Un apprenti-pasteur à Paris

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Comment cela peut-il se faire ? (Jn 3.9-16)

Pierre-Sovann | 4 mai 2009

Voici le résumé de la prédication que j’ai donnée à l’Eglise des Ternes et à la Rencontre du Dimanche Soir le dimanche 19 avril 2009. Le texte de Jean 3.9-16 sur lequel je prêchais commence en plein milieu d’une discussion entre Jésus et un chef des Juifs nommé Nicodème. Jésus vient de lui parler de la nécessité d’une nouvelle naissance. Cela étonne grandement Nicodème qui demande : « comment cela peut-il se faire ? ». Jésus réagit :

I. Nicodème devrait savoir

La première réaction de Jésus à la question de Nicodème c’est de s’étonner de son ignorance. Nicodème devrait savoir parce que l’enseignement de Jésus n’est pas nouveau mais qu’il se trouvait déjà dans certains passages de l’Ancien Testament où Dieu promettait de purifier le cœur des hommes comme avec de l’eau – en le purifiant tellement qu’on peut même parler d’un nouveau cœur – et que cette transformation radicale s’opérerait en plaçant en nous un esprit nouveau : l’Esprit même de Dieu. Et cela, c’est exactement l’enseignement de Jésus. Nicodème aurait dû savoir.

II. Nicodème devrait recevoir

Nicodème devrait recevoir le témoignage de ce que Jésus a vu. Jésus s’exprime ici de manière collective : « nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage« . Le « nous » avec lequel il s’exprime, c’est le groupe formé par le Saint-Esprit qu’il enverra plus tard et par Jésus lui-même qui est le Fils de Dieu qui est descendu du ciel. Nicodème devrait recevoir le témoignage de Jésus. Et nous aussi nous devrions recevoir le témoignage de Jésus tel que nous le trouvons dans la Bible, et nous devrions recevoir le témoignage de l’Esprit qui nous certifie que ce que nous trouvons dans la Bible est vrai. Mais ce que dit notre passage, ainsi que le reste de l’Ecriture, c’est que ne nous recevons ni le témoignage de Jésus ni celui de l’Esprit à moins de connaître une nouvelle naissance par l’Esprit de Dieu.

III. Nicodème devrait croire

Dans la fin du passage, l’accent tombe sur le fait que « ceux qui croient ont la vie éternelle« . C’est pourquoi Nicodème devrait croire, afin d’avoir la vie éternelle, c’est-à-dire pour pouvoir entrer dans le royaume de Dieu. C’est par le moyen de la foi qu’on entre dans le royaume de Dieu. Mais la foi, c’est quoi ?

Jésus nous en donne un indice lorsqu’il fait allusion dans notre passage à un autre texte de l’Ancien Testament, à un épisode de la vie du peuple d’Israël au temps de Moïse alors qu’ils traversaient le désert. A cette époque, le peuple s’impatienta en route et parla contre Dieu. Alors l’Eternel envoya des serpents venimeux contre le peuple. Ils mordirent le peuple et beaucoup d’Israélites moururent. Le peuple, reconnaissant qu’il avait péché contre Dieu, vint trouver Moïse, pour lui demander de prier en sa faveur. Moïse pria pour le peuple, et l’Eternel lui dit de faire un serpent en bronze et de le placer sur une perche. Et voici la promesse qu’il fit : « Toute personne mordue qui le regardera aura la vie sauve« .

Pourquoi Jésus fait allusion à cet épisode ? C’est parce qu’il y a là une illustration de la manière d’être sauvé. Comme les Israélites, nous avons péché, nous nous sommes rebellés contre Dieu, nous murmurons contre lui. Et comme les Israélites, nous recevons de Dieu le châtiment pour le péché qui est la condamnation à mort. Comme les Israélites nous avons mordu par un serpent venimeux qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver nous-mêmes. Et comme les Israélites, cela nous conduit à la ruine – une ruine éternelle puisque notre rébellion nous ferme la porte au royaume des cieux. Mais Jésus explique que « tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l’homme soit élevé« .

Le Fils de l’homme, c’est le titre énigmatique que se donne Jésus. Il dit donc ici qu’il est venu dans notre monde pour être élevé sur une perche (sur une croix) pour porter la condamnation de notre rébellion. Jésus ne s’est jamais rebellé contre Dieu, il a vécu la vie que nous devrions tous vivre. Mais sur sa croix – sa perche – il a souffert à notre place, la mort que nous devrions tous souffrir.

