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Louange & sainteté

Pierre-Sovann | 31 mars 2010

Voici un résumé de l’exposé que j’ai donné le samedi 21 novembre 2009 à pour une formation sur la louange proposée par le département louange de l’Action de la Jeunesse Evangélique HMong. Après avoir brièvement défini la louange et la sainteté, j’ai proposé un parcours biblique sur le thème du rapport entre louange et sainteté dans l’ordre suivant :

I. Louange et sainteté dans l’Apocalypse

Le livre de l’Apocalypse débute avec l’affirmation que l’Eglise est un royaume de prêtres appelés à être saints pour adorer Dieu. Dans ses visions, l’Apôtre Jean voit à plusieurs reprise des personnages louer Dieu à cause de sa sainteté. En examinant ce qu’ils ont à dire, on se rend compte que louer Dieu, c’est lui donner gloire, honneur et reconnaissance. Et qu’il est digne de notre louange à cause de sa sainteté, parce que la sainteté de Dieu, c’est ce qui fait de lui un être suprême, transcendant, élevé, différent des créatures.

II. Louange et sainteté dans l’Exode

L’Exode est l’événement fondateur de l’histoire du peuple d’Israël en tant que peuple. C’est le moment où dieu s’est fait connaître au peuple comme libérateur et où il lui a donné une mission : celle d’être un royaume de prêtres qui déclarerait ses louanges parmi les nations et une nation sainte qui démontrerait ce qu’implique de vivre en alliance avec le Dieu incomparable. Mais dans sa rencontre avec le Dieu saint, le peuple se rend bien compte de son indignité, et de ce qu’il y a d’effrayant de s’approcher d’un Dieu si différent. Le péché du peuple l’éloigne de Dieu : sa relation avec Dieu doit passer par des intermédiaires (personnes ou institutions) pour qu’elle soit supportable. Lorsqu’on n’est soi-même pas saint, c’est-à-dire séparé du péché, on ne peut pas prétendre à une relation avec le Dieu saint.

III. Louange et sainteté en Esaïe 6

L’expérience qu’a faite Esaïe lorsque Dieu l’a appelé à devenir prophète nous montre comment un homme impur, un peuple impur peuvent tout de même louer le Dieu saint. Il faut pour cela faire l’expérience de la gloire de Dieu, c’est-à-dire qu’au plus profond de notre existence nous nous rendions compte que Dieu est plus important que nous. Pour cela, il nous faut faire l’expérience (i) d’une beauté radicale, effrayante en fait, celle de Dieu ; (ii) d’une humilité radicale, par laquelle nous reconnaissons notre indignité totale devant lui ; et (iii) d’une purification radicale, que Dieu nous donne et qui nous confère un nouveau statut devant lui.

IV. Louange et sainteté dans le Nouveau Testament

Bien que la sainteté soit un pré-requis pour louer Dieu, Dieu dans sa grâce, par Jésus-Christ, nous permet d’entrer dans sa présence même si nous ne sommes pas personnellement saints. Il nous voit cependant comme saints, parce qu’il nous considère en son Fils auquel nous sommes unis par la foi. Et c’est donc en réponse à la faveur de Dieu, et non pour l’obtenir, que nous allons devenir saints pour Dieu. C’est donc par reconnaissance et non par devoir seulement que nous allons nous consacrer à lui et c’est dans cette optique qu’il faut lire les injonctions à la sainteté dans le Nouveau Testament. C’est ainsi que nous louerons Dieu avec toute notre vie, manifestant ainsi notre reconnaissance envers celui qui nous a sauvés.

Le texte complet de l’intervention est disponible en pdf : Louange & sainteté.

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Le paradoxe de l’homme (Mt 7.9-11)

Pierre-Sovann | 22 mars 2010

Voici un résumé de l’intervention que j’ai donné le vendredi 20 novembre 2009 lors de la soirée Jazz organisée par les GBU de Paris au temple de Luxembourg.

Dans le texte de Matthieu 7.9-11, Jésus nous montre que la complexité des hommes :

  1. Ils sont capables de faire des choses qui sont bonnes en elles-mêmes.
  2. Cela ne veut cependant pas dire que l’homme est bon par nature. En fait le verdict de Jésus est sans appel, puisqu’il s’adresse ainsi à ses propres disciples : « tout mauvais que vous êtes… » !

