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Voici le témoignage rendu par Jean (Jean 1.19-34)

Pierre-Sovann | 9 avril 2011

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 4 juillet 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique de Franconville sur le texte de Jean 1.19-34 dans lequel l’apôtre Jean cite à comparaître un premier témoin dans le « procès de Jésus » qu’il propose dans son Évangile. Ce premier témoin, c’est Jean le baptiseur, qui décline d’abord son identité avant de donner son témoignage sur Jésus :

I. L’identité du témoin – Qui est Jean ? (v.19-28)

A la délégation envoyée par les dirigeants juifs pour savoir en quelle qualité il attirait les foules et les baptisait, Jean le baptiseur répond d’abord en niant être l’une des trois grandes figures de l’attente juive de cette époque : le Messie, l’Elie qui devait venir et le Prophète. En fait, Jean est bien l’Elie qui devait venir, mais pas à la manière dont le peuple pensait – du coup, il préfère se définir autrement, comme la voix qui crie dans le désert pour préparer le chemin du Seigneur. Il est le précurseur, celui qui précède le Serviteur de l’Éternel qui viendra pour sauver son peuple. La dignité d’une telle tâche l’oblige à confesser sa propre indignité : il n’est pas digne même de délier les sandales de celui qu’il précède, il n’est pas digne d’être son plus vil serviteur ! Ainsi, dans sa manière de se présenter, Jean le baptiseur ne se met pas en avant mais cherche à détourner les regards de lui pour les orienter vers celui pour lequel il effectue un travail préparatoire – et il s’agit bien sûr de Jésus.

II. Le témoignage de Jean – Qui est Jésus ? (v.29-37)

Le témoignage de Jean par rapport à Jésus est le suivant : il est l’Agneau qui enlève le péché du monde, celui qu’il précède et qui vient pour sauver son peuple. Le baptême de Jean était un symbole de purification. Mais la purification n’était bien sûr pas accompli par le baptême lui-même. Mais Jésus, lui, est celui qui baptise non pas avec de l’eau mais dans l’Esprit. L’expression est un peu énigmatique, mais si on comprend que le baptême est symbole de purification, alors on peut voir que l’œuvre de Jésus consiste non pas à purifier symboliquement mais spirituellement et réellement ceux qui viennent à lui et croient en lui. C’est l’une des raisons pour lesquels Jésus est plus grand que Jean : il accomplit véritablement ce que son précurseur n’accomplissait que symboliquement, à savoir la purification des péchés.

Ce texte nous permet de contempler, au travers du témoignage de Jean le baptiseur, qui était Jésus et ce qu’il est venu accomplir – le salut de ceux qui croient en lui. Qu’est-ce que ça change ? Beaucoup de choses ! L’une de ces choses, c’est la structuration de notre identité. Ceux qui croient en Jésus comme en l’Agneau qui enlève le péché du monde peuvent, comme Jean le baptiseur, être à la fois humble et très sûr de lui. Humble, parce qu’il se sait mauvais et la meilleure preuve c’est que Jésus a dû venir pour enlever son péché. Mais en même temps plein de confiance, et capable d’agir de manière très hardie (comme lorsqu’il critiquera le roi Hérode à cause de son mode de vie) parce qu’il était libre du regard des autres et des conséquences négatives pour lui que son action pouvait avoir, étant donné qu’il savait qu’il était plus aimé par Dieu qu’il n’aurait jamais pu l’espérer : il savait que Dieu, par Jésus-Christ, le regardait favorablement puisque son péché était ôté. Et c’est ce que nous pouvons vivre aussi si nous croyons en lui, en sachant que nous sommes plus mauvais que nous n’aurions jamais pu l’imaginer, et en même temps plus aimés que nous n’aurions jamais oser l’espérer.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le témoignage rendu par Jean.

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Notre raison de vivre (Jn 1.1-5)

Pierre-Sovann | 17 avril 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée le 28 mars 2010 à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois sur le texte de Jean 1.1-5 dans lequel l’apôtre Jean nous présente celui que nous connaissons sous le nom de Jésus comme la Parole éternelle de Dieu et notre raison de vivre :

I. La Parole : préexistante, personnelle et divine

  1. Préexistante :  Celui dont Jean va parler dans son Evangile existe de toute éternité, car il était là dès le commencement.
  2. Personnelle : Cette Parole était avec Dieu, auprès de lui et donc distincte de lui, ce qui lui permet d’entretenir de toute éternité une relation personnelle avec lui. Nous voyons là que ce qui est au commencement du monde, c’est une relation interpersonnelle.
  3. Divine : bien que distincte de Dieu, cette Parole est elle-même Dieu. Non pas un dieu inférieur au Dieu suprême, mais Dieu lui-même, c’est-à-dire partageant avec lui une seule et même substance, puissance et éternité. Les personnes de Dieu et de la Parole qui nous sont présentées ici sont donc à la fois distinctes et parfaitement unies puisqu’elles ne sont qu’un seul et même Dieu (avec le Saint-Esprit).

II. La Parole : agent de la création

Le récit de la Genèse nous avait déjà montré que Dieu avait créé le monde par des « actes de langage », par sa Parole. Et dans son prologue, Jean rapproche la personne divine de la Parole de la Sagesse éternelle de Dieu dont il est question en Proverbes 8.

III. La Parole : raison de vivre des hommes

Notre vie dépend de l’activité de cette Parole divine.

  1. D’une part, cette Parole a une fonction cosmique : c’est en elle que tout subsiste, c’est elle qui donne au monde sa cohérence, qui assure les lois de la physique, qui maintient ensemble les atomes qui forment notre corps, qui tient ensemble notre corps et notre âme. Si la Parole cessait un instant cette activité cosmique, l’univers entier disparaîtrait.
  2. D’autre part, ce n’est que par l’intermédiaire de cette Parole que nous pouvons avoir accès à l’existence spirituelle.  C’est en écoutant son message, en nous nous soumettant à ses instructions que nous naissons à cette vie nouvelle. C’est donc en recevant son témoignage, en ne le fuyant plus, que nous trouverons en lui notre véritable raison de vivre.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Notre raison de vivre.

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Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre ! (Hb 7.1-28)

Pierre-Sovann | 16 mars 2010

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 13 novembre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 7.1-28, l’auteur de la lettre veut démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Pour ce faire, il procède en trois temps :

I. La grandeur de Melchisédek

Avant de démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek, l’auteur de la lettre rappelle à ses destinataires les faits essentiels révélés à propos de l’énigmatique Melchisédek en Genèse 14 :

  • Il était à la fois roi et sacrificateur du Dieu très-haut.
  • Il était supérieur à Abraham puisqu’il était en position de le bénir et de recevoir sa dîme.
  • Son nom (Melchisédek) signifie « roi de justice » et son titre (roi de Salem) signifie « roi de paix »
  • Il est présenté par le texte de Genèse 14 sans généalogie, et est ainsi littérairement présenté comme sans père ni sans mère, sans commencement de jours, ni fin de vie.

II. Jésus est grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek

Le raisonnement que l’auteur suit pour établir cette thèse comporte 3 étapes :

  1. Abraham, et donc Lévi, ont payé la dîme, ce qui démontre la supériorité de Melchisédek et de son sacerdoce : Les prêtres du peuple juif descendaient de Lévi ; Lévi descendaient d’Abraham ; Abraham a payé la dîme à Melchisédek, ce qui implique que Melchisédek était supérieur à Abraham ; comme Lévi était représenté par Abraham, son ancêtre, il s’ensuit que Lévi et son sacerdoce sont inférieurs à Melchisédek et son sacerdoce.
  2. L’annonce, avec serment, d’une nouvelle « économie » établit son
    excellence et signifie l’abrogation de l’ancienne
    : « l’économie » désigne ici la manière dont Dieu gère la relation qu’il a avec son peuple et comprend une certaine forme de prêtrise, une certaine forme de loi et une certaine forme d’alliance ; mais puisque dans le Psaume 110 Dieu a mis en évidence l’insuffisance de l’ancienne économie (dont le sacerdoce selon l’ordre de Lévi était constitutif) en annonçant la nécessité d’une nouvelle alliance établie par un prêtre-roi selon l’ordre de Melchisédek, et qu’il l’a non seulement annoncé mais « juré », il s’ensuit qu’il est certain qu’une nouvelle économie devait être établie, abrogeant l’ancienne.
  3. Il n’y a maintenant plus qu’un seul et éternel souverain sacrificateur : Jésus-Christ, parce qu’il est ressuscité et qu’il vit éternellement, est ce roi-prêtre qu’il nous fallait et qui intercède pour nous en tant que souverain sacrificateur dans la lignée de Melchisédek.

III. Le Fils est le grand-prêtre qui nous convient

Parce que Jésus était sans péché, il n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour ses propres péchés comme devaient le faire les grands-prêtres de la lignée de Lévi. Et pour cette raison, son sacrifice a pu être accepté par Dieu comme le sacrifice ultime et suffisant une fois pour toute.

Contempler en Jésus le souverain sacrificateur établi dans la lignée de Melchisédek, c’est renforcer notre espérance en lui, c’est consolider notre assurance : il est le souverain sacrificateur qu’il nous faut, parce qu’il est souverain sacrificateur pour toujours dans la lignée de Melchisédek, nous savons que Dieu nous accepte en sa présence et que nous pouvons nous approcher du trône de sa grâce pour être secourus dans nos besoins.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre !

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