Voici donc ce que c’est que croire : c’est regarder à Jésus. Croire en Jésus, c’est regarder à lui comme le véritable serpent de bronze, celui qui subit notre condamnation à notre place. C’est admettre que nous avons péché ; que nous sommes rebelles ; que nous sommes condamnés et que nous ne pouvons nous guérir nous-mêmes ; que le salut est en-dehors de nous ; que nous avons besoin d’un représentant et d’un substitut qui prennent notre condamnation à notre place. Et c’est de cette manière seulement que nous pourrons voir le royaume des cieux.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Comment cela peut-il se faire. Cette prédication a également été enregistrée et est disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Le baptême, signe et sceau de la justice (Rm 4.1-11)

Pierre-Sovann | 27 avril 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le dimanche 12avril à l’Eglise Protestante Evangélique de Sannois à l’occasion du baptême de deux amis de mon ancien groupe de jeunes et de celui de ma petite sœur. Dans le texte de Romains 4.1-11, l’apôtre Paul présente la circoncision comme le signe et le sceau de la justice qui vient par la foi. Comme le baptême est la nouvelle circoncision, j’ai voulu parlé du baptême comme d’un signe et d’un sceau de la justice qui vient par la foi.

I. Le baptême est un signe

Le symbolisme du baptême est principalement celui d’une purification. C’est pour ça qu’on utilise de l’eau. Le baptême, c’est un peu le signe de ce qu’on fait lorsqu’on prend un bain ou lorsqu’on prend une douche.

La souillure dont parle la Bible n’est pas une crasse physique mais un état moral. C’est spirituellement que nous avons besoin d’être purifiés de ce que la Bible appelle le péché. Le péché, c’est avant toute autre chose une attitude d’hostilité envers Dieu et une volonté d’être notre propre maître de sorte que nous refusons de mettre en pratique la Loi de Dieu, ce qu’il exige de nous. Et de toute manière, ce que Dieu exige de nous, c’est la perfection, et tout le temps. Nous devons nous abstenir de tout mal, et pire : nous devons faire tout le bien que nous avons l’occasion de faire. Si nous ne sommes pas parfaits tout le temps, alors aux yeux de Dieu nous sommes moralement impurs de sorte que Dieu ne peut nous accepter en sa présence, et que tout ce que nous méritons, c’est sa colère.

Alors comment être purifiés ?

Ce n’est pas par nos propres efforts. L’exemple d’Abraham suffit à le montrer. Abraham n’était pas parfait, mais c’était globalement quelqu’un de très bien. C’est un des héros de la foi. Mais la Bible nous enseigne que même dans le cas d’un homme comme Abraham, on ne peut être purifié par ses œuvres, par ses propres forces. On ne peut aucunement contribuer à sa propre purification.

Alors comment être purifiés ?

Non pas en travaillant pour mériter notre purification – car c’est impossible – mais en recevant cette purification comme un don. La purification que symbolise le baptême, c’est la purification par une justice qui n’est pas la nôtre mais qui est mise à notre crédit. Cette justice, c’est la justice de Jésus-Christ. Comment cette justice est-elle mise à notre compte ? C’est par le moyen de la foi, c’est-à-dire en croyant que Jésus a vécu à notre place la vie d’obéissance que nous devrions tous vivre et qu’il a souffert à notre place la mort que nous devrions tous souffrir en tant que transgresseurs de la Loi de Dieu.

Le baptême est donc un signe qui nous confirme que tout notre salut repose sur le sacrifice unique du Christ offert pour nous sur la Croix ; et qui nous rappelle et nous assure que l’unique sacrifice de Christ sur la croix est pour notre bien selon la promesse de Dieu que ceux qui mettent leur confiance en Jésus sont lavés de l’impureté de leur âme, c’est-à-dire de tous leurs péchés, aussi certainement que l’eau lave extérieurement de la saleté du corps ; et qui proclame que ceux qui croient dans le sacrifice de Jésus reçoivent de la grâce de Dieu le pardon des péchés à cause du sang du Christ versé pour nous lors de son sacrifice sur la croix.

