Comment cela peut-il se faire ? (Jn 3.9-16)
Pierre-Sovann | 4 mai 2009Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir le dimanche 19 avril 2009. Le texte de Jean 3.9-16 sur lequel je prêchais commence en plein milieu d’une discussion entre Jésus et un chef des Juifs nommé Nicodème. Jésus vient de lui parler de la nécessité d’une nouvelle naissance. Cela étonne grandement Nicodème qui demande : « comment cela peut-il se faire ? ». Jésus réagit :
I. Nicodème devrait savoir
La première réaction de Jésus à la question de Nicodème c’est de s’étonner de son ignorance. Nicodème devrait savoir parce que l’enseignement de Jésus n’est pas nouveau mais qu’il se trouvait déjà dans certains passages de l’Ancien Testament où Dieu promettait de purifier le cœur des hommes comme avec de l’eau – en le purifiant tellement qu’on peut même parler d’un nouveau cœur – et que cette transformation radicale s’opérerait en plaçant en nous un esprit nouveau : l’Esprit même de Dieu. Et cela, c’est exactement l’enseignement de Jésus. Nicodème aurait dû savoir.
II. Nicodème devrait recevoir
Nicodème devrait recevoir le témoignage de ce que Jésus a vu. Jésus s’exprime ici de manière collective : « nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage« . Le « nous » avec lequel il s’exprime, c’est le groupe formé par le Saint-Esprit qu’il enverra plus tard et par Jésus lui-même qui est le Fils de Dieu qui est descendu du ciel. Nicodème devrait recevoir le témoignage de Jésus. Et nous aussi nous devrions recevoir le témoignage de Jésus tel que nous le trouvons dans la Bible, et nous devrions recevoir le témoignage de l’Esprit qui nous certifie que ce que nous trouvons dans la Bible est vrai. Mais ce que dit notre passage, ainsi que le reste de l’Ecriture, c’est que ne nous recevons ni le témoignage de Jésus ni celui de l’Esprit à moins de connaître une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu.
III. Nicodème devrait croire
Dans la fin du passage, l’accent tombe sur le fait que « ceux qui croient ont la vie éternelle« . C’est pourquoi Nicodème devrait croire, afin d’avoir la vie éternelle, c’est-à-dire pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est par le moyen de la foi qu’on entre dans le royaume de Dieu. Mais la foi, c’est quoi ?
Jésus nous en donne un indice lorsqu’il fait allusion dans notre passage à un autre texte de l’Ancien Testament, à un épisode de la vie du peuple d’Israël au temps de Moïse alors qu’ils traversaient le désert. A cette époque, le peuple s’impatienta en route et parla contre Dieu. Alors l’Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent. Le peuple, reconnaissant qu’il avait péché contre Dieu, vint trouver Moïse, pour lui demander de prier en sa faveur. Moïse pria pour le peuple, et l’Eternel lui dit de faire un serpent en bronze et de le placer sur une perche. Et voici la promesse qu’il fit : « Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve« .
Pourquoi Jésus fait allusion à cet épisode ? C’est parce qu’il y a là une illustration de la manière d’être sauvé. Comme les Israélites, nous avons péché, nous nous sommes rebellés contre Dieu, nous murmurons contre lui. Et comme les Israélites, nous recevons de Dieu le châtiment pour le péché qui est la condamnation à mort. Comme les Israélites nous avons mordu par un serpent venimeux qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver nous-mêmes. Et comme les Israélites, cela nous conduit à la ruine – une ruine éternelle puisque notre rébellion nous ferme la porte au royaume des cieux. Mais Jésus explique que « tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l’homme soit élevé« .
Le Fils de l’homme, c’est le titre énigmatique que se donne Jésus. Il dit donc ici qu’il est venu dans notre monde pour être élevé sur une perche (sur une croix) pour porter la condamnation de notre rébellion. Jésus ne s’est jamais rebellé contre Dieu, il a vécu la vie que nous devrions tous vivre. Mais sur sa croix – sa perche – il a souffert à notre place, la mort que nous devrions tous souffrir.
Voici donc ce que c’est que croire : c’est regarder à Jésus. Croire en Jésus, c’est regarder à lui comme le véritable serpent de bronze, celui qui subit notre condamnation à notre place. C’est admettre que nous avons péché ; que nous sommes rebelles ; que nous sommes condamnés et que nous ne pouvons nous guérir nous-mêmes ; que le salut est en-dehors de nous ; que nous avons besoin d’un représentant et d’un substitut qui prennent notre condamnation à notre place. Et c’est de cette manière seulement que nous pourrons voir le royaume des cieux.
Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Comment cela peut-il se faire. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.





