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Réprimandes, avertissement & paroles de réconfort (Hb 5.11-6.20)

Pierre-Sovann | 1 mars 2010

Retour sur la toile ! Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 30 octobre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 5.11-6.20, l’auteur de la lettre adresse successivement à ses destinataires trois sortes de paroles :

I. Une réprimande

L’auteur leur fait le reproche qu’ils sont devenus lent à comprendre et que, pour cette raison, ce qu’il a à leur dire est trop compliqué pour eux. Alors qu’ils sont chrétiens depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse espérer d’eux qu’ils transmettent à d’autres ce qu’ils ont compris, ils en sont toujours à l’enfance de la foi sans être capables de tirer pour eux-mêmes les conséquences pratiques de leur foi en Jésus. Il est donc impératif qu’ils grandissent, qu’ils voient que toute la Bible parle de Jésus et qu’ils en tirent les conséquences pour leur vie de tous les jours, c’est-à-dire en menant une vie juste informée par une compréhension correcte de la personne et de l’œuvre du Christ.

II. Un avertissement

Si on ne voit pas que la Bible tout entière raconte l’Histoire d’un Dieu qui nous sauve par Jésus-Christ, alors on risque de commettre l’apostasie, c’est-à-dire d’abandonner sa profession de foi chrétienne, car ce qui fait la singularité du christianisme, c’est l’énorme accent mis sur la personne et sur l’œuvre du Christ. Ce que dit l’auteur de la lettre ici, c’est qu’on peut très bien se dire chrétien depuis des années, fréquenter une église chrétienne, avoir fait l’expérience de diverses bénédictions de la part de Dieu, sans pour autant être un chrétien authentique. Il faut donc s’examiner pour savoir si l’on ne fait pas partie de cette « mauvaise terre » qui a reçu des « pluies » de bénédictions mais qui pourtant ne produisent qu » ‘épines et chardons », et si c’est le cas, alors ce n’est pas d’une meilleure compréhension de la personne et de l’oeuvre du Christ dont on a besoin, mais d’un début de compréhension ! Mais l’auteur de la lettre a la conviction que ce n’est pas là l’état de la plupart de ces destinataires, et c’est pourquoi il leur adresse enfin :

III. Des paroles de réconfort

Des paroles de réconfort doivent accompagner les réprimandes et les avertissements qui sont donnés à ceux qui sont tentés d’abandonner la foi mais qui ont par le passé ont donné des signes d’une appartenance véritable à Dieu : de belles oeuvres et de l’amour (pour Dieu et pour leurs prochains). Leur réconfort, leur assurance provient de deux sources.

La première est subjective : il s’agit de s’examiner soi-même et de voir si nous avons porté du fruit par le passé (c’est-à-dire si nous avons progressé, devenant au fil du temps un peu plus semblables à Jésus). Si c’est le cas, nous pouvons être sûrs que, puisque Dieu est fidèle, la bonne oeuvre qu’il a commencé en nous, il la conduira à son terme.

La deuxième est objective : c’est que, comme dans le cas d’Abraham, Dieu a ajouté son serment à sa promesse pour que notre espérance devienne assurance. En l’occurrence, Dieu promet que ceux qui croient en Jésus deviennent ses enfants, et il ajoute à cette promesse le serment que cette promesse est vraie (le Saint-Baptême et la  Sainte-Cène fonctionnent ainsi, c’est-à-dire comme signes et sceaux de la promesse que Dieu fait de ceux qui croient en Jésus ses enfants).

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Réprimandes, avertissement et paroles de réconfort.

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Encouragement, obéissance, vérité et joie (2 Jean)

Pierre-Sovann | 17 août 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes hier sur le texte de 2 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à une église meurtrie pour l’encourager à persévérer et à continuer de tirer les implications de la mort de Christ. Ainsi, c’est la vie chrétienne qu’il caractérise dans cette toute petite lettre, vie chrétienne qui peut se résumer en quatre mots :

I. Encouragement

L’Apôtre Jean comme sa lettre par des paroles d’encouragement et nous donne ainsi un quadruple exemple comment des personnes transformés par l’Evangile s’encouragent les uns les autres. Il les encourage d’abord en leur rappelant l’amour que Dieu porte à son église et l’amour qui existent entre les chrétiens simplement parce qu’ils sont chrétiens (et non en fonction de leur performance). Puis il les encourage en leur donnant la raison de cet amour qui existe entre les chrétiens : c’est un même attachement à la vérité, à Jésus-Christ lui-même – par cela même il les encourage à persévérer dans leur attachement au même Seigneur. Il les encourage ensuite en les assurant des bénédictions spirituelles qu’ils ont par leur union avec le Christ et par lequel ils reçoivent la grâce, la compassion et la paix. Enfin, il les encourage tout simplement en relevant leur progrès qu’il voit dans leurs vies transformés par leur compréhension de plus en plus profondes des implications de l’œuvre du Christ et par leur obéissance à la Parole de Dieu.