II. Le baptême est un sceau.

Le baptême ne sert pas seulement à signifier le pardon des péchés, il sert aussi à sceller en ceux qui croient l’assurance de la véracité des promesses de Dieu. Le signe du baptême sert à confirmer les promesses de Dieu et à être assuré qu’aussi sûrement que l’eau lave le corps, aussi surement le sacrifice du Christ nous purifie du péché et nous délivre de sa condamnation. Autrement dit, le baptême est une aide qui nous est donnée par Dieu, qui nous rappelle de manière sensible par une image visible la vérité des promesses de Dieu en ce qui concerne notre salut.

Le texte complet de l’intervention est disponible au format pdf : Le baptême, signe et sceau de la justice.

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Le message de Jean Calvin pour notre vie spirituelle

Pierre-Sovann | 8 avril 2009

Voici un résumé de l’intervention que j’ai donnée le 16 mars dans le cadre d’une soirée Protestants en débats pour 2009 organisée par différentes églises protestantes du val d’oise sur le thème de l’influence de la pensée de Jean Calvin sur notre vie spirituelle aujourd’hui. J’ai donc fait la lecture d’un texte de Calvin qui nous rappelle que nous devons chercher tout ce dont nous avons besoin en Jésus-Christ et non ailleurs, ce qui m’a amené à poser les trois questions suivantes :

I. Pourquoi Calvin prend-il la peine de nous rappeler que tous les trésors de tous les biens sont en lui ?

La raison principale pour laquelle Jean Calvin doit nous rappeler que nous devons trouver tous les trésors de tous les biens en Jésus-Christ, c’est que « l’esprit de l’homme est une boutique perpétuelle et de tout temps pour forger idoles ». L’homme déchu est, pour Calvin, naturellement idolâtre. Il cherche à être son propre Seigneur et son propre Sauveur, et au lieu de chercher tous les trésors de tous les biens dans le Christ, il les cherche ailleurs. L’idolâtrie peut se manifester de plusieurs manières. Mais il s’agit toujours soit d’ajouter, soit de retrancher à la Parole de Dieu, à la Bible. Nous pouvons être tentés d’ajouter des lois que nous avons forgé nous-mêmes et que nous cherchons à observer servilement pour en tirer quelques profits, ou encore de chercher des révélations extra-bibliques que nous attribuons à l’Esprit mais qui ne sont que le produit de notre imagination. Ou alors nous pouvons vouloir retrancher à la Bible en éliminant ce qui nous dérange et en nous forgeant un Christ à notre image vidé de sa substance biblique. En fait, l’anthropologie calvinienne est fondamentalement pessimiste : l’homme est incapable par lui-même d’aller à Dieu et donc de puiser en lui tous les trésors de tous les biens.

II. Comment pouvons-nous puiser toutes ces choses en Jésus-Christ ?

Christ est au ciel et nous sommes sur la terre. Tant que nous ne sommes pas unis à lui, tout ce qu’il a fait en faveur de son peuple ne nous est d’aucun bénéfice. « Il faut donc, pour nous communiquer les biens dont le Père l’a enrichi et rempli, qu’il soit fait nôtre et habite en nous ». L’union avec le Christ est pour Calvin semblable à une greffe par laquelle nous devenons véritablement un avec lui-même. Il ne s’agit pas là d’une union mystique par laquelle la nature divinité est infusée en l’homme. Le Christianisme biblique ne propose en effet aucunement de fusion avec la divinité, de divinisation de l’homme. Ce que propose le Christianisme, c’est union spirituelle avec le Christ, c’est-à-dire une union effectuée par le Saint-Esprit qui œuvre ici-bas et qui nous met au bénéfice de l’œuvre accompli par le Christ ressuscité qui réside à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant. Par l’Esprit, la foi nous est donnée, et par l’Esprit, nous sommes unis au corps du Christ pour former la communauté de l’Eglise. Ainsi, Dieu en nous illuminant en la foi par son Esprit, nous greffe au corps du Christ pour nous rendre participants de tous ses biens. C’est de cette manière que nous pouvons puiser tous les trésors de tous les biens en Jésus.

III. Que trouvons-nous comme trésors en Jésus ?

Les bienfaits que nous pouvons retirer de notre union avec le Christ sont très nombreux. Le principal est celui de la justification par la foi. Par l’union avec le Christ, la justice du Christ devient celle du croyant. Purifiés de ses péchés par le sacrifice du Christ avec qui il est désormais un, il est déclaré juste devant Dieu. La perfection du Christ recouvre alors toutes les imperfections des croyants. La justification est ainsi un concept juridique : nous sommes déclarés justes aux yeux de Dieu, parce que nous sommes unis au Christ. Mais il ne s’agit pas là d’une fiction juridique. Au contraire, celui qui est unit au Christ est non seulement déclaré juste, mais à ce moment-même est aussi implantée en lui la semence de la sainteté qui produit, par l’Esprit de Dieu, une vraie piété qui nous rend capable de souffrir patiemment dans cette vie en étant assurés que les promesses de Dieu sont vraies, qu’en Christ il nous a fait ses enfants et qu’avec lui nous hériterons de la vie éternelle. Tels sont les trésors de tous les biens que nous pouvons puiser en lui si nous sommes unis à lui.

Le texte complet de l’intervention est disponible au format pdf : Le message de Jean Calvin pour notre vie spirituelle.

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Je me couche… et je m’endors (Ps 3)

Pierre-Sovann | 6 mars 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise des Ternes. Dans le Psaume 3, David exprime le désespoir qui l’accapare alors que son propre fils, Absalom le poursuit. Mais parce qu’il a confiance en Dieu, David retrouve le calme… et le sommeil !

I. Le désespoir de David devant Dieu

Les ennemis de David sont nombreux à tel point que les gens commencent à dire de lui qu’il a perdu la faveur de l’Eternel et qu’il subit sa colère. David est désespéré. C’est son propre fils, Absalom, qui le poursuit et qui veut le mettre à mort. Mais dans son désespoir, c’est à Dieu que David s’adresse, avec honnêteté.

II. La relation de David avec Dieu

L’apostrophe que David utilise nous montre quelle relation il avait avec Dieu : ‘Mais toi, Eternel, tu es mon bouclier, tu es ma gloire, et tu relèves ma tête‘. L’Eternel est le bouclier de David. Il s’agit là d’une image qui évoque bien sûr la protection. Mais il y a plus que cela. L’image du bouclier fait partie, dans la Bible, du langage de l’alliance. Cette image sert à illustrer une protection de Dieu bien particulière : c’est la protection que reçoivent de Dieu ceux qui mettent leur confiance en lui. Il s’agit là de la protection que reçoivent ceux que Dieu déclare justes malgré leur injustice personnelle. Autrement dit, lorsque David dit que Dieu est son bouclier, il déclare que Dieu est celui qui lui enlève sa culpabilité, qui le protège de la colère divine. Dès lors, David peut aussi dire que l’Eternel est sa gloire. C’est une manière de dire que Dieu est important pour lui, qu’il pèse dans sa vie, qu’il fait le poids. Et si c’est Dieu qui est notre gloire, alors nous serons toujours consolés, car, quelques soient les circonstances, Dieu ne change pas. C’est pourquoi David déclare que l’Eternel est celui qui lui relève la tête. Voici la relation que David a avec Dieu. Et du coup il le prie : il crie à lui à pleine voix.

III. La confiance de David en Dieu

Parce que David était dans une telle relation d’alliance avec Dieu, il peut lui faire confiance. La conséquence ? C’est qu’il peut dire : ‘je me couche… et je m’endors‘. C’est en Dieu que David se pose, qu’il se repose. Et du coup, il n’a plus peur, aussi oppressantes que soient les circonstances.

IV. La prière de David à Dieu

Parce que David est dans une relation d’alliance avec Dieu, il le prie : il crie vers lui à pleine voix. Il demande à ce que la justice soit faite, à ce qu’il soit délivré de ses ennemis. Pourquoi ? Parce que c’est Dieu qui a les cartes en main, c’est lui qui détermine l’Histoire et qui seul peut délivrer, qui seul peut nous sauver. C’est lui qui peut donner des bénédictions à son peuple. Alors David prie Dieu.

Conclusion

Ce psaume nous assure que dans la détresse, nous pouvons retrouver le calme et la confiance en Dieu en nous adressant à lui par la prière, en lui exprimant notre détresse, en lui demandant sa protection, en sachant pleinement qu’il fera justice, qu’il vengera son peuple, qu’il maintiendra son alliance avec nous.

