Un apprenti-pasteur à Paris

Blog d'un étudiant en théologie
  • rss
  • Accueil
  • À propos
  • Réflexions chaunypsiennes
  • Contact

Je me couche… et je m’endors (Ps 3)

Pierre-Sovann | 6 mars 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise des Ternes. Dans le Psaume 3, David exprime le désespoir qui l’accapare alors que son propre fils, Absalom le poursuit. Mais parce qu’il a confiance en Dieu, David retrouve le calme… et le sommeil !

I. Le désespoir de David devant Dieu

Les ennemis de David sont nombreux à tel point que les gens commencent à dire de lui qu’il a perdu la faveur de l’Eternel et qu’il subit sa colère. David est désespéré. C’est son propre fils, Absalom, qui le poursuit et qui veut le mettre à mort. Mais dans son désespoir, c’est à Dieu que David s’adresse, avec honnêteté.

II. La relation de David avec Dieu

L’apostrophe que David utilise nous montre quelle relation il avait avec Dieu : ‘Mais toi, Eternel, tu es mon bouclier, tu es ma gloire, et tu relèves ma tête‘. L’Eternel est le bouclier de David. Il s’agit là d’une image qui évoque bien sûr la protection. Mais il y a plus que cela. L’image du bouclier fait partie, dans la Bible, du langage de l’alliance. Cette image sert à illustrer une protection de Dieu bien particulière : c’est la protection que reçoivent de Dieu ceux qui mettent leur confiance en lui. Il s’agit là de la protection que reçoivent ceux que Dieu déclare justes malgré leur injustice personnelle. Autrement dit, lorsque David dit que Dieu est son bouclier, il déclare que Dieu est celui qui lui enlève sa culpabilité, qui le protège de la colère divine. Dès lors, David peut aussi dire que l’Eternel est sa gloire. C’est une manière de dire que Dieu est important pour lui, qu’il pèse dans sa vie, qu’il fait le poids. Et si c’est Dieu qui est notre gloire, alors nous serons toujours consolés, car, quelques soient les circonstances, Dieu ne change pas. C’est pourquoi David déclare que l’Eternel est celui qui lui relève la tête. Voici la relation que David a avec Dieu. Et du coup il le prie : il crie à lui à pleine voix.

III. La confiance de David en Dieu

Parce que David était dans une telle relation d’alliance avec Dieu, il peut lui faire confiance. La conséquence ? C’est qu’il peut dire : ‘je me couche… et je m’endors‘. C’est en Dieu que David se pose, qu’il se repose. Et du coup, il n’a plus peur, aussi oppressantes que soient les circonstances.

IV. La prière de David à Dieu

Parce que David est dans une relation d’alliance avec Dieu, il le prie : il crie vers lui à pleine voix. Il demande à ce que la justice soit faite, à ce qu’il soit délivré de ses ennemis. Pourquoi ? Parce que c’est Dieu qui a les cartes en main, c’est lui qui détermine l’Histoire et qui seul peut délivrer, qui seul peut nous sauver. C’est lui qui peut donner des bénédictions à son peuple. Alors David prie Dieu.

Conclusion

Ce psaume nous assure que dans la détresse, nous pouvons retrouver le calme et la confiance en Dieu en nous adressant à lui par la prière, en lui exprimant notre détresse, en lui demandant sa protection, en sachant pleinement qu’il fera justice, qu’il vengera son peuple, qu’il maintiendra son alliance avec nous.

Mais ce qui est étonnant, c’est qu’un tel psaume a pu être écrit dans de telles circonstances. Après tout, David n’était pas un homme exempt de tout reproche. Il avait été adultère et meurtrier. Sa fuite n’était d’une certaine façon que le châtiment que Dieu lui infligeait. Alors comment un homme injuste peut-il en appeler à l’Eternel ? Comment peut-il crier à pleine voix vers Dieu et espéré être entendu alors qu’il ne le mérite pas ? David ne savait pas exactement pourquoi et comment Dieu pouvait entendre ses prières, mais il savait que le Dieu qui avait fait alliance avec lui serait fidèle à ses promesses…

Ce que révèle la suite de l’histoire biblique, c’est qu’un autre homme est apparu plus tard. Lui aussi a connu la persécution, l’affliction, la détresse, le désespoir. Lui aussi a été trahi par un proche. Lui aussi a dû entendre la voix des personnes qui pensait que Dieu l’avait abandonné. Lui aussi s’est senti abandonné par Dieu. Mais à la différence de David, c’est qu’il était parfaitement innocent. Et pourtant, il ne trouva pas la protection auprès de Dieu, et le seul sommeil qu’il trouva fut celui de la mort. Mais parce que la mort ne pouvait le retenir, il se réveilla le troisième jour. Jésus a vécu la vie que nous devrions tous vivre devant Dieu, il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir en tant que pécheurs. Et c’est pour cela que des pécheurs comme David – et comme vous et moi – pouvons venir à Dieu et lui dire notre désespoir en ayant la pleine confiance que nous serons écouté, par les mérites du Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Je me couche… et je m’endors. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Cela lui fut imputé à justice (Rm 3.27-4.25)

Pierre-Sovann | 4 mars 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 27 février à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte de Romains 3.27-4.25 l’Apôtre Paul tire les conséquences de la doctrine de la justification par la foi seule qu’il vient d’énoncer et répond aux trois questions suivantes :

I. Où donc est le sujet de se glorifier ?

Il n’y a pas sujet de se glorifier car Abraham lui-même n’avait pas sujet de se glorifier. Abraham est celui avec qui Dieu a conclu l’alliance de grâce par laquelle il prend la décision de sauver librement des personnes qui ne le méritent pas. Abraham est ainsi « notre père à tous », c’est-à-dire à tous ceux qui mettent leur foi dans le Dieu de la Bible. Or Abraham lui-même n’a pas de sujet de se glorifier parce qu’il n’a pas été déclaré juste à cause de ses œuvres mais parce que sa foi lui a été mis à son crédit.

Il n’y a donc pas sujet à se glorifier car l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la Loi. La Bible montre bien que l’homme est incapable de mériter son salut et de le recevoir comme un salaire. Au contraire, on ne peut le recevoir que comme une grâce, que comme un don, car Dieu se présente comme celui « qui justifie l’impie », qui déclare juste des injustes. Comment cela est-il possible ? C’est parce que, par la foi, il unit ces impies à Jésus-Christ, de sorte qu’il les considère en lui et qu’ainsi tout ce que le Christ a fait en leur faveur est mis à leur compte. De cette manière, la justice du Christ est mise à notre compte, et simultanément, nos péchés ne nous sont plus comptés.

II. Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ou est-il aussi celui des païens ?

Dieu est aussi le Dieu des païens, car la circoncision n’est pas la cause de l’imputation mais le signe et le sceau de la justice obtenue par la foi. Le salut est par grâce. Mais alors pourquoi Dieu a-t-il donné des règles comme la circoncision ? N’est-ce pas pour qu’on soit sauvé par notre soumission à ces règles ? Pas du tout ! En effet, la circoncision, par exemple, n’a jamais été donné pour que l’homme soit déclaré juste (puisqu’Abraham lui-même a été déclaré juste avant d’être circoncis). Alors à quoi sert la circoncision ? A signifier et sceller la justice qui vient de la foi. La circoncision n’accomplit rien en elle-même mais sert à attester de la promesse de Dieu que celui qui met sa foi en lui sera sauvé.

Dieu est aussi le Dieu des païens, car l’alliance conclue par Dieu avec Abraham et sa postérité est fondée sur la promesse et non sur l’obéissance. La promesse de l’héritage du monde n’a pas été donné à Abraham parce qu’il avait obéi à Dieu, mais avant même qu’Abraham ait commencé à obéir à Dieu. Cela nous montre que la promesse de Dieu n’a pas pour fondement l’obéissance de l’homme mais la seule volonté de Dieu. Autrement dit, la promesse de Dieu est inconditionnelle, et pour cette raison, ce n’est pas en gardant la Loi (c’est-à-dire en étant Juif) qu’on peut être sauvé. Malgré notre injustice, Dieu se propose de nous sauver. Il ne se fonde pas sur notre obéissance pour nous sauver, sans quoi personne ne le serait. Mais parce que c’est par pure grâce qu’il nous sauve, en fonction de la promesse qu’il a faite, alors ça veut dire que toute sorte d’hommes peut être sauvé (et non seulement une élite).

III. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ?

Nous n’anéantissons pas la loi par la foi, car la loi (c’est-à-dire l’Ancien Testament) a précisément été écrite pour nous faire connaître l’Evangile, c’est-à-dire que le salut n’est pas quelque chose qu’on peut mériter mais qu’au contraire on ne peut le recevoir que par la grâce. Puisque la justification par la foi était déjà la manière dont les croyants de l’Ancien Testament (à la suite d’Abraham) était sauvés, il s’ensuit que la loi n’est pas anéanti par la foi mais qu’au contraire nous confirmons la loi en établissant le principe de la justification par la foi seule, sans les œuvres de la Loi.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Cela lui fut imputé à justice.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le règne victorieux du Christ (Psaume 2)

Pierre-Sovann | 23 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise des Ternes. Dans le psaume 2, David décrit comment la nature humaine se rebelle constamment contre le règne de Dieu et comment celui-ci établi son Christ sur l’univers tout entier. Au final, c’est un appel à se soumettre volontairement au règne du Christ qui nous est donné, car c’est ainsi que nous serons vraiment heureux.

I. La rébellion des nations contre le règne du Christ.

La nature humaine est en rébellion contre Dieu et contre celui qu’il a établi comme Roi de toute la Création (Jésus, le Christ). Elle refuse de se soumettre à lui et projette constamment de le renverser. Dans l’Histoire, cette tendance naturelle de l’Homme à la rébellion contre Dieu et contre son Roi (son Christ) s’est traduit par la crucifixion de Jésus-Christ lorsqu’Hérode, Ponce-Pilate et les habitants de Jérusalem se sont ligués contre lui. Pourtant cette rébellion (qui est aussi la nôtre) n’a pas eu l’effet escompté : au lieu de renverser le Roi établi par Dieu, le complot qu’on a mené contre lui n’a pas conduit seulement à son humiliation, mais aussi à sa gloire…

II. La réaction de Dieu le Père à la rébellion des hommes.

Quelle est la réaction de Dieu à la vaine tentative des hommes de le renverser, lui et son Christ ? C’est de se moquer ! Les hommes ne peuvent absolument rien faire pour contrecarrer ses plans, car même leur rébellion fait partie de ce que son conseil et sa main ont déterminé d’avance. Mais parce que leur rébellion est volontaire (et non seulement subie), elle leur attire aussi le jugement effroyable de Dieu qui confirme ce qu’il a déjà décidé : son Christ sera bel et bien établi et les nations devront plier le genou devant lui.

III. La proclamation par le Fils de Dieu de son propre règne.

A la réaction de Dieu le Père s’ajoute la proclamation par le Fils de Dieu de son propre règne. Jésus règnera un jour sur l’univers tout entier, et en fait, il règne déjà, malgré les apparences, et ce, depuis sa résurrection. Ca ne veut pas dire que Jésus a commencé à être Fils de Dieu au moment de sa résurrection (puisqu’il l’était de toute éternité) mais qu’il a officiellement commencé à régner à ce moment là. Sa résurrection démontre qu’il est le Fils de Dieu, le roi que Dieu a établi et, pour cette raison, nous pouvons être sûrs qu’un jour l’univers tout entier lui sera pleinement et manifestement soumis. Pour cette raison, nous devons garder courage malgré les souffrances et les persécutions du monde présent, car Jésus-Christ règne déjà et un jour il établira un monde parfait.

IV. Le conseil donné aux hommes de se soumettre au Fils de Dieu.

Puisque Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection, il faut en tenir compte. On doit arrêter d’essayer d’être notre propre maître, notre propre Dieu. Si même les rois sont appelés à laisser le Fils de Dieu diriger leur vie, ça veut dire qu’on doit tous cesser d’être en rébellion contre Dieu et contre son Christ, qu’on doit tous changer d’attitude et se soumettre à lui. Il faut maintenant se conduire avec sagesse, se laisser instruire, reconnaître que nous sommes incapables par nous-mêmes de gouverner correctement notre vie. Il faut servir l’Eternel avec crainte et se réjouir en lui tout en tremblant. Il y a là un paradoxe. Nous pouvons nous réjouir plus et être plus heureux que nous n’aurions jamais osé l’imaginer, car Dieu se propose de nous amnistier malgré notre rébellion, à la seule condition de rendre les armes aux pieds de son Fils. Mais il faut nous en réjouir avec crainte – en tremblant même !   car c’est là un grand salut qui nous est proposé et que nous ne devrions pas mépriser. Celui qui peut nous détruire en un instant est aussi celui qui sauve ceux qui mettent leur confiance en lui. Et pour cette raison, nous pouvons être heureux, vraiment heureux, car nous découvrons en contemplant le roi établi par Dieu – et en venant à lui – que nous sommes plus rebelles et méchants que ce que nous n’aurions jamais osé imaginer et qu’en même temps nous sommes plus aimés et plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le règne victorieux du Christ. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Deux façons de vivre (Ps 1)

Pierre-Sovann | 17 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes. Dans le Psaume premier, le psalmiste décrit deux manières de vivre : celle du juste et celle des méchants.

I. Le portrait du juste

L’homme juste est celui qui a atteint une perfection morale et qui en est parfaitement heureux.

Sa perfection morale consiste négativement à fuir le péché qui est un état de rébellion contre Dieu que l’on peut décrire comme un processus de paralysie de plus en plus total, comme un endurcissement de plus en plus profond ; et positivement à prendre plaisir dans la Loi de l’Eternel, a faire ses délices des commandements de Dieu de sorte qu’il est en permanence en train d’agir conformément à la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée dans la Bible.

Son bonheur est parfait. Comme un arbre planté près d’un cours d’eau qui donne son fruit en sa saison et dont le feuillage ne flétrit pas, tout ce que fait le juste lui réussit. Pourquoi ? Précisément parce qu’il prend plaisir en la Loi de Dieu.

II. Le portrait des méchants

Les méchants, ce sont ceux qui ne sont pas comme l’homme juste. Ils cherchent leur bonheur ailleurs qu’en Dieu et qu’en sa Loi.

Au contraire du juste qui est comme un arbre qui est solidement enraciné dans la Parole de Dieu et qui par conséquent porte un fruit désirable, les méchants sont comme de la paille que le vent disperse. Lorsque nous nous rebellons contre Dieu et que nous refusons de faire de lui nos délices, alors notre vie n’a pas plus de substance qu’un fétu de paille emporté par le vent.

III. La destinée des justes et des méchants

Dieu approuve la manière de vivre des justes mais il n’en est pas ainsi des méchants. A l’inverse des justes, ceux-ci ne vont pas vers un bonheur éternel, mais vers une ruine effroyable qui correspond à la fois à l’application de la justice et à ce que les méchants réclament eux-mêmes. Lorsque l’homme dit constamment à Dieu : « laisse-moi tranquille », celui-ci finit un jour par donner au méchant ce qu’il demande et ce qu’il mérite… Et c’est cela qui provoque la ruine de l’homme, parce que lorsque l’homme créé à l’image de Dieu est abandonné par lui, il est alors coupé de la source de sa vie.

Conclusion

Et nous, faisons-nous partie de l’assemblée des justes ? Ou sommes-nous au nombre des méchants ? Si nous sommes honnêtes, nous nous rendrons compte que nous ne ressemblons pas au portrait de l’homme juste…

Plusieurs centaines d’années après la rédaction de ce psaume, un homme est apparu… Jésus est la seule personne qui s’est toujours abstenu du péché et qui a toujours trouvé son plaisir dans la personne de Dieu et dans sa Loi. Et pourtant, au lieu de d’être heureux comme l’homme juste, il a connu la ruine qui était destiné aux méchants. Sur la Croix, lui qui était pleinement Dieu, il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Jésus a vécu la vie que nous devrions tous vivre en s’abstenant à chaque instant du péché et en prenant plaisir en Dieu et en sa Loi. Et il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir puisqu’il s’est senti abandonné par Dieu, coupé de la source de vie. Et pourquoi l’a-t-il fait ? Pour que des méchants puissent être déclarés justes… Et de cette manière, Jésus devient l’homme juste et heureux… Tout ce qu’il a voulu faire en prenant plaisir en la Loi de Dieu, il l’a réussi ! Avant de mourir, il a ainsi pu dire : « tout est accompli ». Car ce qu’il voulait, c’était délivrer des méchants, des pécheurs de l’esclavage du péché de sorte que tous ceux qui s’unissent à lui par la foi soient sauvés de la ruine à venir et qu’ils soient grâce à lui acceptés dans la présence de Dieu.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Deux façons de vivre. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Paul, l’Evangile et les chrétiens de Rome (Rom 1.1-15)

Pierre-Sovann | 19 janvier 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 16 janvier à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte de Romains 1.1-15 l’Apôtre Paul explique quel est son message et sa préoccupation pour les chrétiens de Rome à qui il écrit.

I. Paul et l’Evangile

1. La mission de Paul : Paul se présente non en énumérant ses accomplissements passés mais en énonçant la relation qui le lie au Christ, car c’est en lui qu’est son identité. Du coup, il se retrouve avec une mission : celle d’annoncer la bonne nouvelle de ce que Dieu a fait pour nous dans l’histoire par Jésus-Christ. Bien sûr, sa mission était particulière, car il était un des Apôtres du Christ. Mais il y a là une application pour chaque chrétien : tous ceux qui ont rencontré le Christ ressuscité peuvent et doivent parler de celui qui les sauve.

2. Le message de Paul : contrairement à ce qu’on trouve dans toutes les autres religions, le Christianisme n’a pas en son centre une sagesse, des instructions à respecter pour être sauvé ; mais elle a un Evangile, c’est-à-dire l’annonce joyeuse de quelque chose qui a eu lieu dans l’histoire et qui concerne celui qui est humainement le Fils de David et divinement le Fils de Dieu : Jésus. Cela signifie que nous ne devons pas lire la Bible comme un manuel d’instructions pour réussir sa vie, parce que si on fait ça on se concentrera sur ce qu’on doit faire pour Dieu et on passera à côté de l’Evangile qui est l’histoire de ce que Dieu a fait pour nous. Que nous raconte cette histoire ? Que Dieu est venu en la personne de Jésus pour vivre la vie que nous devrions tous vivre et pour subir la mort que nous devrions tous subir. Lui qui était éternellement Dieu, il s’est dépouillé de sa gloire en revêtant notre nature humaine et en s’unissant humblement à notre condition. Il a vécu une vie parfaite, obéissant en toutes choses à Dieu, mais il a néanmoins terminé sa vie sur une Croix, souffrant ainsi la mort d’un criminel. Mort et enseveli, il est ressuscité des morts le troisième jour, montrant par là même sa victoire sur le péché et la mort, victoire par laquelle nous pouvons mettre notre confiance en lui d’une manière qui nous transforme entièrement.

3. La motivation de Paul : Paul se met au service de ce message parce qu’il sait que lorsque Dieu nous accepte grâce à l’œuvre et à la personne du Christ, ça fait de nous des hommes et des femmes en mission. Cette mission consiste à annoncer cette nouvelle qui nous a nous-mêmes transformé aux gens qui nous entourent de telle sorte qu’elle les transforme à leur tour. C’est de cette manière que l’on fera le plus de bien à nos prochains. Mais au final, la motivation principale de Paul est d’agir pour le nom de Christ, de chercher non sa propre gloire en se faisant un nom, mais la seule gloire de Dieu.

II. Paul et les chrétiens de Rome

1. La prière de Paul : Paul remercie Dieu pour la foi et pour le témoignage des chrétiens de Rome, ce qui signifie que même la foi et le retentissement qu’elle peut avoir autour de nous sont des dons de Dieu. Il prie de manière continuelle, c’est-à-dire avec une grande discipline. Il prie enfin en demandant que la volonté de Dieu s’accomplisse soumettant ainsi son ministère à la volonté spécifique et cachée de Dieu.

2. Le plan de Paul : Paul veut venir à Rome pour communiquer des bienfaits spirituels aux chrétiens de Rome, ou encore mieux pour que chacun soit encouragé par la foi de l’autre. Il espère que son œuvre et sa prédication produira quelques bons fruits et, surtout, il veut venir parce que c’est sa mission d’annoncer l’Evangile à tous les hommes, y compris aux chrétiens, ce qui nous montre combien l’Evangile est profond et large, car c’est par l’Evangile que les non-chrétiens viennent à Christ, et c’est par l’Evangile que les chrétiens viennent à l’obéissance de la foi, qu’ils commencent à ressembler à Jésus.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Paul, l’Evangile et les chrétiens de Rome.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Devenir saints comme Dieu (1 P 1.10-25)

Pierre-Sovann | 9 janvier 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le 28 décembre. Dans le texte d’1 Pierre 1.10-25 l’Apôtre nous rappelle l’appel que reçoivent les chrétiens et montrent comment ils peuvent assumer une telle vocation.

I. L’appel qui nous est adressé

Dans ce passage, l’Apôtre Pierre exhorte ses destinataires à être saints. Que signifie être saint ? C’est conformer nos pensées aux pensées de Dieu, notre caractère à son caractère et nos actes à ses actes. Les domaines dans lesquels Dieu exige que nous soyons saints sont (i) notre intelligence, (ii) nos émotions, nos sentiments et nos paroles, (iii) nos actes. Bref, nous devons être saints partout et tout le temps. Quant à l’intensité de la sainteté que nous devons atteindre, l’objectif est également clair : nous sommes appelés à être saints comme Dieu est saint. Enfin, en ce qui concerne l’attitude générale avec laquelle nous devons répondre à notre appel, il s’agit de chercher à devenir saints en se revêtant d’une crainte respectueuse du Seigneur par laquelle la seule pensée de lui causer du déplaisir nous attriste.

II. Le moyen par lequel nous pouvons répondre à cet appel

Le problème, c’est que nous ne pouvons pas de nous-mêmes être saints de cette manière. Pour pouvoir aimer Dieu de tout notre être et notre prochain comme nous-mêmes, il faut que se produise un tel changement en nous que l’Apôtre Pierre appelle cette expérience une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu. Et quel moyen l’Esprit de Dieu utilise-t-il pour nous renouveler ainsi ? La parole vivante et permanente de Dieu. C’est cette parole qui peut nous transformer. Pourquoi ? Parce qu’il y a une puissance de vie dans cette parole. L’image que l’Apôtre utilise ici est celle d’une graine. La spécificité d’une graine par rapport à un caillou, c’est que la graine porte la vie en elle-même, alors qu’il n’y a pas de vie dans le caillou. De même la Parole de Dieu peut nous transformer radicalement alors que la sagesse des hommes n’a jamais ce pouvoir et ne produit en fait qu’une manière de vivre dépourvue de sens. Et puisque seule la Parole de Dieu peut nous transformer, alors nous devons faire tout ce qui est en notre possible pour nous trouver aux endroits où la Parole de Dieu est annoncée et expliquée fidèlement, car c’est ce moyen que Dieu promet d’utiliser pour nous transformer.

Cependant, il faut bien comprendre que tous ceux qui sont exposés à la Parole ne seront pas nécessairement transformés. Pourquoi ? Parce que dans certaines personnes sa Parole reste à la surface, alors que dans d’autres elle pénètre profondément. Il nous reste à savoir ce qu’il nous faut pour que la Parole de Dieu pénètre profondément en nous.

III. La manière d’employer ce moyen mis à notre disposition

Pour que la Parole de Dieu pénètre en nous, il faut comprendre la spécificité de l’Evangile. Contrairement à ce qu’on trouve dans toutes les autres religions, le Christianisme n’a pas en son centre une sagesse, des instructions à respecter pour être sauvé ; mais elle a un Evangile, c’est-à-dire l’annonce joyeuse de quelque chose qui a eu lieu dans l’histoire. Et si on voit la différence qu’il y a entre l’approche de la Bible et celle des autres religions, c’est que la Parole de Dieu a commencé à pénétrer en nous.

Cela signifie que nous ne devons pas lire la Bible comme un manuel d’instructions pour réussir sa vie, parce que si on fait ça on se concentrera sur ce qu’on doit faire pour Dieu et on passera à côté de l’Evangile qui est l’histoire de ce que Dieu a fait pour nous. Que nous raconte cette histoire ? Que Dieu est venu en la personne de Jésus pour vivre la vie que nous devrions tous vivre et pour subir la mort que nous devrions tous subir.

Mais d’après l’Apôtre Pierre, toute la Bible nous parle de Jésus. Par exemple, il faut savoir derrière le sacrifice des agneaux sans défaut et sans tâches des lois de purifications, le véritable agneau sans défaut et sans tâche qui nous rachète de notre vaine manière de vivre… Si on voit cela, si on apprend à chercher Jésus dans toute la Bible, alors elle cessera d’être pour nous un manuel d’instruction et deviendra un Evangile, la proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait pour nous par Jésus-Christ.

Si c’est ainsi que nous lisons la Bible, nous serons comme les anges qui plongent sans cesse leurs regards dans l’Evangile. Et s’il en est ainsi pour nous, alors nous serons transformés, car la moyen par lequel Dieu nous transforme par son Esprit pour nous rendre saints, c’est en nous faisant contempler la gloire de son Fils.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Devenir saints comme Dieu. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Le Seigneur de la fête (Jn 2.1-11)

Pierre-Sovann | 6 janvier 2009

Voici un résumé d’une prédication que j’ai donné le 7 décembre 2008 à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville et le 21 décembre 2008 à l’Eglise Evangélique Baptiste de Paris-Centre. Dans le texte de Jean 2.1-11 Jésus est invité avec ses disciples à un mariage. C’est l’épisode des Noces de Cana, une ville de Galilée. C’est à cette occasion que Jésus a opéré son tout premier miracle et qu’il s’est révélé être le véritable époux et le véritable maître du banquet, parce que c’est lui, le Seigneur de la fête…

I. Le véritable époux

Alors que Jésus a été invité à un mariage avec ses disciples, Marie, sa mère, vient à lui en faisant le constat qu’il n’y a plus de vin. La réponse de Jésus semble au premier abord choquante : « Que me veux-tu femme ? Mon heure n’est pas encore venue« . Pourquoi Jésus répond-il de manière aussi glaciale ? Et quel rapport entre ce que lui dit sa mère et le fait que son « heure n’est pas encore venue » ?

Ce qu’il faut probablement comprendre, c’était que Jésus a été un peu surpris par ce que sa mère est venu lui dire pour la raison… qu’il était en train de penser à autre chose ! Il était en train de penser à son propre mariage, celui que toute la Bible annonce entre Dieu et son peuple. En effet, dans la Bible, l’image du mariage est l’une des images les plus fréquentes pour parler de la relation entre Dieu et son peuple. Et justement, Jésus est venu dans le monde pour devenir le véritable époux. Et cette pensée le trouble terriblement. Pourquoi ? Parce qu’il sait très bien ce qu’il va devoir souffrir pour s’acquérir le cœur de son épouse et pour avoir du bon vin à son mariage : il va devoir mourir. C’est pour ça qu’il répond à sa mère : « Mon heure n’est pas encore venue », car dans l’évangile selon Jean, « l’heure de Jésus », c’est une expression pour parler de sa mort.

Et l’indice qui montre que c’est bien à ça que Jésus pensait, c’est qu’il va accomplir son miracle en transformant une eau bien particulière : il prend de l’eau qui servait à la purification des péchés. En transformant l’eau de la purification en vin, Jésus préfigure son propre sang, sa propre mort qui, seule, peut véritablement purifier l’homme de ses péchés.

II. Le véritable organisateur du banquet.

Le maître du banquet avait été bien négligent ce jour là : il n’avait pas prévu assez de vin. La fête allait devoir s’arrêter. Mais Jésus, en transformant l’eau en vin, se révèle être le véritable maître du banquet, le Seigneur de la fête. Ce faisant, Jésus indique la raison pour laquelle il est venu parmi nous, car par ce miracle Jésus montre qu’il est celui qui accomplit tout ce que les prophètes disaient à propos du grand festin qui aura lieu lorsque le Seigneur fera advenir une nouvelle création. Le programme de Jésus est donc de nous apporter la joie parce qu’il est le maître du banquet, le Seigneur de la fête. Alors que faire maintenant ? Comment réagir à ce que nous montre le Seigneur de la fête ?

4 applications

1. Jésus est venu pour préparer une fête comme on en a jamais vue. Si on rejette le Christianisme parce qu’on préfère s’amuser et profiter de la vie, on rejette le Christianisme pour une très mauvaise raison, parce que Jésus est précisément venu pour nous rendre heureux et joyeux.

2. L’accueil que Jésus nous réserve est total et complet : il nous accueille comme un époux accueille son épouse.

3. Ce que Jésus nous propose, ce sont des sensations puissantes. La raison pour laquelle la Bible utilise constamment un langage sensoriel pour parler de l’expérience chrétienne, c’est précisément parce qu’être chrétien, c’est beaucoup plus qu’une adhésion intellectuelle à un dogme : c’est une relation réelle que l’on vit avec Dieu. Si on n’a pas cela, il faut se remettre en cause et se demander si on est vraiment chrétien.

4. Pour recevoir ce que Jésus nous offre – une vie joyeuse, un accueil complet et des sensations puissantes – il nous faut encore 2 choses : (i) reconnaître que nous sommes aussi vide que les jarres à vin, que dans notre vie le vin vient toujours à manquer tant que nous ne mettrons pas notre confiance en Jésus ; (ii) accepter ce que Jésus met à notre compte : dans l’histoire des noces de Cana, mis à part les serviteurs, personne ne sait que c’est Jésus qui a procuré le vin. Résultat : tout le monde croit que c’est le marié qui a sorti ce vin de nulle part. Autrement dit, Jésus met au compte du marié imprévoyant – et qui n’a rien fait dans cette histoire – ce que lui-même a fait. Il en va de même pour le salut : nous devons accepter que ce que Jésus fait dans sa vie, dans sa mort et dans sa résurrection, il l’a fait à notre place, totalement, sans que nous contribuions en rien à notre salut, de sorte que désormais il est libre de nous accueillir complètement et de nous satisfaire totalement. Il a vécu la vie que nous devrions tous vivre, il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir, et pour cette raison nous pouvons faire la fête.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le Seigneur de la fête.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

La religion et l’Evangile (Luc 15.25-32)

Pierre-Sovann | 2 décembre 2008

Voici un résumé de ma prédication de dimanche. Dans le texte de Luc 15.25-32 Jésus met en scène un fils qui a toujours obéi à son père et qui, pourtant, est visiblement séparé de lui. Jésus nous montre ici que la religion sépare de Dieu tout autant que l’irréligion mais en racontant cette histoire, il propose une troisième voie, celle de l’Évangile.

I. Le frère aîné est perdu.

Le frère aîné est tout aussi perdu que son plus jeune frère. Comme son frère cadet, il est dehors. Comme son frère cadet, son père sort vers lui et il le supplie d’entrer. Ce que montre Jésus, c’est qu’on peut être avec Dieu et loin de Dieu. On peut être quelqu’un de moral, de religieux et être séparé de Dieu. Le problème principal de l’homme n’est donc pas sa désobéissance, car même lorsqu’il obéit à Dieu, il est séparé de lui. On peut ainsi obéir en toutes choses à Dieu et être pourtant perdu. Pourquoi ?

II. Le frère aîné est perdu à cause de son obéissance.

Comment notre obéissance peut-elle plus nous séparer de Dieu que notre désobéissance ?

A cause de son obéissance à Dieu, nous avons le sentiment de ne pas avoir vraiment besoin de lui : nous menons une vie décente et respectable par nos propres forces. En fait, nous avons plutôt l’impression que c’est nous qui faisons quelque chose pour Dieu, et pas l’inverse ! Le problème, c’est que lorsque notre monde s’écroule, on a l’impression que c’est parfaitement injuste, parce que nous sommes des gens bien, et donc que Dieu doit nous traiter mieux que ça. Ainsi, notre obéissance nous sépare de Dieu, car alors elle devient seulement un moyen pour obtenir quelque chose de lui, un moyen pour gagner sa faveur, un moyen pour l’instrumentaliser afin d’obtenir ce que nous voulons vraiment.

Le frère aîné se savait juste. Du coup, il se met en colère et reproche à son père de dilapider son héritage. Il pense qu’il a son mot à dire parce qu’il a obéi. Il se dit qu’il est quelqu’un de bien, qu’il a obéi, et qu’il a donc des droits. Tout ce qu’il veut, c’est juste ses droits. Et lorsque notre moralité devient un moyen de faire valoir nos droits sur les autres ou sur Dieu, alors on est exactement dans le même état que le fils aîné : on est séparé de Dieu à cause de notre obéissance.

III. Le frère aîné peut-il être sauvé ?

La différence entre en chrétien et quelqu’un de simplement religieux, c’est que le chrétien sait qu’il ne doit pas seulement se repentir de sa méchanceté, mais qu’il doit aussi se repentir de sa confiance en sa propre bonté. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu’il faut abandonner l’idée que c’est en étant quelqu’un de bien que Dieu nous sera favorable.

Remarquons que Jésus ne termine pas l’histoire qu’il raconte : il ne dit pas si finalement le fils aîné accepte d’entrer ou s’il repart en étant toujours aussi furieux. Pourquoi ? C’est parce que Jésus s’adresse à des hommes religieux pour les avertir d’un danger dont ils n’ont pas conscience : ils sont tout aussi perdus que les pires des pécheurs, non pas à cause de leur désobéissance, mais à cause de leur obéissance. Jésus enseigne ici qu’on ne peut pas être sauvé en obéissant, parce que le seul fait de vouloir gagner son paradis nous sépare de Dieu. Dieu ne veut pas que nous gagnions notre salut, il ne veut pas que nous le méritions. Dieu n’est pas comme ça ! Dieu est un Dieu de grâce : il nous présente un salut gratuit. Notre tentative de l’acheter ne peut donc aboutir.

Alors si Jésus ne termine pas la parabole, c’est pour laisser une porte ouverte aux gens qui sont perdus à cause de leur obéissance. Jésus plaide avec tous les fils aînés et leur dit que s’ils viennent à lui, s’ils cessent de se fier en leur propre obéissance pour leur mais qu’ils acceptent simplement sa grâce, alors il les recevra. C’est coûteux pour des personnes orgueilleuses comme nous d’accepter la gratuité du salut, mais il faut bien comprendre que puisque Jésus a déjà tout payé à notre place, nous ne pouvons aucunement contribuer à notre salut. Et si c’est le cas, alors nous devons accepter l’offre qui nous est faite et venir participer à la fête que Jésus donne.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : La religion et l’Évangile. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

De l’irréligion à l’Evangile (Luc 15.11-24)

Pierre-Sovann | 24 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication d’hier. Dans le texte de Luc 15.11-24 Jésus décrit le cheminement qui conduit de l’irréligion à l’Évangile, de la vie sans Dieu à l’expérience véritable de l’amour et de la présence de Dieu dans notre vie.

I. Une vie sans Jésus

Jésus ne définit pas le péché comme la seule violation des commandements de Dieu. Pour Jésus, la meilleure illustration du péché, c’est un fils qui demande à son père la part de l’héritage qui lui revient. Le péché, c’est donc avant tout une attitude qui consiste à vouloir jouir des choses que Dieu nous donne mais sans Dieu, à profiter de ses bienfaits, mais sans s’encombrer de sa présence, à vivre comme s’il n’existait pas, comme s’il était mort. L’ironie, c’est que lorsqu’on se sépare de Dieu parce qu’on espère être plus libre, on devient en fait esclave des choses dans lesquelles on cherche notre bonheur alors même que ces choses ne peuvent jamais nous satisfaire complètement. Mais notre salut viendra peut-être précisément des insatisfactions que nous pouvons ressentir et qui nous conduisent parfois à…

II. Un changement d’attitude

Dans les trois paraboles du chapitre, Jésus donne un enseignement sur la repentance. La repentance, ça ressemble à un fils qui est plein d’insatisfactions et qui réfléchit, qui change d’attitude, qui revient à son bon sens, qui reconnaît qu’il n’aurait jamais dû se séparer de lui. Ce changement d’attitude est absolument nécessaire pour être accueilli par Dieu. Cependant, notre repentance n’est pas en elle-même méritoire. Dieu n’est pas obligé de nous pardonner simplement parce que nous le lui demandons. Il n’est pas obligé de nous sauver seulement parce qu’on a envie de revenir vers lui. Ce qu’il nous faut en plus, c’est…

III. Un amour qui accepte et purifie

Dans sa grâce, Dieu accepte notre repentance : et il le fait de bonnes grâces ! Et non seulement il accepte notre changement d’attitude, mais en plus il la purifie. Car même notre repentance est impure : comme le fils prodigue résolu à revenir chez son père, nous voulons essayer de regagner notre place par nos efforts, nous voulons à nouveau lui obéir pour qu’il nous accepte. Mais Dieu ne nous aime pas parce que nous le méritons : il nous aime parce qu’il nous a lui-même mérité son amour. Il nous aime non parce que nous sommes aimables : il nous aime parce qu’il est aimant. Le plus jeune fils a été accepté par son père sans avoir eu rien à payer. Est-ce que ça veut dire qu’avec Jésus, le salut ne coûte rien ? Pas du tout ! Car la dernière chose qu’il faut voir dans cette histoire que raconte Jésus, c’est qu’il y a…

IV. Un grand frère qui paie la note

Une fois que le jeune fils était parti avec sa part de l’héritage, à qui appartenait tout ce qui restait ? Tout appartenait désormais à son grand frère. Et donc, ce que le plus jeune fils reçoit de son père lorsqu’il revient, c’est seulement au dépend de son grand frère qu’il le reçoit. C’est son grand frère qui paie sa note ! Dans la parabole, le plus jeune fils avait un mauvais grand frère, un grand frère grincheux, un grand frère qui ne l’aime pas. Mais nous, nous avons un grand frère qui a parfaitement obéi à son père, qui par son obéissance a tout mérité et qui nous aime… Par son obéissance, Jésus a mérité d’hériter du monde entier, et pourtant, ce qu’il s’est acquis, il décide de nous le donner. Jésus est le véritable fils aîné, celui qui accomplit la volonté de son Père, c’est le véritable grand frère qui paie la note pour ses petits frères. Voici en quelque sorte ce que Jésus dit à tous les fils prodigues : « Viens! Reviens à la maison parce que je ne serai pas fâché. Reviens à la maison, parce que je ne serai pas un grand frère grincheux. Si tu reviens, je te donnerai ce qui est à moi, ce qui m’appartient, je me réjouirai avec toi, je participerai à la fête et il y aura de la musique et des danses pour toi, parce que si tu reviens mon père dira : Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé ».

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : De l’irréligion à l’Évangile. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

L’irréligion, la religion et l’Evangile (Luc 15.1-12)

Pierre-Sovann | 17 novembre 2008

Voici un résumé de ma prédication d’hier. Dans le texte de Luc 15.1-12 Jésus oppose trois façons de vivre : l’irréligion, la religion et l’Évangile. L’irréligion, c’est le fait de rejeter Dieu, de vouloir vivre sans lui. La religion, c’est le fait d’essayer de faire des choses pour Dieu afin qu’il nous soit favorable. Mais l’Évangile diffère de la religion comme de l’irréligion en ce qu’il propose une nouvelle compréhension du péché, de notre valeur et du salut.

I. Une nouvelle compréhension du péché.

La compréhension traditionnelle du péché, c’est que l’on pèche lorsqu’on ne respecte pas la liste des choses interdites. Les gens religieux pensent qu’on est quelqu’un de moral si on respecte les règles et qu’on est quelqu’un d’immoral si on les transgresse. Et pour les gens irréligieux le péché, c’est la liste des règles que respectent les gens religieux qui ne savent pas profiter de la vie.

Mais pour Jésus, le péché, ce n’est pas seulement violer les règles données par Dieu : le péché consiste d’abord à s’éloigner de Dieu, à vouloir vivre hors de sa présence comme une brebis qui veut chercher sa nourriture hors de la surveillance de son berger. Cette définition du péché n’englobe pas seulement les gens irréligieux qui violent constamment les règles établies par Dieu, car d’après la Bible tous les humains sont pécheurs : personne ne cherche Dieu. Les irréligieux fuient Dieu en rejetant ses lois, mais les religieux fuient Dieu en essayant de mériter ses faveurs, car dans ce cas, on obéit à Dieu, non pour lui-même, mais pour les bénéfices qu’on espère retirer de notre obéissance. Si on se rend compte qu’on est tous coupables de fuir Dieu, qu’on soit religieux ou irréligieux, alors ça révolutionne notre compréhension du péché : religieux ou non, nous sommes plus mauvais, plus pécheurs que ce que nous n’aurions jamais pu imaginer !

II. Une nouvelle compréhension de notre valeur.

Pour les gens irréligieux, ce qui régit le monde, c’est le hasard. Si c’est le cas alors rien n’a de sens et l’être humain n’a pas de valeur. Et pour les gens religieux, on a de la valeur si et seulement on est quelqu’un de bien.

Mais pour Jésus, nous avons de la valeur simplement parce qu’il l’a décidé de nous chérir. Il ne nous aime pas parce que nous lui sommes utiles, mais simplement parce qu’il l’a choisi. Avec Jésus, on comprend qu’on n’a pas besoin de faire semblant d’avoir de la valeur et on comprend aussi qu’on n’a pas besoin de prouver qu’on est quelqu’un de bien : le seul fait que Dieu ait choisi de venir jusqu’à nous pour nous sauver doit nous suffire. Jésus révolutionne ici notre compréhension de notre valeur : nous sommes plus aimés, plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer !

III. Une nouvelle compréhension du salut.

L’Évangile nous annonce que nous sommes plus méchants, plus pécheurs que nous n’aurions jamais pu imaginer, mais en même temps nous sommes plus aimés, plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer. Le salut ne se mérite pas comme le pensent les gens religieux. Ce n’est pas non plus quelque chose d’automatique, comme le pensent les gens irréligieux qui croient que, si jamais Dieu existe, il sauvera tout le monde.

Mais le salut, c’est quelque chose que Jésus fait à ma place. C’est lui qui part à ma recherche, c’est lui qui me donne tout ce qui est nécessaire à mon salut. Je ne peux être sauvé que parce que Jésus tient dans sa main mon salut du début à la fin, parce qu’il m’a choisi avant la fondation du monde, parce qu’au moment voulu il m’a accordé la repentance et la foi, parce qu’il me gardera toujours en sécurité et qu’il me prendra avec lui dans la gloire ; et je ne peux être sauvé que parce qu’il est venu pour faire ce que je ne pouvais pas faire, venant vivre la vie que je devrais vivre et souffrir la mort que je devrais souffrir. Ainsi, Jésus n’est pas venu pour que nous nous sauvions nous-mêmes grâce à son aide : Il est venu nous sauver complètement, de sorte que lorsque nous décidons de revenir à Dieu au lieu de le fuir, c’est à Dieu seul que revient toute la gloire dans notre conversion. C’est pour ça que Jésus accueillait des pécheurs et qu’il mangeait avec eux : pour signifier que notre salut fait la joie de Dieu parce que c’est ainsi que son amour, sa miséricorde et sa gloire se manifestent.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : L’irréligion, la religion et l’Évangile. Cette prédication a également été enregistré et est mise à disposition sur la page « messages » de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
L'Evangile, c'est quoi ?
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Entrées Suivantes »

Catégories

  • À propos
  • Comment changer ?
  • Jésus-Christ
  • L'Evangile, c'est quoi ?
  • Les questions qui tuent
  • Mission
  • Un pasteur, ça fait quoi ?

Liens

  • Animateur biblique
  • Archives des réflexions chaunypsiennes
  • Eglise des Ternes
  • Faculté Libre de Théologie Réformée, Aix-en-Provence
  • First Reformed Presbyterian Church of Cambridge
  • La Rencontre du Dimanche Soir
  • Question Suivante
  • Redeemer Presbyterian Church of New York City
  • RTS

Archives

  • avril 2011
  • mai 2010
  • avril 2010
  • mars 2010
  • octobre 2009
  • septembre 2009
  • août 2009
  • juillet 2009
  • juin 2009
  • mai 2009
  • avril 2009
  • mars 2009
  • février 2009
  • janvier 2009
  • décembre 2008
  • novembre 2008
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide powered by Wordpress get firefox