Un apprenti-pasteur à Paris

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Louange & sainteté

Pierre-Sovann | 31 mars 2010

Voici un résumé de l’exposé que j’ai donné le samedi 21 novembre 2009 à pour une formation sur la louange proposée par le département louange de l’Action de la Jeunesse Evangélique HMong. Après avoir brièvement défini la louange et la sainteté, j’ai proposé un parcours biblique sur le thème du rapport entre louange et sainteté dans l’ordre suivant :

I. Louange et sainteté dans l’Apocalypse

Le livre de l’Apocalypse débute avec l’affirmation que l’Eglise est un royaume de prêtres appelés à être saints pour adorer Dieu. Dans ses visions, l’Apôtre Jean voit à plusieurs reprise des personnages louer Dieu à cause de sa sainteté. En examinant ce qu’ils ont à dire, on se rend compte que louer Dieu, c’est lui donner gloire, honneur et reconnaissance. Et qu’il est digne de notre louange à cause de sa sainteté, parce que la sainteté de Dieu, c’est ce qui fait de lui un être suprême, transcendant, élevé, différent des créatures.

II. Louange et sainteté dans l’Exode

L’Exode est l’événement fondateur de l’histoire du peuple d’Israël en tant que peuple. C’est le moment où dieu s’est fait connaître au peuple comme libérateur et où il lui a donné une mission : celle d’être un royaume de prêtres qui déclarerait ses louanges parmi les nations et une nation sainte qui démontrerait ce qu’implique de vivre en alliance avec le Dieu incomparable. Mais dans sa rencontre avec le Dieu saint, le peuple se rend bien compte de son indignité, et de ce qu’il y a d’effrayant de s’approcher d’un Dieu si différent. Le péché du peuple l’éloigne de Dieu : sa relation avec Dieu doit passer par des intermédiaires (personnes ou institutions) pour qu’elle soit supportable. Lorsqu’on n’est soi-même pas saint, c’est-à-dire séparé du péché, on ne peut pas prétendre à une relation avec le Dieu saint.

III. Louange et sainteté en Esaïe 6

L’expérience qu’a faite Esaïe lorsque Dieu l’a appelé à devenir prophète nous montre comment un homme impur, un peuple impur peuvent tout de même louer le Dieu saint. Il faut pour cela faire l’expérience de la gloire de Dieu, c’est-à-dire qu’au plus profond de notre existence nous nous rendions compte que Dieu est plus important que nous. Pour cela, il nous faut faire l’expérience (i) d’une beauté radicale, effrayante en fait, celle de Dieu ; (ii) d’une humilité radicale, par laquelle nous reconnaissons notre indignité totale devant lui ; et (iii) d’une purification radicale, que Dieu nous donne et qui nous confère un nouveau statut devant lui.

IV. Louange et sainteté dans le Nouveau Testament

Bien que la sainteté soit un pré-requis pour louer Dieu, Dieu dans sa grâce, par Jésus-Christ, nous permet d’entrer dans sa présence même si nous ne sommes pas personnellement saints. Il nous voit cependant comme saints, parce qu’il nous considère en son Fils auquel nous sommes unis par la foi. Et c’est donc en réponse à la faveur de Dieu, et non pour l’obtenir, que nous allons devenir saints pour Dieu. C’est donc par reconnaissance et non par devoir seulement que nous allons nous consacrer à lui et c’est dans cette optique qu’il faut lire les injonctions à la sainteté dans le Nouveau Testament. C’est ainsi que nous louerons Dieu avec toute notre vie, manifestant ainsi notre reconnaissance envers celui qui nous a sauvés.

Le texte complet de l’intervention est disponible en pdf : Louange & sainteté.

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Le paradoxe de l’homme (Mt 7.9-11)

Pierre-Sovann | 22 mars 2010

Voici un résumé de l’intervention que j’ai donné le vendredi 20 novembre 2009 lors de la soirée Jazz organisée par les GBU de Paris au temple de Luxembourg.

Dans le texte de Matthieu 7.9-11, Jésus nous montre que la complexité des hommes :

  1. Ils sont capables de faire des choses qui sont bonnes en elles-mêmes.
  2. Cela ne veut cependant pas dire que l’homme est bon par nature. En fait le verdict de Jésus est sans appel, puisqu’il s’adresse ainsi à ses propres disciples : « tout mauvais que vous êtes… » !

