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Le paradoxe de l’homme (Mt 7.9-11)

Pierre-Sovann | 22 mars 2010

Voici un résumé de l’intervention que j’ai donné le vendredi 20 novembre 2009 lors de la soirée Jazz organisée par les GBU de Paris au temple de Luxembourg.

Dans le texte de Matthieu 7.9-11, Jésus nous montre que la complexité des hommes :

  1. Ils sont capables de faire des choses qui sont bonnes en elles-mêmes.
  2. Cela ne veut cependant pas dire que l’homme est bon par nature. En fait le verdict de Jésus est sans appel, puisqu’il s’adresse ainsi à ses propres disciples : « tout mauvais que vous êtes… » !

Une telle affirmation de Jésus est lourde de conséquences. Car si, d’une part, cela signifie qu’il ne faut pas noircir le tableau en ce qui concerne ce que l’homme est capable de faire (il est bien capable de faire de bonnes choses), d’autre part, il faut comprendre dans quelle situation nous place un tel verdict de Jésus sur la nature déchue de l’homme. Pour Jésus, il faut une justice parfaite pour entrer dans le royaume des cieux. Mais si nous sommes mauvais, nous ne pouvons pas prétendre posséder une telle justice. Et si nous ne pouvons entrer dans le royaume des cieux, que nous reste-t-il ? Jésus est très clair là-dessus : nous sommes bons pour l’enfer !

Cette pensée nous paraît scandaleuse et rétrograde, mais c’est bien ce que dit Jésus. Et si on y réfléchit un peu, on peut percevoir qu’il s’agit là d’une fin en somme assez logique. Dieu est un être d’une valeur infinie à qui nous devons tout parce qu’il est notre créateur ; mais nous, nous décidons de vivre sans lui pour n’en faire qu’à notre tête, commettant ainsi une faute d’une gravité infinie, parce qu’il est une personne d’une importance infinie. Pour cette raison, nous méritons à juste titre un châtiment infini. Et comme nous sommes des êtres finis, la seule manière de portée un châtiment infini, c’est de le subir éternellement !

Alors, comment échapper à une fin si logique mais si terrible ? Jésus nous le dit : c’est en demandant à Dieu de nous préserver de sa propre colère. Comment ? En nous appuyant sur l’oeuvre de Jésus à notre place qui a pris sur lui le châtiment de tous ceux qui placeraient leur confiance en lui. C’est cela l’Evangile, la bonne nouvelle d’un salut gratuit.

C’est ainsi que l’homme pourra non seulement produire de temps en temps quelques bonnes actions, mais il pourra alors aussi commencer à faire ce pourquoi il a été créé : rendre gloire à son créateur.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le paradoxe de l’homme

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