Une telle affirmation de Jésus est lourde de conséquences. Car si, d’une part, cela signifie qu’il ne faut pas noircir le tableau en ce qui concerne ce que l’homme est capable de faire (il est bien capable de faire de bonnes choses), d’autre part, il faut comprendre dans quelle situation nous place un tel verdict de Jésus sur la nature déchue de l’homme. Pour Jésus, il faut une justice parfaite pour entrer dans le royaume des cieux. Mais si nous sommes mauvais, nous ne pouvons pas prétendre posséder une telle justice. Et si nous ne pouvons entrer dans le royaume des cieux, que nous reste-t-il ? Jésus est très clair là-dessus : nous sommes bons pour l’enfer !

Cette pensée nous paraît scandaleuse et rétrograde, mais c’est bien ce que dit Jésus. Et si on y réfléchit un peu, on peut percevoir qu’il s’agit là d’une fin en somme assez logique. Dieu est un être d’une valeur infinie à qui nous devons tout parce qu’il est notre créateur ; mais nous, nous décidons de vivre sans lui pour n’en faire qu’à notre tête, commettant ainsi une faute d’une gravité infinie, parce qu’il est une personne d’une importance infinie. Pour cette raison, nous méritons à juste titre un châtiment infini. Et comme nous sommes des êtres finis, la seule manière de portée un châtiment infini, c’est de le subir éternellement !

Alors, comment échapper à une fin si logique mais si terrible ? Jésus nous le dit : c’est en demandant à Dieu de nous préserver de sa propre colère. Comment ? En nous appuyant sur l’oeuvre de Jésus à notre place qui a pris sur lui le châtiment de tous ceux qui placeraient leur confiance en lui. C’est cela l’Evangile, la bonne nouvelle d’un salut gratuit.

C’est ainsi que l’homme pourra non seulement produire de temps en temps quelques bonnes actions, mais il pourra alors aussi commencer à faire ce pourquoi il a été créé : rendre gloire à son créateur.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le paradoxe de l’homme

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Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre ! (Hb 7.1-28)

Pierre-Sovann | 16 mars 2010

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 13 novembre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 7.1-28, l’auteur de la lettre veut démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Pour ce faire, il procède en trois temps :

I. La grandeur de Melchisédek

Avant de démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek, l’auteur de la lettre rappelle à ses destinataires les faits essentiels révélés à propos de l’énigmatique Melchisédek en Genèse 14 :

  • Il était à la fois roi et sacrificateur du Dieu très-haut.
  • Il était supérieur à Abraham puisqu’il était en position de le bénir et de recevoir sa dîme.
  • Son nom (Melchisédek) signifie « roi de justice » et son titre (roi de Salem) signifie « roi de paix »
  • Il est présenté par le texte de Genèse 14 sans généalogie, et est ainsi littérairement présenté comme sans père ni sans mère, sans commencement de jours, ni fin de vie.

II. Jésus est grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek

Le raisonnement que l’auteur suit pour établir cette thèse comporte 3 étapes :

  1. Abraham, et donc Lévi, ont payé la dîme, ce qui démontre la supériorité de Melchisédek et de son sacerdoce : Les prêtres du peuple juif descendaient de Lévi ; Lévi descendaient d’Abraham ; Abraham a payé la dîme à Melchisédek, ce qui implique que Melchisédek était supérieur à Abraham ; comme Lévi était représenté par Abraham, son ancêtre, il s’ensuit que Lévi et son sacerdoce sont inférieurs à Melchisédek et son sacerdoce.
  2. L’annonce, avec serment, d’une nouvelle « économie » établit son
    excellence et signifie l’abrogation de l’ancienne
    : « l’économie » désigne ici la manière dont Dieu gère la relation qu’il a avec son peuple et comprend une certaine forme de prêtrise, une certaine forme de loi et une certaine forme d’alliance ; mais puisque dans le Psaume 110 Dieu a mis en évidence l’insuffisance de l’ancienne économie (dont le sacerdoce selon l’ordre de Lévi était constitutif) en annonçant la nécessité d’une nouvelle alliance établie par un prêtre-roi selon l’ordre de Melchisédek, et qu’il l’a non seulement annoncé mais « juré », il s’ensuit qu’il est certain qu’une nouvelle économie devait être établie, abrogeant l’ancienne.
  3. Il n’y a maintenant plus qu’un seul et éternel souverain sacrificateur : Jésus-Christ, parce qu’il est ressuscité et qu’il vit éternellement, est ce roi-prêtre qu’il nous fallait et qui intercède pour nous en tant que souverain sacrificateur dans la lignée de Melchisédek.