Une telle affirmation de Jésus est lourde de conséquences. Car si, d’une part, cela signifie qu’il ne faut pas noircir le tableau en ce qui concerne ce que l’homme est capable de faire (il est bien capable de faire de bonnes choses), d’autre part, il faut comprendre dans quelle situation nous place un tel verdict de Jésus sur la nature déchue de l’homme. Pour Jésus, il faut une justice parfaite pour entrer dans le royaume des cieux. Mais si nous sommes mauvais, nous ne pouvons pas prétendre posséder une telle justice. Et si nous ne pouvons entrer dans le royaume des cieux, que nous reste-t-il ? Jésus est très clair là-dessus : nous sommes bons pour l’enfer !

Cette pensée nous paraît scandaleuse et rétrograde, mais c’est bien ce que dit Jésus. Et si on y réfléchit un peu, on peut percevoir qu’il s’agit là d’une fin en somme assez logique. Dieu est un être d’une valeur infinie à qui nous devons tout parce qu’il est notre créateur ; mais nous, nous décidons de vivre sans lui pour n’en faire qu’à notre tête, commettant ainsi une faute d’une gravité infinie, parce qu’il est une personne d’une importance infinie. Pour cette raison, nous méritons à juste titre un châtiment infini. Et comme nous sommes des êtres finis, la seule manière de portée un châtiment infini, c’est de le subir éternellement !

Alors, comment échapper à une fin si logique mais si terrible ? Jésus nous le dit : c’est en demandant à Dieu de nous préserver de sa propre colère. Comment ? En nous appuyant sur l’oeuvre de Jésus à notre place qui a pris sur lui le châtiment de tous ceux qui placeraient leur confiance en lui. C’est cela l’Evangile, la bonne nouvelle d’un salut gratuit.

C’est ainsi que l’homme pourra non seulement produire de temps en temps quelques bonnes actions, mais il pourra alors aussi commencer à faire ce pourquoi il a été créé : rendre gloire à son créateur.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le paradoxe de l’homme

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Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre ! (Hb 7.1-28)

Pierre-Sovann | 16 mars 2010

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 13 novembre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 7.1-28, l’auteur de la lettre veut démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek. Pour ce faire, il procède en trois temps :

I. La grandeur de Melchisédek

Avant de démontrer que Jésus a été fait souverain sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek, l’auteur de la lettre rappelle à ses destinataires les faits essentiels révélés à propos de l’énigmatique Melchisédek en Genèse 14 :

  • Il était à la fois roi et sacrificateur du Dieu très-haut.
  • Il était supérieur à Abraham puisqu’il était en position de le bénir et de recevoir sa dîme.
  • Son nom (Melchisédek) signifie « roi de justice » et son titre (roi de Salem) signifie « roi de paix »
  • Il est présenté par le texte de Genèse 14 sans généalogie, et est ainsi littérairement présenté comme sans père ni sans mère, sans commencement de jours, ni fin de vie.

II. Jésus est grand-prêtre selon l’ordre de Melchisédek

Le raisonnement que l’auteur suit pour établir cette thèse comporte 3 étapes :

  1. Abraham, et donc Lévi, ont payé la dîme, ce qui démontre la supériorité de Melchisédek et de son sacerdoce : Les prêtres du peuple juif descendaient de Lévi ; Lévi descendaient d’Abraham ; Abraham a payé la dîme à Melchisédek, ce qui implique que Melchisédek était supérieur à Abraham ; comme Lévi était représenté par Abraham, son ancêtre, il s’ensuit que Lévi et son sacerdoce sont inférieurs à Melchisédek et son sacerdoce.
  2. L’annonce, avec serment, d’une nouvelle « économie » établit son
    excellence et signifie l’abrogation de l’ancienne
    : « l’économie » désigne ici la manière dont Dieu gère la relation qu’il a avec son peuple et comprend une certaine forme de prêtrise, une certaine forme de loi et une certaine forme d’alliance ; mais puisque dans le Psaume 110 Dieu a mis en évidence l’insuffisance de l’ancienne économie (dont le sacerdoce selon l’ordre de Lévi était constitutif) en annonçant la nécessité d’une nouvelle alliance établie par un prêtre-roi selon l’ordre de Melchisédek, et qu’il l’a non seulement annoncé mais « juré », il s’ensuit qu’il est certain qu’une nouvelle économie devait être établie, abrogeant l’ancienne.
  3. Il n’y a maintenant plus qu’un seul et éternel souverain sacrificateur : Jésus-Christ, parce qu’il est ressuscité et qu’il vit éternellement, est ce roi-prêtre qu’il nous fallait et qui intercède pour nous en tant que souverain sacrificateur dans la lignée de Melchisédek.