II. Obéissance

La vie chrétienne consiste à tirer les conséquences de l’œuvre du Christ en notre faveur. Comme Christ nous a aimés (c’est-à-dire en nous servant), nous devons nous aimer les uns les autres (en nous servant les uns les autres). C’est là le devoir des chrétiens qui y obéissent par reconnaissance à leur Sauveur. L’obéissance dont il est question est principalement une soumission à la Loi de l’amour : il s’agit de nous aimer les uns les autres, en nous faisant du bien les uns aux autres (bien qui est défini par la Parole de Dieu).

III. Vérité

La vie chrétienne se caractérise par un attachement à la vérité concernant la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Pour se préserver de tous ceux qui veulent annoncer un nouveau Jésus et un nouvel Evangile, il nous faut évaluer les enseignements des prédicateurs à la lumière de la Bible pour s’assurer de la conformité de leur enseignement avec la doctrine apostolique. Il faut rejeter tout ce qui ajoute ou ce qui retranche à la Parole de Dieu et ne pas écouter ce qui nient que Jésus est en même temps vrai homme et vrai Dieu et qu’il est mort à notre place sans contribution de notre part – même si d’autres théories plus séduisantes (mais trompeuses) nous sont présentées : c’est le salut des personnes et le bon fonctionnement des églises qui sont

IV. Joie

La vie chrétienne se caractérise par la joie – contrairement à ce que l’on croit trop souvent. Si l’on saisit la grandeur ce que Jésus a fait à notre place, alors notre joie grandit. La vie chrétienne consiste en fait à saisir toujours de plus en plus l’ampleur de l’œuvre du Christ en notre faveur, et donc à croître constamment dans la joie. C’est de cette joie qui procède de la contemplation de l’œuvre du Christ que découle le changement véritable. C’est lorsqu’on saisit un peu de ce que Jésus a fait pour nous qu’on devient capable de résister à l’égoïsme naturel, à notre prétention d’autonomie (par laquelle nous voulons fixer nos propres lois), à notre tendance à compter sur nos propres forces pour commencer à nous encourager les uns les autres, à obéir au commandement de l’amour et à rester fermement attaché à la vérité biblique en rejetant toutes les tentations d’en affaiblir la portée.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Encouragement, obéissance, vérité et joie. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Croître dans la grâce (Jn 15.1-11)

Pierre-Sovann | 1 juillet 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville dimanche dernier sur le texte de Jean 15.1-11 qui nous parle du changement chrétien.

I. Pourquoi nous pouvons changer.

Ce qui permet le changement chrétien, c’est l’union avec le Christ. Il est le cep de qui les sarments reçoivent la sève, il est celui qui nous communique sa vie et sa grâce pour que nous vivions, que nous croissions et que nous portions du fruit. Le langage que Jésus utilise pour caractériser notre relation avec lui est celui d’une union profonde. C’est un lien spirituel qui est semblable au lien qui uni le Fils au Père au sein de la Trinité. De même que le Fils est dans le Père et le Père dans le Fils, de même nous pouvons dire, si nous sommes unis à Christ par son Esprit, que nous sommes en lui et qu’il est en nous. Cette union profonde est ce qui permet le changement chrétien.

Si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de croire qu’on ne peut pas changer. Bien sûr, le changement est hors de notre portée lorsqu’on considère les forces qui nous sont propres. Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire. Mais avec lui, tout est possible. C’est pourquoi nous devons prier, demander à Dieu le changement – et Jésus nous le promet : ce changement nous sera accordé. Et si c’est là la puissance de l’union avec le Christ, alors il faut cesser de désespérer de ceux qui nous entourent. Ce qui compte, ce n’est pas la capacité que chacun à masquer ses faiblesses et ses défauts ! Ce qui compte, c’est si l’on est uni à Christ par son Esprit ou non. Et c’est pourquoi nous pouvons prier les uns pour les autres en demandant que Dieu nous fasse progresser.

