pouvons prier les uns pour les autres en demandant que Dieu nous fasse progresser.

II. Comment nous pouvons changer.

Pour changer, il faut « demeurer en Jésus », c’est-à-dire dépendre de lui. Cela se concrétise de deux manières.

Premièrement, il faut que ses paroles demeurent en nous. Il faut que nous connaissions notre Bible, que nous nous en imprégnions jusqu’à ce qu’elle transforme notre vision du monde et que nous ne regardions plus ce qui nous arrivent avec les lunettes de la culture ambiante mais avec celle de la Bible.

Deuxièmement, il faut que nous demeurions dans son amour. Il faut que nous nous rappelions que Jésus nous a aimés alors même que nous n’étions pas aimables et qu’il a fait ce qu’il fallait pour que nous soyons acceptés dans la présence divine alors même que nous n’étions pas acceptables. Se rappeler de l’amour que Jésus nous a manifesté est un instrument puissant du changement. C’est en contemplant l’amour qui nous a été accordé que nous pouvons laisser de côtés nos frustrations nos blessures et nos craintes.

III. Pourquoi nous devons changer.

Le changement est non seulement possible pour le chrétien, mais il est aussi nécessaire. Celui qui ne porte jamais de fruits ne peut avoir l’assurance qu’il est un chrétien authentique, car le changement est la preuve que nous sommes vraiment chrétiens, la manifestation que nous sommes vraiment les disciples du Christ. Il y a là un terrible avertissement pour ceux qui ne portent pas de fruits, qui ne progressent pas dans la vie chrétienne : peut-être ne sont-ils pas réellement unis à Christ. Ca ne veut pas dire que s’il n’y a pas de fruits visibles dans notre vie, c’est forcément qu’on n’est pas chrétien. Il y a des saisons où l’on porte plus de fruits que d’autres ! Mais si on ne porte jamais de fruits, on doit se poser des questions, parce que si nous sommes unis à Christ, alors nous pouvons changer, et que si nous ne changeons jamais, c’est peut-être qu’on est chrétien qu’en apparence. Et c’est pourquoi nous devons changer en demeurant dans les paroles et dans l’amour du Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Croître dans la grâce

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