III. Le Fils est le grand-prêtre qui nous convient

Parce que Jésus était sans péché, il n’avait pas besoin d’offrir de sacrifice pour ses propres péchés comme devaient le faire les grands-prêtres de la lignée de Lévi. Et pour cette raison, son sacrifice a pu être accepté par Dieu comme le sacrifice ultime et suffisant une fois pour toute.

Contempler en Jésus le souverain sacrificateur établi dans la lignée de Melchisédek, c’est renforcer notre espérance en lui, c’est consolider notre assurance : il est le souverain sacrificateur qu’il nous faut, parce qu’il est souverain sacrificateur pour toujours dans la lignée de Melchisédek, nous savons que Dieu nous accepte en sa présence et que nous pouvons nous approcher du trône de sa grâce pour être secourus dans nos besoins.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une meilleure prêtrise, un meilleur grand-prêtre !

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Jésus-Christ

Une stratégie missionnaire, deux réactions différentes (Ac 17.1-15)

Pierre-Sovann | 7 mars 2010

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique de Paris-Centre le 2 novembre 2009 sur le texte d’Actes 17.1-15 qui nous permet de nous arrêter sur la stratégie missionnaire de Paul et de voir quels étaient les réactions qu’entraînaient toujours la proclamation de ce qu’il avait à dire…

I. Ce que fait Paul

La stratégie missionnaire de Paul, dans toutes les villes où il passait, était d’aller d’abord dans les synagogues, parce que c’est là qu’on n’y trouve des personnes qui connaissent l’Ecriture, afin de pouvoir former rapidement un premier petit noyau de croyant pour établir une église dans cette ville. Et une fois arrivé à la synagogue, que fait-il ? Il parle :

II. Ce que dit Paul

Paul ne parle ni de sa rencontre personnelle avec le Christ, ni de la vie changée qui en a découlé. Il ne leur donne pas son témoignage. Ce qu’il fait plutôt, c’est discuter avec ses auditeurs à partir des Ecritures en expliquant et démontrant que le Messie devait souffrir et ressusciter. Ca nous montre bien comment nous devrions lire la Bible : non comme un manuel d’instruction qui nous donne des préceptes sages pour savoir comment vivre, mais comme une histoire, l’Histoire du Salut, qui culmine en Jésus-Christ, qui est celui qu’annonçaient les prophètes, celui en qui espérait Israël. Au centre de la Bible, il y a l’Evangile, la proclamation d’une bonne nouvelle, à savoir que le Messie devait souffrir à notre place la condamnation que nous méritons et ressusciter pour manifester qu’il a effectivement vaincu le péché et la mort et que ceux qui croient en lui en sont libérés.

III. Comment les gens réagissent

La première réaction possible au message de l’Evangile, c’est d’y adhérer, d’accueillir cette parole avec empressement, de se laisser bouleverser par le message des Ecritures, et d’y répondre comme on le doit, c’est-à-dire en croyant en Jésus-Christ pour être uni à lui par la foi.

La deuxième réaction possible, c’est l’opposition. Lorsqu’on a réellement compris le message chrétien que Dieu nous sauve sans contribution de notre part, alors soit on accepte ce message avec une joie immense soit on le rejette avec force. Le message chrétien, lorsqu’il est compris, ne peut laisser indifférent. Pourquoi ? Parce qu’il dit précisément que l’homme est incapable par lui-même de faire quoi que ce soit pour se sauver ; qu’il ne peut rien mériter ; que ses plus grands efforts sont non seulement inutiles en ce qui concerne son salut, mais même qu’ils aggravent sa situation devant Dieu. Et un tel message heurte notre sensibilité, notre estime de nous-mêmes, notre orgueil. Nous voulons croire que nous pouvons y arriver par nous-mêmes. Et même lorsque nous savons que nous ne pouvons pas y arriver, nous sommes en colère contre nous-mêmes et contre le monde et contre Dieu, parce que nous croyons que nous méritons d’être meilleurs que ce que nous sommes ! On voit là que même le manque d’estime de soi, l’apitoiement sur soi-même peut être une forme paradoxale d’orgueil. Et le message de l’Evangile nous heurte. Et pour cette raison, il peut nous faire réagir violemment.

Ce texte place devant nous deux manières de réagir au message de l’Evangile. Choisirons-nous l’adhésion joyeuse ou l’opposition délibérée à un tel message ?

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Une stratégie missionaire, deux réactions différentes. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Réprimandes, avertissement & paroles de réconfort (Hb 5.11-6.20)

Pierre-Sovann | 1 mars 2010

Retour sur la toile ! Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 30 octobre 2009 à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte d’Hébreux 5.11-6.20, l’auteur de la lettre adresse successivement à ses destinataires trois sortes de paroles :

I. Une réprimande

L’auteur leur fait le reproche qu’ils sont devenus lent à comprendre et que, pour cette raison, ce qu’il a à leur dire est trop compliqué pour eux. Alors qu’ils sont chrétiens depuis suffisamment longtemps pour qu’on puisse espérer d’eux qu’ils transmettent à d’autres ce qu’ils ont compris, ils en sont toujours à l’enfance de la foi sans être capables de tirer pour eux-mêmes les conséquences pratiques de leur foi en Jésus. Il est donc impératif qu’ils grandissent, qu’ils voient que toute la Bible parle de Jésus et qu’ils en tirent les conséquences pour leur vie de tous les jours, c’est-à-dire en menant une vie juste informée par une compréhension correcte de la personne et de l’œuvre du Christ.

II. Un avertissement

Si on ne voit pas que la Bible tout entière raconte l’Histoire d’un Dieu qui nous sauve par Jésus-Christ, alors on risque de commettre l’apostasie, c’est-à-dire d’abandonner sa profession de foi chrétienne, car ce qui fait la singularité du christianisme, c’est l’énorme accent mis sur la personne et sur l’œuvre du Christ. Ce que dit l’auteur de la lettre ici, c’est qu’on peut très bien se dire chrétien depuis des années, fréquenter une église chrétienne, avoir fait l’expérience de diverses bénédictions de la part de Dieu, sans pour autant être un chrétien authentique. Il faut donc s’examiner pour savoir si l’on ne fait pas partie de cette « mauvaise terre » qui a reçu des « pluies » de bénédictions mais qui pourtant ne produisent qu » ‘épines et chardons », et si c’est le cas, alors ce n’est pas d’une meilleure compréhension de la personne et de l’oeuvre du Christ dont on a besoin, mais d’un début de compréhension ! Mais l’auteur de la lettre a la conviction que ce n’est pas là l’état de la plupart de ces destinataires, et c’est pourquoi il leur adresse enfin :

III. Des paroles de réconfort

Des paroles de réconfort doivent accompagner les réprimandes et les avertissements qui sont donnés à ceux qui sont tentés d’abandonner la foi mais qui ont par le passé ont donné des signes d’une appartenance véritable à Dieu : de belles oeuvres et de l’amour (pour Dieu et pour leurs prochains). Leur réconfort, leur assurance provient de deux sources.

La première est subjective : il s’agit de s’examiner soi-même et de voir si nous avons porté du fruit par le passé (c’est-à-dire si nous avons progressé, devenant au fil du temps un peu plus semblables à Jésus). Si c’est le cas, nous pouvons être sûrs que, puisque Dieu est fidèle, la bonne oeuvre qu’il a commencé en nous, il la conduira à son terme.

La deuxième est objective : c’est que, comme dans le cas d’Abraham, Dieu a ajouté son serment à sa promesse pour que notre espérance devienne assurance. En l’occurrence, Dieu promet que ceux qui croient en Jésus deviennent ses enfants, et il ajoute à cette promesse le serment que cette promesse est vraie (le Saint-Baptême et la  Sainte-Cène fonctionnent ainsi, c’est-à-dire comme signes et sceaux de la promesse que Dieu fait de ceux qui croient en Jésus ses enfants).

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Réprimandes, avertissement et paroles de réconfort.

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Comment changer ?

L’oeuvre du vigneron (Jn 15.1-6)

Pierre-Sovann | 26 octobre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée hier à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois sur le texte de Jean 15.1-6 dans lequel Jésus explique ce que Dieu fait pour que son peuple devienne mature.

I. Le vigneron examine les sarments pour retrancher ceux qui ne portent pas de fruit.

Jésus se compare au cep d’une vigne et ses disciples aux sarments attachés à ce cep. Ce faisant, il reprend une image bien connu de l’Ancien Testament : la vigne représentait Israël, le peuple de Dieu. En réinvestissant cette image, et en disant qu’il est le vrai cep, Jésus se présente comme le véritable Israël – celui qui a véritablement obéi à Dieu et qui a véritablement fait son plaisir – et que le peuple qu’il est en train de se former (l’Eglise) est en pleine continuité avec le peuple de l’Ancien Testament (Israël). La relation qu’on peut avoir avec Jésus dans le cadre de l’Eglise peut être uniquement formelle et superficiel, comme un sarment attaché au cep qui ne porte pas de fruit. Ou alors elle peut être vitale, profonde, comme un sarment attaché au cep et qui porte du fruit. Ce que Jésus signifie en disant que son Père est un vigneron qui retranche les sarments qui ne portent pas de fruit, c’est qu’il est possible d’être quelqu’un de religieux tout en étant pas uni véritablement au Christ par la foi – et la destination d’une telle personne, c’est la perdition. Il nous faut entendre un tel avertissement, et la question qui se pose à chacun est donc la suivante : notre attachement au Christ est-il réel ou n’est-il qu’apparent ? Est-ce que c’est de lui que nous retirons notre vie, ou est-ce d’autres choses ou personnes ?

II. Le vigneron taille les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus

Le fait qu’un vigneron doivent tailler les sarments qui portent du fruit pour qu’ils en portent encore plus illustre un principe un peu effrayant : pour progresser, il faut être astreint à une certaine discipline. Ainsi, l’or brut doit être purifié dans la fournaise pour devenir de l’or fin ; l’athlète doit s’entraîner durant des heures pour devenir un champion ; les parents doivent punir leur enfant pour bien l’élever… et Dieu doit nous discipliner pour que nous progressions vers le but qu’il a pour nous (i.e. nous rendre semblable à Jésus). C’est pourquoi Jésus dit que son Père est comme un vigneron qui taille sa vigne. On peut avoir parfois l’impression que Dieu a saccagé notre vie. Mais il n’en est rien. Il sait ce dont nous avons besoin pour devenir conforme à l’image de son Fils Jésus-Christ. Et c’est seulement en nous enlevant ce en quoi nous plaçons indûment nos espoirs que Dieu nous fait progresser.

3 Applications :

(i) Apprendre : La prochaine fois qu’on se demandera pourquoi Dieu nous enlève telle ou telle chose, il faudra apprendre que c’est parce que c’est mieux ainsi. Dieu veut que ce soit de lui seul que nous retirions notre vie, il veut que notre cep, ce soit Jésus, il veut que nous soyons unis à lui, et que ce soit lui la source de nos espoirs, celui qui comble nos aspirations. C’est pourquoi il taille dans le vif, afin de nous enlever ce qui nous tenait en esclavage ou qui aurait pu devenir une idole.

(ii) Lui faire confiance : Dieu sait ce qu’il fait. Mais pour lui faire confiance, nous devons arrêter de nous fier à nos propres intuitions, nous devons nous méfier des sentiments de besoin que nous pouvons ressentir. Dieu nous discipline et nous devons lui faire confiance et admettre qu’il sait mieux que nous-mêmes ce dont nous avons besoin.

(iii) Lui obéir : nous devons demeurer en Christ. Lorsque nous sommes sous l’instrument du vigneron, acceptons qu’il nous travaille : dépendons de Jésus, écoutons ses paroles, contemplons son amour.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : L’oeuvre du vigneron.

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Allez, prêchez (Mt 10.7-15)

Pierre-Sovann | 12 octobre 2009

Voici le résumé d’une intervention faite dans le cadre du camp « Nouveau Départ » des GBU le 16 septembre 2009 sur le texte de Matthieu 10.7-15 dans lequel Jésus donne des instructions spécifiques à ces disciples pour une mission spécifique qu’il leur confie. Nous pouvons cependant en retirer des principes généraux valables pour la mission chrétienne en général :

I. La nature de la mission

La mission que Jésus confie à ses disciples est caractérisée par (i) un message, (ii) des moyens, (iii) une motivation.

(i) Le message avec lequel Jésus envoie ses disciples est celui de la venue d’un royaume : le « royaume des cieux ». Jésus se présente comme un roi qui part à la conquête du monde : il est le Seigneur et le Roi de tous, il vient pour apporter la paix avec Dieu afin que l’harmonie soit rétabli dans le cosmos. Les chrétiens ont la mission d’annoncer la venue de roi, de proclamer à tous que Jésus-Christ est Seigneur.

(ii) Pour accompagner ce message, Jésus donne à ses disciples des moyens : il s’agit de confirmer la véracité du message en faisant du bien aux personnes auxquelles on l’annonce. Avec notre temps, notre argent et nos capacités, nous devons servir notre prochain comme Jésus nous a servi.

(iii) Dans toutes ces choses, les disciples du Christ doivent surveiller leurs motivations. Il ne s’agit pas de s’acquitter de la mission chrétienne d’annoncer l’évangile simplement parce qu’il le faut, ni pour montrer qu’on est un bon chrétien, ni pour affirmer notre supériorité en raison de notre foi en Jésus. Notre motivation est simplement de donner gratuitement parce que nous avons reçu gratuitement. Parce que Jésus s’est sacrifié à notre place pour nous servir, nous sommes maintenant prêts à servir les autres et à leur annonçer le règne de Jésus et à éventuellement être rejetés par eux, quoi que ça nous en coûte.

II. L’urgence de la mission.

Jésus demande à ses disciples d’avoir le sens des priorités. Devant le nombre de personnes à qui nous devons annoncer la venue du grand Roi, il faut savoir mettre les choses à leur juste place. En fait, devant l’urgence d’une telle tâche, nos propres besoins doivent devenir secondaire. Pour Jésus, cette mission est urgente. Il faut que ça redevienne notre priorité. Et si cela génère en nous de l’anxiété (ce qui est normal pour des gens comme nous qui manquons de foi), alors nous devrons apprendre à faire confiance à celui qui prend soin de nous quelques soient les circonstances.

III. L’importance de la mission.

La mission que Jésus confie à ses disciples a une portée éternelle. C’est une question de vie ou de mort. Ceux qui acceptent le message seront sauvés. Les autres signent en revanche leur propre arrêt de mort. Nous devons réussir à donner à nos contemporains l’importance de l’enjeu éternel qui est au coeur de la mission chrétienne…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Allez, prêchez.

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Le message de l’évangile : Proclamation, application & réactions (Ac 13.13-52)

Pierre-Sovann | 22 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir de l’Eglise Evangélique Baptiste de Paris-Centre, le 13 septembre sur le texte d’Actes 13.13-52 dans lequel Luc relate la prédication de Paul dans la synagogue d’Antioche de Pisidie. Dans ce texte, il nous montre comment Paul annonçait le message de l’Evangile à des personnes qui connaissaient déjà la Bible, ce qu’il attendait d’eux et quelles furent les réactions à ce message.

I. La proclamation du message de l’Evangile

Lorsque Paul s’adresse à des personnes qui connaissaient la Bible, il utilisait la Bible pour leur parler de Jésus. Deux accents principaux se dégagent de sa prédication : (i) Jésus est l’apogée de l’Histoire Biblique, c’est vers lui que tout concourt, c’est lui qui a accompli les promesses que Dieu avait fait pour son peuple, c’est lui le Messie promis, c’est lui que préfigurait les héros de l’Ancien Testament ; (ii) Ce que Jésus a accompli en notre faveur a de la valeur parce qu’il est intervenu dans l’Histoire : sa vie, sa mort, sa résurrection sont des faits historiques qui changent tout. Il a vécu la vie d’obéissance parfaite que nous devrions tous vivre. Il a souffert la mort que nous méritons tous en tant que rebelles à Dieu. Et il est ressuscité pour montrer que sa mort en notre faveur était approuvée par Dieu et qu’il avait vaincu la puissance du péché et donc de la mort. L’Evangile, le message central de la Bible, c’est cela : Dieu est intervenu en notre faveur par Jésus-Christ pour nous délivrer de la condamnation que nous avons bien mérité.

II. L’application du message de l’Evangile

Cette proclamation joyeuse de ce que Dieu a fait dans l’Histoire par Jésus-Christ en notre faveur, nous devons l’appliquer à notre propre vie. La conséquence de ce que Jésus a fait pour nous est incroyable : ce que la Loi de Dieu ne pouvait pas faire, Jésus lui l’a fait. La Loi de Dieu nous indiquait comment nous devrions vivre et prononçait le verdict de mort sur les transgresseurs de la Loi. Elle nous disait comment être juste devant Dieu pour être accepté par lui, mais elle ne nous en donnait pas la capacité. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était nous montrer combien nous étions coupables. Mais ceux qui mettent leur confiance en Jésus doivent savoir qu’ils sont maintenant acceptés par Dieu : non en vertu d’une justice qui leur serait propre, mais en vertu de celle d’un autre (Jésus) qui a parfaitement accompli la Loi et qui est mise à leur compte. C’est là la conséquence existentielle de ce que Dieu a fait pour nous dans l’Histoire par Jésus-Christ : ceux qui mettent en lui leur confiance pour leur salut sont pardonnés de toutes leurs fautes.