III. Le Fils est le grand-prêtre qui nous convient

Parce que Jésus était sans péché, il n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour ses propres péchés comme devaient le faire les grands-prêtres de la lignée de Lévi. Et pour cette raison, son sacrifice a pu être accepté par Dieu comme le sacrifice ultime et suffisant une fois pour toute.

Contempler en Jésus le souverain sacrificateur établi dans la lignée de Melchisédek, c’est renforcer notre espérance en lui, c’est consolider notre assurance : il est le souverain sacrificateur qu’il nous faut, parce qu’il est souverain sacrificateur pour toujours dans la lignée de Melchisédek, nous savons que Dieu nous accepte en sa présence et que nous pouvons nous approcher du trône de sa grâce pour être secourus dans nos besoins.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre !

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Jésus-Christ

Une stratégie missionnaire, deux réactions différentes (Ac 17.1-15)

Pierre-Sovann | 7 mars 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 2 novembre 2009 sur le texte d’Actes 17.1-15 qui nous permet de nous arrêter sur la stratégie missionnaire de Paul et de voir quels étaient les réactions qu’entraînaient toujours la proclamation de ce qu’il avait à dire…

I. Ce que fait Paul

La stratégie missionnaire de Paul, dans toutes les villes où il passait, était d’aller d’abord dans les synagogues, parce que c’est là qu’on n’y trouve des personnes qui connaissent l’Ecriture, afin de pouvoir former rapidement un premier petit noyau de croyant pour établir une église dans cette ville. Et une fois arrivé à la synagogue, que fait-il ? Il parle :

II. Ce que dit Paul

Paul ne parle ni de sa rencontre personnelle avec le Christ, ni de la vie changée qui en a découlé. Il ne leur donne pas son témoignage. Ce qu’il fait plutôt, c’est discuter avec ses auditeurs à partir des Ecritures en expliquant et démontrant que le Messie devait souffrir et ressusciter. Ca nous montre bien comment nous devrions lire la Bible : non comme un manuel d’instruction qui nous donne des préceptes sages pour savoir comment vivre, mais comme une histoire, l’Histoire du Salut, qui culmine en Jésus-Christ, qui est celui qu’annonçaient les prophètes, celui en qui espérait Israël. Au centre de la Bible, il y a l’Evangile, la proclamation d’une bonne nouvelle, à savoir que le Messie devait souffrir à notre place la condamnation que nous méritons et ressusciter pour manifester qu’il a effectivement vaincu le péché et la mort et que ceux qui croient en lui en sont libérés.

III. Comment les gens réagissent

La première réaction possible au message de l’Evangile, c’est d’y adhérer, d’accueillir cette parole avec empressement, de se laisser bouleverser par le message des Ecritures, et d’y répondre comme on le doit, c’est-à-dire en croyant en Jésus-Christ pour être uni à lui par la foi.

La deuxième réaction possible, c’est l’opposition. Lorsqu’on a réellement compris le message chrétien que Dieu nous sauve sans contribution de notre part, alors soit on accepte ce message avec une joie immense soit on le rejette avec force. Le message chrétien, lorsqu’il est compris, ne peut laisser indifférent. Pourquoi ? Parce qu’il dit précisément que l’homme est incapable par lui-même de faire quoi que ce soit pour se sauver ; qu’il ne peut rien mériter ; que ses plus grands efforts sont non seulement inutiles en ce qui concerne son salut, mais même qu’ils aggravent sa situation devant Dieu. Et un tel message heurte notre sensibilité, notre estime de nous-mêmes, notre orgueil. Nous voulons croire que nous pouvons y arriver par nous-mêmes. Et même lorsque nous savons que nous ne pouvons pas y arriver, nous sommes en colère contre nous-mêmes et contre le monde et contre Dieu, parce que nous croyons que nous méritons d’être meilleurs que ce que nous sommes ! On voit là que même le manque d’estime de soi, l’apitoiement sur soi-même peut être une forme paradoxale d’orgueil. Et le message de l’Evangile nous heurte. Et pour cette raison, il peut nous faire réagir violemment.