II. Comment nous pouvons changer.

Pour changer, il faut « demeurer en Jésus », c’est-à-dire dépendre de lui. Cela se concrétise de deux manières.

Premièrement, il faut que ses paroles demeurent en nous. Il faut que nous connaissions notre Bible, que nous nous en imprégnions jusqu’à ce qu’elle transforme notre vision du monde et que nous ne regardions plus ce qui nous arrivent avec les lunettes de la culture ambiante mais avec celle de la Bible.

Deuxièmement, il faut que nous demeurions dans son amour. Il faut que nous nous rappelions que Jésus nous a aimés alors même que nous n’étions pas aimables et qu’il a fait ce qu’il fallait pour que nous soyons acceptés dans la présence divine alors même que nous n’étions pas acceptables. Se rappeler de l’amour que Jésus nous a manifesté est un instrument puissant du changement. C’est en contemplant l’amour qui nous a été accordé que nous pouvons laisser de côtés nos frustrations nos blessures et nos craintes.

III. Pourquoi nous devons changer.

Le changement est non seulement possible pour le chrétien, mais il est aussi nécessaire. Celui qui ne porte jamais de fruits ne peut avoir l’assurance qu’il est un chrétien authentique, car le changement est la preuve que nous sommes vraiment chrétiens, la manifestation que nous sommes vraiment les disciples du Christ. Il y a là un terrible avertissement pour ceux qui ne portent pas de fruits, qui ne progressent pas dans la vie chrétienne : peut-être ne sont-ils pas réellement unis à Christ. Ca ne veut pas dire que s’il n’y a pas de fruits visibles dans notre vie, c’est forcément qu’on n’est pas chrétien. Il y a des saisons où l’on porte plus de fruits que d’autres ! Mais si on ne porte jamais de fruits, on doit se poser des questions, parce que si nous sommes unis à Christ, alors nous pouvons changer, et que si nous ne changeons jamais, c’est peut-être qu’on est chrétien qu’en apparence. Et c’est pourquoi nous devons changer en demeurant dans les paroles et dans l’amour du Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Croître dans la grâce

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Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel

Pierre-Sovann | 8 juin 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche soir hier sur le texte de Jean 3.22-30 qui nous parle du « passage de témoin » entre Jean-Baptiste et Jésus. Ce texte nous apprend à nous réjouir plutôt qu’à être jaloux.

I. La jalousie des disciples

Lorsque vient pour nous le moment de céder la place, la réaction la plus naturelle que nous pouvons avoir, c’est le ressentiment, l’amertume et la jalousie. C’est dans notre texte l’attitude des disciples de Jean : ils ne veulent pas que le rayonnement du ministère de Jésus éclipse le rayonnement de leur propre maître.

II. La joie de Jean-Baptiste

Jean-Baptiste, pourtant, ne réagit pas avec jalousie et amertume lorsqu’il se rend compte que Jésus commence à avoir du succès, et que cela se fait au dépend de son propre succès. Au contraire il réagit avec beaucoup de joie. Comment cela est-il possible ? C’est parce qu’il trouve sa valeur non dans ses performances et dans son succès, mais dans l’amour qu’il reçoit de Dieu manifesté en la personne de Jésus-Christ. Voici trois caractéristiques de cette joie :

(i) il s’agit d’une joie qui trouve son fondement dans le principe-clé : « un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel ». Il n’y a rien que nous avons que nous n’ayons reçu. Nos dons, nos capacités ne sont pas le produit de nos efforts seulement mais sont finalement quelque chose qui relève du donné. Nous n’avons donc pas de quoi nous en vanter car il n’y a rien que nous avons que nous n’ayons reçu. Pour cette raison, il est inutile d’être jaloux de qui que ce soit. Notre valeur ne dépend pas de l’importance qu’on nous reconnait, du nombre de personnes que l’on dirige, de l’admiration que l’on suscite ou de l’argent qu’on a sur son compte bancaire. Notre valeur dépend uniquement de ce que Dieu nous aime. Pour cette raison nous pouvons relativiser le besoin de prouver aux autres que nous sommes quelqu’un car « un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel ». Et si c’est le cas, nous sommes libérés de la course de la performance et pouvons éprouver au lieu de la jalousie, de l’amertume et du ressentiment une joie intense et durable.