III. Les réactions au message de l’Evangile

Il y a toujours deux réactions au message de l’Evangile. Il y a ceux qui s’y intéressent et qui s’attachent à la grâce manifestée en Jésus-Christ. Et puis il y a ceux qui se moquent, qui s’opposent à ce message, et qui peuvent même fournir de grands efforts pour empêcher la propagation d’un tel message. La vérité, c’est que nous sommes par nature opposée à l’Evangile. Ce message heurte trop notre sensibilité, notre fierté, car il nous dit que nous ne pouvons aucunement contribuer à notre salut. C’est pourquoi, il faut qu’il nous soit donné de le croire, il faut que Dieu opère en nous un miracle pour que nous acceptions un message aussi humiliant pour notre orgueil. Mais ceux à qui une telle compréhension est donnée commencent bientôt à voir combien leur vision du monde changent : ils sont de moins en moins centrés sur eux-mêmes. Leur objectif dans la vie, c’est la gloire du Christ. Ils ont trouvé le sens de la vie. Et ils peuvent être désormais heureux même dans les circonstances les plus difficiles et être ainsi « remplis de joie et de Saint-Esprit ». C’est là ce dont nous avons tous besoin…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le message de l’Evangile : proclamation, application et réactions. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Trois hommes et une bénédiction (3 Jn)

Pierre-Sovann | 3 septembre 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes le 23 août sur le texte de 3 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à Gaïus – probablement un dirigeant d’église – pour l’encourager à persévérer dans sa bonne conduite.

I. La bonne spirituelle de Gaïus (v.1-8)

Gaïus était un homme en bonne santé spirituelle. Il se tenait dans la vérité si bien que l’Apôtre Jean pouvait lui souhaiter que sa condition physique soit aussi bonne que sa santé spirituelle. Celle-ci se manifestait de manière concrète : parce que Gaïus croyait au message de l’Evangile, cela changeait toute sa vie. Il ne croyait pas seulement à la vérité (de manière intellectuelle), mais il marchait en elle (de manière très pratique). La vérité de l’Evangile avait changé sa vision du monde, sa manière de penser, de parler et d’agir. Il avait compris ce que Dieu avait fait pour lui dans l’Histoire par Jésus-Christ et cela le changeait complètement. Ainsi, parce qu’il se savait accepté gratuitement par Dieu grâce à Jésus, Gaïus était devenu capable d’exercer l’hospitalité. Car qu’est-ce que l’hospitalité ? C’est le fait de faire de la place pour ceux qui en ont besoin, même si on n’a pas beaucoup de place. Et c’est précisément ce que Dieu a fait avec nous. Il n’y avait pas de place pour nous auprès de lui à cause de notre péché. Mais il a fait ce qu’il fallait pour pouvoir nous accueillir : il a pris sur lui, en Jésus-Christ, les conséquences de notre péché. C’est pourquoi Gaïus doit persévérer dans l’hospitalité, en particulier envers les missionnaires chrétiens qui ont abandonné leur confort de leur patrie pour servir ainsi Jésus-Christ et qui n’ont pas d’autres moyens de vivre que d’être soutenus par des chrétiens, et se faire ainsi partenaire du travail qu’ils accomplissent.

II. Le mauvais exemple de Diotrèphe (v.9-10)

Le portrait de Diotrèphe n’est pas très flatteur. C’est celui d’un homme qui cherche la première place, qui ne se soumet à rien d’autre qu’à ses propres désirs, qui est près à répandre des bavardages malveillants pour consolider son pouvoir et qui exerce son pouvoir d’une manière arbitraire et immoral. Gaïus ne devait pas suivre l’exemple de cet homme.

III. Le bon exemple de Démétrius (v.11-12)

Il y au d’imiter le mal commis par Diotrèphe, Gaïus devait imiter le bien fait par Démétrius. Car c’est à son fruit qu’on reconnait un arbre : le bon arbre porte du bon fruit et le mauvais arbre du mauvais fruit. En imitant le bon exemple Démétrius, Gaïus manifesterait encore plus pleinement sa bonne santé spirituelle. Démétrius était un homme dont tous rendaient un bon témoignage, qui était connu pour son intégrité, qui vivait d’une manière conforme à l’évangile, qui en tirait les implications pour sa vie de tous les jours, qui aimait Dieu avec consécration et qui aimait ses frères et sœurs dans l’église en les servant. Son enseignement était fidèle à la vérité. C’est à ce genre de personne que les dirigeants d’églises, comme Gaïus, doivent ressembler.

