Une stratégie missionnaire, deux réactions différentes (Ac 17.1-15)
Pierre-Sovann | 7 mars 2010Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 2 novembre 2009 sur le texte d’Actes 17.1-15 qui nous permet de nous arrêter sur la stratégie missionnaire de Paul et de voir quels étaient les réactions qu’entraînaient toujours la proclamation de ce qu’il avait à dire…
I. Ce que fait Paul
La stratégie missionnaire de Paul, dans toutes les villes où il passait, était d’aller d’abord dans les synagogues, parce que c’est là qu’on n’y trouve des personnes qui connaissent l’Ecriture, afin de pouvoir former rapidement un premier petit noyau de croyant pour établir une église dans cette ville. Et une fois arrivé à la synagogue, que fait-il ? Il parle :
II. Ce que dit Paul
Paul ne parle ni de sa rencontre personnelle avec le Christ, ni de la vie changée qui en a découlé. Il ne leur donne pas son témoignage. Ce qu’il fait plutôt, c’est discuter avec ses auditeurs à partir des Ecritures en expliquant et démontrant que le Messie devait souffrir et ressusciter. Ca nous montre bien comment nous devrions lire la Bible : non comme un manuel d’instruction qui nous donne des préceptes sages pour savoir comment vivre, mais comme une histoire, l’Histoire du Salut, qui culmine en Jésus-Christ, qui est celui qu’annonçaient les prophètes, celui en qui espérait Israël. Au centre de la Bible, il y a l’Evangile, la proclamation d’une bonne nouvelle, à savoir que le Messie devait souffrir à notre place la condamnation que nous méritons et ressusciter pour manifester qu’il a effectivement vaincu le péché et la mort et que ceux qui croient en lui en sont libérés.
III. Comment les gens réagissent
La première réaction possible au message de l’Evangile, c’est d’y adhérer, d’accueillir cette parole avec empressement, de se laisser bouleverser par le message des Ecritures, et d’y répondre comme on le doit, c’est-à-dire en croyant en Jésus-Christ pour être uni à lui par la foi.
La deuxième réaction possible, c’est l’opposition. Lorsqu’on a réellement compris le message chrétien que Dieu nous sauve sans contribution de notre part, alors soit on accepte ce message avec une joie immense soit on le rejette avec force. Le message chrétien, lorsqu’il est compris, ne peut laisser indifférent. Pourquoi ? Parce qu’il dit précisément que l’homme est incapable par lui-même de faire quoi que ce soit pour se sauver ; qu’il ne peut rien mériter ; que ses plus grands efforts sont non seulement inutiles en ce qui concerne son salut, mais même qu’ils aggravent sa situation devant Dieu. Et un tel message heurte notre sensibilité, notre estime de nous-mêmes, notre orgueil. Nous voulons croire que nous pouvons y arriver par nous-mêmes. Et même lorsque nous savons que nous ne pouvons pas y arriver, nous sommes en colère contre nous-mêmes et contre le monde et contre Dieu, parce que nous croyons que nous méritons d’être meilleurs que ce que nous sommes ! On voit là que même le manque d’estime de soi, l’apitoiement sur soi-même peut être une forme paradoxale d’orgueil. Et le message de l’Evangile nous heurte. Et pour cette raison, il peut nous faire réagir violemment.
Ce texte place devant nous deux manières de réagir au message de l’Evangile. Choisirons-nous l’adhésion joyeuse ou l’opposition délibérée à un tel message ?
Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une stratégie missionaire, deux réactions différentes. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.





