Un apprenti-pasteur à Paris

Blog d'un étudiant en théologie
  • rss
  • Accueil
  • À propos
  • Réflexions chaunypsiennes
  • Contact

Le message de l’évangile : Proclamation, application & réactions (Ac 13.13-52)

Pierre-Sovann | 22 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique Baptiste de Paris-Centre, le 13 septembre sur le texte d’Actes 13.13-52 dans lequel Luc relate la prédication de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie. Dans ce texte, il nous montre comment Paul annonçait le message de l’Evangile à des personnes qui connaissaient déjà la Bible, ce qu’il attendait d’eux et quelles furent les réactions à ce message.

I. La proclamation du message de l’Evangile

Lorsque Paul s’adresse à des personnes qui connaissaient la Bible, il utilisait la Bible pour leur parler de Jésus. Deux accents principaux se dégagent de sa prédication : (i) Jésus est l’apogée de l’Histoire Biblique, c’est vers lui que tout concourt, c’est lui qui a accompli les promesses que Dieu avait fait pour son peuple, c’est lui le Messie promis, c’est lui que préfigurait les héros de l’Ancien Testament ; (ii) Ce que Jésus a accompli en notre faveur a de la valeur parce qu’il est intervenu dans l’Histoire : sa vie, sa mort, sa résurrection sont des faits historiques qui changent tout. Il a vécu la vie d’obéissance parfaite que nous devrions tous vivre. Il a souffert la mort que nous méritons tous en tant que rebelles à Dieu. Et il est ressuscité pour montrer que sa mort en notre faveur était approuvée par Dieu et qu’il avait vaincu la puissance du péché et donc de la mort. L’Evangile, le message central de la Bible, c’est cela : Dieu est intervenu en notre faveur par Jésus-Christ pour nous délivrer de la condamnation que nous avons bien mérité.

II. L’application du message de l’Evangile

Cette proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait dans l’Histoire par Jésus-Christ en notre faveur, nous devons l’appliquer à notre propre vie. La conséquence de ce que Jésus a fait pour nous est incroyable : ce que la Loi de Dieu ne pouvait pas faire, Jésus lui l’a fait. La Loi de Dieu nous indiquait comment nous devrions vivre et prononçait le verdict de mort sur les transgresseurs de la Loi. Elle nous disait comment être juste devant Dieu pour être accepté par lui, mais elle ne nous en donnait pas la capacité. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était nous montrer combien nous étions coupables. Mais ceux qui mettent leur confiance en Jésus doivent savoir qu’ils sont maintenant acceptés par Dieu : non en vertu d’une justice qui leur serait propre, mais en vertu de celle d’un autre (Jésus) qui a parfaitement accompli la Loi et qui est mise à leur compte. C’est là la conséquence existentielle de ce que Dieu a fait pour nous dans l’Histoire par Jésus-Christ : ceux qui mettent en lui leur confiance pour leur salut sont pardonnés de toutes leurs fautes.

III. Les réactions au message de l’Evangile

Il y a toujours deux réactions au message de l’Evangile. Il y a ceux qui s’y intéressent et qui s’attachent à la grâce manifestée en Jésus-Christ. Et puis il y a ceux qui se moquent, qui s’opposent à ce message, et qui peuvent même fournir de grands efforts pour empêcher la propagation d’un tel message. La vérité, c’est que nous sommes par nature opposée à l’Evangile. Ce message heurte trop notre sensibilité, notre fierté, car il nous dit que nous ne pouvons aucunement contribuer à notre salut. C’est pourquoi, il faut qu’il nous soit donné de le croire, il faut que Dieu opère en nous un miracle pour que nous acceptions un message aussi humiliant pour notre orgueil. Mais ceux à qui une telle compréhension est donnée commencent bientôt à voir combien leur vision du monde changent : ils sont de moins en moins centrés sur eux-mêmes. Leur objectif dans la vie, c’est la gloire du Christ. Ils ont trouvé le sens de la vie. Et ils peuvent être désormais heureux même dans les circonstances les plus difficiles et être ainsi « remplis de joie et de Saint-Esprit ». C’est là ce dont nous avons tous besoin…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le message de l’Evangile : proclamation, application et réactions. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Trois hommes et une bénédiction (3 Jn)

Pierre-Sovann | 3 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes le 23 août sur le texte de 3 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à Gaïus – probablement un dirigeant d’église – pour l’encourager à persévérer dans sa bonne conduite.

