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L’oeuvre du vigneron (Jn 15.1-6)

Pierre-Sovann | 26 octobre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée hier à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois sur le texte de Jean 15.1-6 dans lequel Jésus explique ce que Dieu fait pour que son peuple devienne mature.

I. Le vigneron examine les sarments pour retrancher ceux qui ne portent pas de fruit.

Jésus se compare au cep d’une vigne et ses disciples aux sarments attachés à ce cep. Ce faisant, il reprend une image bien connu de l’Ancien Testament : la vigne représentait Israël, le peuple de Dieu. En réinvestissant cette image, et en disant qu’il est le vrai cep, Jésus se présente comme le véritable Israël – celui qui a véritablement obéi à Dieu et qui a véritablement fait son plaisir – et que le peuple qu’il est en train de se former (l’Eglise) est en pleine continuité avec le peuple de l’Ancien Testament (Israël). La relation qu’on peut avoir avec Jésus dans le cadre de l’Eglise peut être uniquement formelle et superficiel, comme un sarment attaché au cep qui ne porte pas de fruit. Ou alors elle peut être vitale, profonde, comme un sarment attaché au cep et qui porte du fruit. Ce que Jésus signifie en disant que son Père est un vigneron qui retranche les sarments qui ne portent pas de fruit, c’est qu’il est possible d’être quelqu’un de religieux tout en étant pas uni véritablement au Christ par la foi – et la destination d’une telle personne, c’est la perdition. Il nous faut entendre un tel avertissement, et la question qui se pose à chacun est donc la suivante : notre attachement au Christ est-il réel ou n’est-il qu’apparent ? Est-ce que c’est de lui que nous retirons notre vie, ou est-ce d’autres choses ou personnes ?

II. Le vigneron taille les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus

Le fait qu’un vigneron doivent tailler les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus illustre un principe un peu effrayant : pour progresser, il faut être astreint à une certaine discipline. Ainsi, l’or brut doit être purifié dans la fournaise pour devenir de l’or fin ; l’athlète doit s’entraîner durant des heures pour devenir un champion ; les parents doivent punir leur enfant pour bien l’élever… et Dieu doit nous discipliner pour que nous progressions vers le but qu’il a pour nous (i.e. nous rendre semblable à Jésus). C’est pourquoi Jésus dit que son Père est comme un vigneron qui taille sa vigne. On peut avoir parfois l’impression que Dieu a saccagé notre vie. Mais il n’en est rien. Il sait ce dont nous avons besoin pour devenir conforme à l’image de son Fils Jésus-Christ. Et c’est seulement en nous enlevant ce en quoi nous plaçons indûment nos espoirs que Dieu nous fait progresser.

3 Applications :

(i) Apprendre : La prochaine fois qu’on se demandera pourquoi Dieu nous enlève telle ou telle chose, il faudra apprendre que c’est parce que c’est mieux ainsi. Dieu veut que ce soit de lui seul que nous retirions notre vie, il veut que notre cep, ce soit Jésus, il veut que nous soyons unis à lui, et que ce soit lui la source de nos espoirs, celui qui comble nos aspirations. C’est pourquoi il taille dans le vif, afin de nous enlever ce qui nous tenait en esclavage ou qui aurait pu devenir une idole.

(ii) Lui faire confiance : Dieu sait ce qu’il fait. Mais pour lui faire confiance, nous devons arrêter de nous fier à nos propres intuitions, nous devons nous méfier des sentiments de besoin que nous pouvons ressentir. Dieu nous discipline et nous devons lui faire confiance et admettre qu’il sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin.

(iii) Lui obéir : nous devons demeurer en Christ. Lorsque nous sommes sous l’instrument du vigneron, acceptons qu’il nous travaille : dépendons de Jésus, écoutons ses paroles, contemplons son amour.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : L’oeuvre du vigneron.

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Allez, prêchez (Mt 10.7-15)

Pierre-Sovann | 12 octobre 2009

Voici le résumé d’une intervention faite dans le cadre du camp « Nouveau Départ » des GBU le 16 septembre 2009 sur le texte de Matthieu 10.7-15 dans lequel Jésus donne des instructions spécifiques à ces disciples pour une mission spécifique qu’il leur confie. Nous pouvons cependant en retirer des principes généraux valables pour la mission chrétienne en général :

I. La nature de la mission

La mission que Jésus confie à ses disciples est caractérisée par (i) un message, (ii) des moyens, (iii) une motivation.

(i) Le message avec lequel Jésus envoie ses disciples est celui de la venue d’un royaume : le « royaume des cieux ». Jésus se présente comme un roi qui part à la conquête du monde : il est le Seigneur et le Roi de tous, il vient pour apporter la paix avec Dieu afin que l’harmonie soit rétabli dans le cosmos. Les chrétiens ont la mission d’annoncer la venue de roi, de proclamer à tous que Jésus-Christ est Seigneur.

(ii) Pour accompagner ce message, Jésus donne à ses disciples des moyens : il s’agit de confirmer la véracité du message en faisant du bien aux personnes auxquelles on l’annonce. Avec notre temps, notre argent et nos capacités, nous devons servir notre prochain comme Jésus nous a servi.

(iii) Dans toutes ces choses, les disciples du Christ doivent surveiller leurs motivations. Il ne s’agit pas de s’acquitter de la mission chrétienne d’annoncer l’évangile simplement parce qu’il le faut, ni pour montrer qu’on est un bon chrétien, ni pour affirmer notre supériorité en raison de notre foi en Jésus. Notre motivation est simplement de donner gratuitement parce que nous avons reçu gratuitement. Parce que Jésus s’est sacrifié à notre place pour nous servir, nous sommes maintenant prêts à servir les autres et à leur annonçer le règne de Jésus et à éventuellement être rejetés par eux, quoi que ça nous en coûte.

II. L’urgence de la mission.

Jésus demande à ses disciples d’avoir le sens des priorités. Devant le nombre de personnes à qui nous devons annoncer la venue du grand Roi, il faut savoir mettre les choses à leur juste place. En fait, devant l’urgence d’une telle tâche, nos propres besoins doivent devenir secondaire. Pour Jésus, cette mission est urgente. Il faut que ça redevienne notre priorité. Et si cela génère en nous de l’anxiété (ce qui est normal pour des gens comme nous qui manquons de foi), alors nous devrons apprendre à faire confiance à celui qui prend soin de nous quelques soient les circonstances.

III. L’importance de la mission.

La mission que Jésus confie à ses disciples a une portée éternelle. C’est une question de vie ou de mort. Ceux qui acceptent le message seront sauvés. Les autres signent en revanche leur propre arrêt de mort. Nous devons réussir à donner à nos contemporains l’importance de l’enjeu éternel qui est au coeur de la mission chrétienne…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Allez, prêchez.

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