Après être revenu de Judée en Galilée (Jn 4.43-54)
Pierre-Sovann | 3 mai 2010Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée lors du culte du 24 avril 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes à partir du texte de Jean 4.43-54 :
I. Une nouvelle étape (v.43-45)
Après avoir commencé à faire des signes miraculeux en Judée, la popularité de Jésus grandit. Des personnes viennent à lui, mais pas toujours pour de bonnes raisons. Une certaine ambiguïté dans leur relation à Jésus demeure. Alors Jésus veut lancer une nouvelle étape de son ministère. Il veut faire le tri entre ceux qui le suivent parce qu’ils sont attachés réellement à son message et à sa personne et ceux qui le suivent avec un attachement superficiel parce qu’ils espèrent obtenir de bonnes choses de lui. Jésus rentre en Galilée pour commencer cette nouvelle étape. Et c’est dans ce cadre-là qu’après le premier signe miraculeux de l’eau changée en vin, il opère le second signe que l’évangéliste Jean choisit de nous rapporter.
II. Un second signe (v.46-54)
Ce second signe ressemble beaucoup au premier signe dans la manière dont il est raconté. Et ce second signe, tout comme le premier, a été fait par Jésus a Cana de Galilée. Cela semble indiquer une inclusion littéraire, c’est-à-dire la délimitation d’une section et qui commence ou termine par deux épisodes ou deux phrases parallèles. Dans cette section (Jn 2.1-4.54) Jésus a fait ses premiers signes miraculeux, s’est attiré ses premiers disciples, mais leur foi en lui est encore ambigüe. Mais avec ce second signe, il commence à faire le tri, tri qui culminera à la fin de son ministère en Galilée (Jn 6.66).
En effet, dans cet épisode, un homme désespéré vient à Jésus. Il a fait à peu près 30 km à pied parce qu’il a entendu que ce Jésus qui avait si bonne réputation était revenu en Galilée. Il arrive à Cana où Jésus réside. Il demande autour de lui d’une manière pressante où est ce Jésus. Une foule de badaud se forme alors certainement autour de lui pour voir ce que Jésus fera lorsque cet homme l’aura trouvé. Et quand il trouve enfin Jésus, il lui demande de venir avec lui pour guérir son fils. Mais Jésus répond sèchement : « si vous ne voyez pas de miracles, vous ne croirez donc pas ? » Les foules en quête de sensationnel sont assez reprises. Mais l’homme ne se décourage pas et réitère sa demande. Jésus lui dit alors qu’il peut rentrer chez lui, car son fils vit. La foule se disperse, supposant sans doute que Jésus se débarasse de ce pauvre père à bon compte. Mais le père, lui, croit à la parole de Jésus. Il rentre chez lui. Et alors qu’il est sur sa route, des serviteurs viennent à sa rencontre et lui annoncent que la fièvre a quitté son fils et que celui-ci vit. L’homme demande quand cela a eu lieu. Quand ? Au moment même où Jésus lui a dit que son fils vivait. Alors il croit, lui et toute sa famille.
L’évangile, c’est la proclamation que Jésus est le roi envoyé par Dieu pour gouverner notre monde et qu’en conséquence nous devons lui soumettre nos vies. En guérissant le fils de cet homme à distance, il a manifesté sa gloire, son autorité de roi envoyé par Dieu. Comment réagissons-nous face à un tel récit ? Le recevons-nous aveec incrédulité, en essayant de trouver des explications qui nous soustraieraient au devoir de nous soumettre à lui ? Ou devenons-nous des disciples qui nous attachons à sa personne parce que nous voyons à travers ce récit sa gloire ? C’est à ce genre de question que ce récit, comme tout l’évangile de Jean d’ailleurs, nous amène…
Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Après être revenu de Judée en Galilée.