Mais ce qui est étonnant, c’est qu’un tel psaume a pu être écrit dans de telles circonstances. Après tout, David n’était pas un homme exempt de tout reproche. Il avait été adultère et meurtrier. Sa fuite n’était d’une certaine façon que le châtiment que Dieu lui infligeait. Alors comment un homme injuste peut-il en appeler à l’Eternel ? Comment peut-il crier à pleine voix vers Dieu et espéré être entendu alors qu’il ne le mérite pas ? David ne savait pas exactement pourquoi et comment Dieu pouvait entendre ses prières, mais il savait que le Dieu qui avait fait alliance avec lui serait fidèle à ses promesses…

Ce que révèle la suite de l’histoire biblique, c’est qu’un autre homme est apparu plus tard. Lui aussi a connu la persécution, l’affliction, la détresse, le désespoir. Lui aussi a été trahi par un proche. Lui aussi a dû entendre la voix des personnes qui pensait que Dieu l’avait abandonné. Lui aussi s’est senti abandonné par Dieu. Mais à la différence de David, c’est qu’il était parfaitement innocent. Et pourtant, il ne trouva pas la protection auprès de Dieu, et le seul sommeil qu’il trouva fut celui de la mort. Mais parce que la mort ne pouvait le retenir, il se réveilla le troisième jour. Jésus a vécu la vie que nous devrions tous vivre devant Dieu, il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir en tant que pécheurs. Et c’est pour cela que des pécheurs comme David – et comme vous et moi – pouvons venir à Dieu et lui dire notre désespoir en ayant la pleine confiance que nous serons écouté, par les mérites du Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Je me couche… et je m’endors. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Cela lui fut imputé à justice (Rm 3.27-4.25)

Pierre-Sovann | 4 mars 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné le vendredi 27 février à l’Interfac des GBU de Paris. Dans le texte de Romains 3.27-4.25 l’Apôtre Paul tire les conséquences de la doctrine de la justification par la foi seule qu’il vient d’énoncer et répond aux trois questions suivantes :

I. Où donc est le sujet de se glorifier ?

Il n’y a pas sujet de se glorifier car Abraham lui-même n’avait pas sujet de se glorifier. Abraham est celui avec qui Dieu a conclu l’alliance de grâce par laquelle il prend la décision de sauver librement des personnes qui ne le méritent pas. Abraham est ainsi « notre père à tous », c’est-à-dire à tous ceux qui mettent leur foi dans le Dieu de la Bible. Or Abraham lui-même n’a pas de sujet de se glorifier parce qu’il n’a pas été déclaré juste à cause de ses œuvres mais parce que sa foi lui a été mis à son crédit.

Il n’y a donc pas sujet à se glorifier car l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la Loi. La Bible montre bien que l’homme est incapable de mériter son salut et de le recevoir comme un salaire. Au contraire, on ne peut le recevoir que comme une grâce, que comme un don, car Dieu se présente comme celui « qui justifie l’impie », qui déclare juste des injustes. Comment cela est-il possible ? C’est parce que, par la foi, il unit ces impies à Jésus-Christ, de sorte qu’il les considère en lui et qu’ainsi tout ce que le Christ a fait en leur faveur est mis à leur compte. De cette manière, la justice du Christ est mise à notre compte, et simultanément, nos péchés ne nous sont plus comptés.

II. Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ou est-il aussi celui des païens ?

Dieu est aussi le Dieu des païens, car la circoncision n’est pas la cause de l’imputation mais le signe et le sceau de la justice obtenue par la foi. Le salut est par grâce. Mais alors pourquoi Dieu a-t-il donné des règles comme la circoncision ? N’est-ce pas pour qu’on soit sauvé par notre soumission à ces règles ? Pas du tout ! En effet, la circoncision, par exemple, n’a jamais été donné pour que l’homme soit déclaré juste (puisqu’Abraham lui-même a été déclaré juste avant d’être circoncis). Alors à quoi sert la circoncision ? A signifier et sceller la justice qui vient de la foi. La circoncision n’accomplit rien en elle-même mais sert à attester de la promesse de Dieu que celui qui met sa foi en lui sera sauvé.