Ce texte place devant nous deux manières de réagir au message de l’Evangile. Choisirons-nous l’adhésion joyeuse ou l’opposition délibérée à un tel message ?

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une stratégie missionaire, deux réactions différentes. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Réprimandes, avertissement & paroles de réconfort (Hb 5.11-6.20)

Pierre-Sovann | 1 mars 2010

Retour sur la toile ! Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 30 octobre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 5.11-6.20, l’auteur de la lettre adresse successivement à ses destinataires trois sortes de paroles :

I. Une réprimande

L’auteur leur fait le reproche qu’ils sont devenus lent à comprendre et que, pour cette raison, ce qu’il a à leur dire est trop compliqué pour eux. Alors qu’ils sont chrétiens depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse espérer d’eux qu’ils transmettent à d’autres ce qu’ils ont compris, ils en sont toujours à l’enfance de la foi sans être capables de tirer pour eux-mêmes les conséquences pratiques de leur foi en Jésus. Il est donc impératif qu’ils grandissent, qu’ils voient que toute la Bible parle de Jésus et qu’ils en tirent les conséquences pour leur vie de tous les jours, c’est-à-dire en menant une vie juste informée par une compréhension correcte de la personne et de l’œuvre du Christ.

II. Un avertissement

Si on ne voit pas que la Bible tout entière raconte l’Histoire d’un Dieu qui nous sauve par Jésus-Christ, alors on risque de commettre l’apostasie, c’est-à-dire d’abandonner sa profession de foi chrétienne, car ce qui fait la singularité du christianisme, c’est l’énorme accent mis sur la personne et sur l’œuvre du Christ. Ce que dit l’auteur de la lettre ici, c’est qu’on peut très bien se dire chrétien depuis des années, fréquenter une église chrétienne, avoir fait l’expérience de diverses bénédictions de la part de Dieu, sans pour autant être un chrétien authentique. Il faut donc s’examiner pour savoir si l’on ne fait pas partie de cette « mauvaise terre » qui a reçu des « pluies » de bénédictions mais qui pourtant ne produisent qu » ‘épines et chardons », et si c’est le cas, alors ce n’est pas d’une meilleure compréhension de la personne et de l’oeuvre du Christ dont on a besoin, mais d’un début de compréhension ! Mais l’auteur de la lettre a la conviction que ce n’est pas là l’état de la plupart de ces destinataires, et c’est pourquoi il leur adresse enfin :

III. Des paroles de réconfort

Des paroles de réconfort doivent accompagner les réprimandes et les avertissements qui sont donnés à ceux qui sont tentés d’abandonner la foi mais qui ont par le passé ont donné des signes d’une appartenance véritable à Dieu : de belles oeuvres et de l’amour (pour Dieu et pour leurs prochains). Leur réconfort, leur assurance provient de deux sources.

La première est subjective : il s’agit de s’examiner soi-même et de voir si nous avons porté du fruit par le passé (c’est-à-dire si nous avons progressé, devenant au fil du temps un peu plus semblables à Jésus). Si c’est le cas, nous pouvons être sûrs que, puisque Dieu est fidèle, la bonne oeuvre qu’il a commencé en nous, il la conduira à son terme.

La deuxième est objective : c’est que, comme dans le cas d’Abraham, Dieu a ajouté son serment à sa promesse pour que notre espérance devienne assurance. En l’occurrence, Dieu promet que ceux qui croient en Jésus deviennent ses enfants, et il ajoute à cette promesse le serment que cette promesse est vraie (le Saint-Baptême et la  Sainte-Cène fonctionnent ainsi, c’est-à-dire comme signes et sceaux de la promesse que Dieu fait de ceux qui croient en Jésus ses enfants).

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Réprimandes, avertissement et paroles de réconfort.

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