C’est la fête ! (Lc 15.1-2, 11-32)
Pierre-Sovann | 16 avril 2010Mon beau-frère s’est marié le 27 février 2010 avec celle qui est devenu la belle-soeur de mon épouse (donc ma belle-soeur par alliance, ou bien ?). Et à cette occasion un peu spéciale, ils ont fait une demande un peu spéciale : avoir une prédication à deux voix (c’est-à-dire avec deux prédicateurs) sur le thème de la fête lors de la cérémonie religieuse de bénédiction, qui a eu lieu à l’Eglise Evangélique Libre de Meulan. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé embarqué dans cette aventure avec Yohann Tourne. Une fois le texte de l’intervention choisi avec les mariés, nous avons opté pour un mode de présentation inhabituelle du texte : celui de l’entretien. En voici le compte-rendu :
I. Entretien avec le fils cadet
Le fils cadet m’a fait une grosse impression. Il s’est entretenu avec moi de sa rébellion initiale contre son père, de sa vie dans l’insouciance, puis de sa prise de conscience, du changement d’attitude envers son père qui s’est opéré en lui et de son retour à la maison. Il a proclamé haut et fort sa reconnaissance envers son père qui l’a pleinement restauré en tant que son fils, alors même qu’il en était parfaitement indigne.
II. Premier entretien avec le père, à propos de son fils cadet
Le père m’a ensuite confié qu’il avait été jugé par les autres pères du voisinage parce qu’il n’avait pas agi du tout comme on pouvait s’y attendre. Certains l’ont accusé de ce comporter plus comme une mère que comme un père… Mais c’était, selon lui, la seule attitude qu’il pouvait avoir envers son fils. Ca signifiait pour lui de sacrifier ses biens et de s’humilier, mais il était prêt à le faire !
III. Entretien avec le fils aîné
Le fils aîné m’a rapporté combien il était furieux que son père accepte son frère sans exiger de lui de restitution. Il a admis qu’il avait refuser d’entrer dans la fête préparé par son père en l’honneur de son frère, mais il a maintenu qu’il était dans son bon droit. Pour lui, son père ne sait pas ce qu’il fait : il dilapide les biens de la famille pour un chenapan.
IV. Deuxième entretien avec le père, à propos du fils aîné
Le père a évoqué ensuite avec dignité la tristesse que provoquait en lui le refus de son fils aîné d’entrer dans la fête. Il a fait le rapprochement avec l’attitude initiale de son autre fils qui avait manifesté alors qu’il n’aimait pas la présence du père, mais seulement ses biens. Il a constaté que son fils était furieux à cause de son sentiment qu’il méritait quelque chose.
Ces entretiens ont été très utiles, je le crois, pour mieux saisir qui est Dieu (que Jésus dépend dans cette parabole sous les traits du père), comment nous nous perdons en nous séparant de la présence du perd (soit comme le fils cadet, soit comme le fils aîné) et comment nous pouvons être sauvé (en revenant vers le père et en voyant en Jésus le véritable frère aîné qui, lui, accepte que nous rentrions à la maison à ses dépends).
Le texte complet de l’intervention est disponible en pdf : C’est la fête.