(ii) il s’agit d’une joie qui se manifeste pour une attitude de service. Lorsqu’on sait que notre valeur ne dépend pas de notre succès et de notre popularité, on devient libre du regard des autres. La conséquence, c’est qu’on peut se réjouir simplement de la mission qui nous est confié par Dieu, et l’accomplir dans la joie que l’on remarque ou non notre service. Jean-Baptiste savait que son rôle n’était pas d’être le Messie, mais seulement celui qui préparait sa venue. Il savait que ce n’était que temporairement qu’il devait occuper le devant de la scène. Sa joie ne dépendait pas de sa popularité mais du simple fait de servir son maître. Et pour cette raison, il peut nous dire que sa joie était parfaite.

(iii) il s’agit d’une joie qui a pour conséquence le désir de laisser toute la place à Jésus. Lorsqu’on aime vraiment quelqu’un, on veut que cette personne soit aussi appréciée par les autres. La joie d’aimer quelqu’un conduit à lui faire le plus de place possible dans notre vie et dans celle des autres. C’est ce genre de joie que Jean-Baptiste éprouvait. Pour lui, Jésus comptait tellement qu’il voulait que tout le monde le connaisse. Pour cette raison, ce n’est pas du tout une mauvaise nouvelle que la célébrité de Jésus commence à éclipse la sienne : c’est exactement ce qu’il souhaitait depuis le début !

Conclusion : Jean-Baptiste est un exemple formidable à suivre. Le problème, c’est que nous ne sommes souvent pas comme lui. Nous ressemblons plus souvent à ses disciples qu’à lui : nous éprouvons plus facilement de la jalousie et du ressentiment que de la joie. Alors, comment devenir comme lui ? C’est en considérant ce que Jésus a fait pour nous. Il s’est donné lui-même pour nous. Plus nous contemplons cette vérité simple – mais merveilleuse – plus nous sommes remplis d’une joie immense. Et c’est lorsque cette joie nous rempli que nous sommes libérés du besoin de prouver qu’on est quelqu’un.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Il n’y a pas de plus grand amour… (Jn 15.13)

Pierre-Sovann | 27 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Faculté Libre de Théologie Evangélique (à Vaux-sur-Seine) le jeudi 14 mai sur le texte de Jean 15.13 : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis ».

I. Ce que nous devons faire : aimer du plus grand amour qui soit en donnant notre vie pour nos amis.

De la même manière que Jésus nous a aimés, nous devons nous aimer les uns les autres. Or comme Jésus a donné sa vie pour nous, nous devons donner nos vies les uns pour les autres. Il ne s’agit pas là d’une invitation à littéralement mourir les uns pour les autres mais bien d’une invitation à mettre à mort notre égoïsme pour apprendre à servir les autres avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

Mais envers qui devons-nous agir ainsi ? Pas seulement envers ceux que nous trouvons aimables, car Jésus nous a aimés en donnant sa vie pour nous même si nous n’étions pas aimables. L’amour que Jésus a manifesté n’était pas une amitié avec des gens qu’il trouvait aimable mais avec des personnes plein de défauts qu’il a choisi d’aimer quand même. De même, nous devons choisir d’aimer notre prochain, quel qu’il soit, en donnant notre vie pour lui, en le servant avec nos capacités, notre temps, notre énergie et notre argent.

II. Pourquoi nous ne le faisons pas : parce que nous sommes incapables d’aimer du plus grand amour qui soit, de donner notre vie.

Jésus le dit juste avant dans son discours : sans lui, nous ne pouvons rien faire. Livrés à nous-mêmes et à notre corruption, nous sommes incapables de donner notre vie pour ceux que nous ne trouvons pas aimables. Au lieu de vivre en rendant gloire à Dieu, conformément au dessein initial qu’il avait pour l’homme lorsqu’il le créa, nous préférons vivre pour nous-mêmes et maîtriser nos vies, nous protéger, nous diriger nous-mêmes comme bon nous semble. En fait, même lorsque nous aidons les gens de notre propre fond, ce n’est pas réellement par amour pour nos prochains – pour les servir – mais par orgueil car nous voulons montrer que nous sommes des gens biens – pour nous servir !

Alors comment faire ? Comment donner sa vie pour ceux qui ne nous sont pas aimables ? Comment trouver les ressources nécessaires pour les aimer ? C’est en regardant…

III. Comment Jésus l’a fait à notre place : il a donné sa vie pour nous et a fait de nous ses amis.

Parce que nous sommes incapables de vivre comme Dieu nous le demande, tout ce que nous méritons c’est la colère de Dieu. Nous n’avons pas atteint l’objectif qu’il nous avait fixé. Tout ce qu’il devrait faire, c’est nous rejeter – et ce serait mérité !