I. La bonne spirituelle de Gaïus (v.1-8)

Gaïus était un homme en bonne santé spirituelle. Il se tenait dans la vérité si bien que l’Apôtre Jean pouvait lui souhaiter que sa condition physique soit aussi bonne que sa santé spirituelle. Celle-ci se manifestait de manière concrète : parce que Gaïus croyait au message de l’Evangile, cela changeait toute sa vie. Il ne croyait pas seulement à la vérité (de manière intellectuelle), mais il marchait en elle (de manière très pratique). La vérité de l’Evangile avait changé sa vision du monde, sa manière de penser, de parler et d’agir. Il avait compris ce que Dieu avait fait pour lui dans l’Histoire par Jésus-Christ et cela le changeait complètement. Ainsi, parce qu’il se savait accepté gratuitement par Dieu grâce à Jésus, Gaïus était devenu capable d’exercer l’hospitalité. Car qu’est-ce que l’hospitalité ? C’est le fait de faire de la place pour ceux qui en ont besoin, même si on n’a pas beaucoup de place. Et c’est précisément ce que Dieu a fait avec nous. Il n’y avait pas de place pour nous auprès de lui à cause de notre péché. Mais il a fait ce qu’il fallait pour pouvoir nous accueillir : il a pris sur lui, en Jésus-Christ, les conséquences de notre péché. C’est pourquoi Gaïus doit persévérer dans l’hospitalité, en particulier envers les missionnaires chrétiens qui ont abandonné leur confort de leur patrie pour servir ainsi Jésus-Christ et qui n’ont pas d’autres moyens de vivre que d’être soutenus par des chrétiens, et se faire ainsi partenaire du travail qu’ils accomplissent.

II. Le mauvais exemple de Diotrèphe (v.9-10)

Le portrait de Diotrèphe n’est pas très flatteur. C’est celui d’un homme qui cherche la première place, qui ne se soumet à rien d’autre qu’à ses propres désirs, qui est près à répandre des bavardages malveillants pour consolider son pouvoir et qui exerce son pouvoir d’une manière arbitraire et immoral. Gaïus ne devait pas suivre l’exemple de cet homme.

III. Le bon exemple de Démétrius (v.11-12)

Il y au d’imiter le mal commis par Diotrèphe, Gaïus devait imiter le bien fait par Démétrius. Car c’est à son fruit qu’on reconnait un arbre : le bon arbre porte du bon fruit et le mauvais arbre du mauvais fruit. En imitant le bon exemple Démétrius, Gaïus manifesterait encore plus pleinement sa bonne santé spirituelle. Démétrius était un homme dont tous rendaient un bon témoignage, qui était connu pour son intégrité, qui vivait d’une manière conforme à l’évangile, qui en tirait les implications pour sa vie de tous les jours, qui aimait Dieu avec consécration et qui aimait ses frères et sœurs dans l’église en les servant. Son enseignement était fidèle à la vérité. C’est à ce genre de personne que les dirigeants d’églises, comme Gaïus, doivent ressembler.

IV. La bénédiction dont nous avons tous besoin (v.13-15)

Dans le contexte difficile dans lequel Gaïus évoluait, il avait bien besoin de cette bénédiction : « Que la paix soit avec toi ! ». Et nous en avons bien besoin aussi. Le concept de paix, dans la Bible, est bien plus vaste que l’idée de cessation d’hostilité ou de sérénité intérieure : il s’agit de l’idée que les choses sont telles qu’elles devraient être, en harmonie les unes avec les autres. Gaïus devait être un agent de l’harmonie dans son église. Mais comment pouvait-il l’être ? C’est parce que lui-même avait été réconcilié avec Dieu. Il savait que Jésus, sur la croix, avait perdu l’harmonie éternelle qui existait entre lui et son Père pour que notre relation avec Dieu puisse redevenir harmonieuse. En se rappelant ce que Jésus avait fait pour lui (se sacrifier pour lui obtenir la réconciliation avec Dieu), Gaïus pouvait à son tour commencer à se sacrifier pour être un agent de la réconciliation et de l’harmonie dans son église et dans son monde.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Trois hommes et une bénédiction. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
À propos
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Catégories

  • À propos
  • Comment changer ?
  • Jésus-Christ
  • L'Evangile, c'est quoi ?
  • Les questions qui tuent
  • Mission
  • Un pasteur, ça fait quoi ?

Liens

  • Animateur biblique
  • Archives des réflexions chaunypsiennes
  • Eglise des Ternes
  • Faculté Libre de Théologie Réformée, Aix-en-Provence
  • First Reformed Presbyterian Church of Cambridge
  • La Rencontre du Dimanche Soir
  • Question Suivante
  • Redeemer Presbyterian Church of New York City
  • RTS

Archives

  • avril 2011
  • mai 2010
  • avril 2010
  • mars 2010
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox