Car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte (Exode 11.1-13.16)
Pierre-Sovann | 9 avril 2010Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 14 février 2010 sur le texte d’Exode 11.1-13.16 dans lequel est relaté la libération qu’a connu le peuple d’Israël à ce moment là et institué un mémorial, celui de la Pâque et de la fête des pains sans levain :
I. Le mémorial : que commémore-t-il ?
Le texte le dit très clairement : « Vous observerez la fête des Pains sans levain, car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte ; vous observerez ce jour comme une prescription perpétuelle, pour toutes vos générations ». Ce qui est commémoré par ce mémorial, c’est la sortie d’Egypte, la libération du peuple de la servitude dans laquelle ils étaient. Ce qui est commémoré, c’est un nouveau départ, une nouvelle vie qui a commencé soudainement. Ce qui est commémoré, c’est le fait que Dieu a manifesté sa puissance qu’il a montré qu’il était le SEIGNEUR, que c’est lui qui délivre son peuple.
II. Le mémorial : qui peut y participer ?
Puisque le mémorial sert à se souvenir de la délivrance que Dieu a accordé à son peuple, il est normal que ceux qui y participent soient ceux qui font partie de ce peuple. Cela ne veut pourtant pas dire que des personnes d’une autre ascendance qu’Israélites ne pouvait y participer : ceux qui recevaient le signe de la circoncision, le signe de l’alliance établie entre Dieu et Abraham, et croyaient au Dieu d’Abraham intégraient du même coup le peuple, et pouvait donc aussi se souvenir de la délivrance d’Egypte que Dieu leur avait accordée
III. Le mémorial : que signifie-t-il ?
Pharaon avait fini par céder devant l’horreur du châtiment qui avait été infligé à son peuple pour avoir résisté au SEIGNEUR : les premiers-nés d’Egypte avaient péri en une nuit. Il ne faut pas minimiser l’horreur d’une telle situation. Mais si on réfléchit à la sainteté de Dieu et à la rébellion de l’homme contre son créateur, ce qui est étonnant, ce n’est pas tant que Dieu est mis à mort les premiers-nés d’Egypte, mais qu’il est laissé survivre tous les autres, Egyptiens et Israélites. Par notre rébellion à Dieu, nous méritons tous le châtiment qu’ont connu les premiers-nés d’Egypte. Nous ne sommes pas meilleurs qu’eux. C’est pourquoi le mémorial de la Pâque contient un rite de substitution : un agneau doit être immolé à notre place, parce que nous ne méritons pas de vivre.
Ce mémorial de l’ancien Israël dirige nos regards vers le fait que Dieu est un Dieu de délivrance. Il est non seulement le Dieu qui a délivré le peuple d’Israël de la servitude en Egypte, il est aussi celui qui libère de la culpabilité et de la condamnation du péché tous ceux qui placent leur confiance en son fils Jésus-Christ. Car Christ est notre Pâque, celui qui s’est substitué véritablement à nous, vivant la vie que nous devrions tous vivre, souffrant la mort que nous devrions tous souffrir. Telle est la bonne nouvelle de l’Evangile : nous sommes épargnés de la colère de Dieu que nous méritons personnellement parce que Jésus-Christ l’a prise sur lui à notre place.
Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Car c’est en ce jour même que j’ai fait sortir vos armées d’Egypte.