Jésus n’avait donc aucune raison de nous aimer. Mais il a choisi de le faire. Il ne nous a pas aimés parce que nous étions aimables, mais parce qu’il est aimant. Il ne nous a pas aimés parce que nous le méritions, mais parce qu’il l’a mérité à notre place.

C’est en contemplant l’amour de Dieu pour nous que nous pouvons commencer à notre tour à aimer les autres comme il nous a aimés. C’est en regardant à ce que Jésus a fait pour nous que nous pourrons commencer à nous défaire de notre égocentrisme, de notre égoïsme et de notre orgueil. C’est seulement ainsi que nous pourrons aimer ce qui ne nous sont pas aimables, les personnes dont on n’a pas l’impression qu’elles méritent notre temps, notre énergie, notre estime, nos dons. Ce n’est pas par culpabilité ni par orgueil que nous les aiderons, mais c’est en réponse à ce que Jésus a fait pour nous à notre place. Il a donné sa vie pour nous et nous a appelés ses amis.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Il n’y a pas de plus grand amour.

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Ce sera de votre part un culte raisonnable (Rom 12.1-2)

Pierre-Sovann | 11 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes hier sur le texte de Romains 12.1-2 qui nous parle du « culte raisonnable » que nous devons rendre à Dieu.

I. Le culte, pourquoi ?

La raison pour laquelle nous devons rendre un culte à Dieu, c’est parce que c’est logique ! En effet, si l’on considère ce que Dieu a fait pour nous, la conclusion à laquelle cela nous conduit, c’est qu’il est bien normal de lui rendre un culte. A la lumière de la bonté que Dieu nous manifeste, lui rendre un culte paraît tout à fait raisonnable : alors que nous sommes pécheurs, que nous avons transgressé la Loi de Dieu et que pour cette raison tout ce que nous méritons c’est sa colère, Dieu est venu dans le monde en la personne de Jésus-Christ pour vivre la vie de fidélité à Dieu que nous devrions tous vivre et pour souffrir la mort que nous devrions tous souffrir en tant que transgresseurs de la Loi. Ainsi, ceux qui mettent leur foi en lui sont déclarés justes et peuvent être assurés qu’il n’y a plus condamnation pour eux. La vie chrétienne se vit à la lumière des compassions de Dieu. Nous ne voulons pas obéir à Dieu pour qu’il nous sauve, mais parce qu’il nous a déjà sauvés.

II. Le culte, c’est quoi ?

La réponse logique à ce que Dieu a fait pour nous, c’est d’offrir nos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Nous n’offrons pas ce sacrifice dans le but d’obtenir notre salut, mais parce que nous avons été sauvés. Offrir son corps en sacrifice vivant, c’est une manière de dire qu’on se donne tout entier à Dieu, qu’on se consacre à lui. Parce que Dieu s’est donné lui-même pour nous en Jésus-Christ, la seule réaction vraiment raisonnable à l’amour de Dieu ainsi manifesté c’est de nous donner à lui entièrement en retour. Cela signifie que le culte que nous offrons à Dieu ne peut pas se limiter à 1 ou 2 heures le dimanche matin : c’est toute notre vie qui doit devenir un culte pour Dieu. C’est la manière dont nous nous comportons à la maison, au travail, à l’école qui manifeste que nous nous appartenons pas nous-mêmes mais au Seigneur.

III. Le culte, comment ?

Ce que Dieu a fait pour nous est la cause du culte que nous rendons à Dieu et qui implique de se donner soi-même à Dieu, à se consacrer à lui. Cela signifie que le culte raisonnable que nous offrons à Dieu consiste principalement en un changement de vision du monde, de perspective. Plutôt que de continuer à vivre pour nous-mêmes avec nos intérêts en vue, nous commençons à vivre à la lumière de ce que Dieu a fait pour nous, et cela nous fait changer notre manière de voir les choses. En effet, en lisant la Bible, nous y découvrons la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait pour nous dans l’Histoire et ça change notre façon d’être. Si nous voyons que Christ est venu pour nous servir, alors ça nous libère du désir de nous servir nous-mêmes et nous pouvons commencer à servir les autres. Si nous voyons combien Christ nous a aimés, alors ça nous donnera la force d’aimer et de faire du bien même à nos pires ennemis. Si nous voyons que Christ a subi l’injustice pour nous afin que nous soyons déclarés justes devant Dieu, alors ça nous aidera à supporter les injustices que nous subissons. Si nous voyons que Christ n’a pas recherchés ce qui lui plaisait mais nos intérêts, alors ça nous donnera les moyens de rechercher non nos intérêts mais ceux des autres. C’est en regardant dans l’Evangile (i.e. la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait dans l’Histoire par Jésus-Christ) que nous trouverons la force et la motivation pour consacrer notre vie toute entière à Dieu.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Ce sera de votre part un culte raisonnable. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Vivre autrement (Galates 5.13-26)