IV. La bénédiction dont nous avons tous besoin (v.13-15)

Dans le contexte difficile dans lequel Gaïus évoluait, il avait bien besoin de cette bénédiction : « Que la paix soit avec toi ! ». Et nous en avons bien besoin aussi. Le concept de paix, dans la Bible, est bien plus vaste que l’idée de cessation d’hostilité ou de sérénité intérieure : il s’agit de l’idée que les choses sont telles qu’elles devraient être, en harmonie les unes avec les autres. Gaïus devait être un agent de l’harmonie dans son église. Mais comment pouvait-il l’être ? C’est parce que lui-même avait été réconcilié avec Dieu. Il savait que Jésus, sur la croix, avait perdu l’harmonie éternelle qui existait entre lui et son Père pour que notre relation avec Dieu puisse redevenir harmonieuse. En se rappelant ce que Jésus avait fait pour lui (se sacrifier pour lui obtenir la réconciliation avec Dieu), Gaïus pouvait à son tour commencer à se sacrifier pour être un agent de la réconciliation et de l’harmonie dans son église et dans son monde.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Trois hommes et une bénédiction. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Encouragement, obéissance, vérité et joie (2 Jean)

Pierre-Sovann | 17 août 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes hier sur le texte de 2 Jean dans lequel l’Apôtre écrit à une église meurtrie pour l’encourager à persévérer et à continuer de tirer les implications de la mort de Christ. Ainsi, c’est la vie chrétienne qu’il caractérise dans cette toute petite lettre, vie chrétienne qui peut se résumer en quatre mots :

I. Encouragement

L’Apôtre Jean comme sa lettre par des paroles d’encouragement et nous donne ainsi un quadruple exemple comment des personnes transformés par l’Evangile s’encouragent les uns les autres. Il les encourage d’abord en leur rappelant l’amour que Dieu porte à son église et l’amour qui existent entre les chrétiens simplement parce qu’ils sont chrétiens (et non en fonction de leur performance). Puis il les encourage en leur donnant la raison de cet amour qui existe entre les chrétiens : c’est un même attachement à la vérité, à Jésus-Christ lui-même – par cela même il les encourage à persévérer dans leur attachement au même Seigneur. Il les encourage ensuite en les assurant des bénédictions spirituelles qu’ils ont par leur union avec le Christ et par lequel ils reçoivent la grâce, la compassion et la paix. Enfin, il les encourage tout simplement en relevant leur progrès qu’il voit dans leurs vies transformés par leur compréhension de plus en plus profondes des implications de l’œuvre du Christ et par leur obéissance à la Parole de Dieu.

II. Obéissance

La vie chrétienne consiste à tirer les conséquences de l’œuvre du Christ en notre faveur. Comme Christ nous a aimés (c’est-à-dire en nous servant), nous devons nous aimer les uns les autres (en nous servant les uns les autres). C’est là le devoir des chrétiens qui y obéissent par reconnaissance à leur Sauveur. L’obéissance dont il est question est principalement une soumission à la Loi de l’amour : il s’agit de nous aimer les uns les autres, en nous faisant du bien les uns aux autres (bien qui est défini par la Parole de Dieu).

III. Vérité

La vie chrétienne se caractérise par un attachement à la vérité concernant la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. Pour se préserver de tous ceux qui veulent annoncer un nouveau Jésus et un nouvel Evangile, il nous faut évaluer les enseignements des prédicateurs à la lumière de la Bible pour s’assurer de la conformité de leur enseignement avec la doctrine apostolique. Il faut rejeter tout ce qui ajoute ou ce qui retranche à la Parole de Dieu et ne pas écouter ce qui nient que Jésus est en même temps vrai homme et vrai Dieu et qu’il est mort à notre place sans contribution de notre part – même si d’autres théories plus séduisantes (mais trompeuses) nous sont présentées : c’est le salut des personnes et le bon fonctionnement des églises qui sont

IV. Joie

La vie chrétienne se caractérise par la joie – contrairement à ce que l’on croit trop souvent. Si l’on saisit la grandeur ce que Jésus a fait à notre place, alors notre joie grandit. La vie chrétienne consiste en fait à saisir toujours de plus en plus l’ampleur de l’œuvre du Christ en notre faveur, et donc à croître constamment dans la joie. C’est de cette joie qui procède de la contemplation de l’œuvre du Christ que découle le changement véritable. C’est lorsqu’on saisit un peu de ce que Jésus a fait pour nous qu’on devient capable de résister à l’égoïsme naturel, à notre prétention d’autonomie (par laquelle nous voulons fixer nos propres lois), à notre tendance à compter sur nos propres forces pour commencer à nous encourager les uns les autres, à obéir au commandement de l’amour et à rester fermement attaché à la vérité biblique en rejetant toutes les tentations d’en affaiblir la portée.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Encouragement, obéissance, vérité et joie. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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