Pierre-Sovann | 20 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à la Rencontre du Dimanche Soir de la Rue de Sèvres. Dans Galates 5.13-26, l’Apôtre Paul explique pourquoi il est si difficile de changer et à quoi ressemble le changement chrétien.

I. La difficulté du changement

Le texte biblique ne prétend pas que les chrétiens sont meilleurs que les autres et l’expérience le confirme. Pourquoi ? Parce que, nous dit l’Apôtre, la vie chrétienne est une lutte entre deux influences : d’une part le principe d’une vie livrée à elle-même et d’autre part celle d’une vie conduite par l’Esprit de Dieu. Le chrétien oscille durant toute sa vie entre ces deux principes et lorsqu’il ne soumet pas sa vie à la conduite de l’Esprit mais qu’il essaie de se diriger de manière autonome il peut s’ensuivre toute forme de chutes morales. Il y a une difficulté au changement, parce qu’il y a une lutte dans la vie du chrétien. Cependant, si changement est difficile il est aussi nécessaire parce qu’il est la preuve que l’on est un chrétien authentique. Ce changement, à quoi doit-il ressembler ?

II. La nature du changement

L’Esprit produit dans la vie du chrétien un fruit ce qui signifie que le changement en vue est :

1. un changement graduel

L’arbre ne produit pas son fruit d’une manière soudaine : c’est de manière invisible à l’œil nu que l’arbre croit et porte son fruit. Il en va de même du changement chrétien : il est graduel.

2. un changement inévitable

Ce fruit n’est pas l’œuvre de l’homme mais le fruit de l’Esprit. Par conséquent, tous ceux qui ont reçu l’Esprit de Dieu, tous ceux qui ont mis en leur confiance en Jésus vont changer, car c’est le fruit que porte en nous l’Esprit de Dieu. Ce changement est inévitable et s’il n’y a aucun changement dans notre vie, c’est que nous ne sommes pas chrétiens.

3. un changement interne

Le fruit croît de manière interne et non externe, de manière organique et non mécanique. Le fruit que produit l’Esprit de Dieu en nous n’est pas d’abord un changement de comportement mais d’abord un changement de caractère. Il ne s’agit pas d’une réforme extérieure mais d’une transformation intérieure qui consiste principalement à ne plus compter sur soi-même pour être sauvé mais sur la personne et sur l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ.

4. un changement symétrique.

Les changements que produit l’Esprit dans la vie du chrétien ne sont pas appelés les fruits de l’Esprit mais son fruit (au singulier). C’est parce que les différents changements qu’amène l’Esprit ne sont pas indépendants : ils grandissent ensemble. Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi.

Conclusion

Pour changer, il faut premièrement mettre sa confiance en Jésus-Christ comme celui qui a vécu la vie que nous devrions tous vivre et qui souffert la mort que nous devrions tous souffrir. Si nous appartenons à Jésus-Christ et que nous sommes unis à lui par la foi, alors il nous faut reconnaître que nous avons déjà crucifié la chair avec ses passions et ses désirs, car il a porté tout cela pour nous sur sa Croix. Dès lors, nous pouvons vivre par l’Esprit, c’est-à-dire désirer ce que désire l’Esprit : regarder vers Jésus, contempler sa beauté. L’Esprit produit son fruit en nous en nous ramenant encore et toujours au message de l’Evangile. S’il en est ainsi, nous pourrons renoncer à la vanité et arrêter de se comparer les uns aux autres, de juger si on est plus ou moins avancé que notre voisin. La comparaison ne produit pas le changement mais seulement la jalousie ou le mépris des autres. Mais si nous fixons nos regards sur Jésus, si nous plongeons nos regards dans l’Evangile alors Dieu produira en nous le fruit de l’Esprit de Jésus-Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Vivre autrement.

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