Dieu est aussi le Dieu des païens, car l’alliance conclue par Dieu avec Abraham et sa postérité est fondée sur la promesse et non sur l’obéissance. La promesse de l’héritage du monde n’a pas été donné à Abraham parce qu’il avait obéi à Dieu, mais avant même qu’Abraham ait commencé à obéir à Dieu. Cela nous montre que la promesse de Dieu n’a pas pour fondement l’obéissance de l’homme mais la seule volonté de Dieu. Autrement dit, la promesse de Dieu est inconditionnelle, et pour cette raison, ce n’est pas en gardant la Loi (c’est-à-dire en étant Juif) qu’on peut être sauvé. Malgré notre injustice, Dieu se propose de nous sauver. Il ne se fonde pas sur notre obéissance pour nous sauver, sans quoi personne ne le serait. Mais parce que c’est par pure grâce qu’il nous sauve, en fonction de la promesse qu’il a faite, alors ça veut dire que toute sorte d’hommes peut être sauvé (et non seulement une élite).

III. Anéantissons-nous donc la loi par la foi ?

Nous n’anéantissons pas la loi par la foi, car la loi (c’est-à-dire l’Ancien Testament) a précisément été écrite pour nous faire connaître l’Evangile, c’est-à-dire que le salut n’est pas quelque chose qu’on peut mériter mais qu’au contraire on ne peut le recevoir que par la grâce. Puisque la justification par la foi était déjà la manière dont les croyants de l’Ancien Testament (à la suite d’Abraham) était sauvés, il s’ensuit que la loi n’est pas anéanti par la foi mais qu’au contraire nous confirmons la loi en établissant le principe de la justification par la foi seule, sans les œuvres de la Loi.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Cela lui fut imputé à justice.

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Le règne victorieux du Christ (Psaume 2)

Pierre-Sovann | 23 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise des Ternes. Dans le psaume 2, David décrit comment la nature humaine se rebelle constamment contre le règne de Dieu et comment celui-ci établi son Christ sur l’univers tout entier. Au final, c’est un appel à se soumettre volontairement au règne du Christ qui nous est donné, car c’est ainsi que nous serons vraiment heureux.

I. La rébellion des nations contre le règne du Christ.

La nature humaine est en rébellion contre Dieu et contre celui qu’il a établi comme Roi de toute la Création (Jésus, le Christ). Elle refuse de se soumettre à lui et projette constamment de le renverser. Dans l’Histoire, cette tendance naturelle de l’Homme à la rébellion contre Dieu et contre son Roi (son Christ) s’est traduit par la crucifixion de Jésus-Christ lorsqu’Hérode, Ponce-Pilate et les habitants de Jérusalem se sont ligués contre lui. Pourtant cette rébellion (qui est aussi la nôtre) n’a pas eu l’effet escompté : au lieu de renverser le Roi établi par Dieu, le complot qu’on a mené contre lui n’a pas conduit seulement à son humiliation, mais aussi à sa gloire…

II. La réaction de Dieu le Père à la rébellion des hommes.

Quelle est la réaction de Dieu à la vaine tentative des hommes de le renverser, lui et son Christ ? C’est de se moquer ! Les hommes ne peuvent absolument rien faire pour contrecarrer ses plans, car même leur rébellion fait partie de ce que son conseil et sa main ont déterminé d’avance. Mais parce que leur rébellion est volontaire (et non seulement subie), elle leur attire aussi le jugement effroyable de Dieu qui confirme ce qu’il a déjà décidé : son Christ sera bel et bien établi et les nations devront plier le genou devant lui.

III. La proclamation par le Fils de Dieu de son propre règne.

A la réaction de Dieu le Père s’ajoute la proclamation par le Fils de Dieu de son propre règne. Jésus règnera un jour sur l’univers tout entier, et en fait, il règne déjà, malgré les apparences, et ce, depuis sa résurrection. Ca ne veut pas dire que Jésus a commencé à être Fils de Dieu au moment de sa résurrection (puisqu’il l’était de toute éternité) mais qu’il a officiellement commencé à régner à ce moment là. Sa résurrection démontre qu’il est le Fils de Dieu, le roi que Dieu a établi et, pour cette raison, nous pouvons être sûrs qu’un jour l’univers tout entier lui sera pleinement et manifestement soumis. Pour cette raison, nous devons garder courage malgré les souffrances et les persécutions du monde présent, car Jésus-Christ règne déjà et un jour il établira un monde parfait.

IV. Le conseil donné aux hommes de se soumettre au Fils de Dieu.

Puisque Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection, il faut en tenir compte. On doit arrêter d’essayer d’être notre propre maître, notre propre Dieu. Si même les rois sont appelés à laisser le Fils de Dieu diriger leur vie, ça veut dire qu’on doit tous cesser d’être en rébellion contre Dieu et contre son Christ, qu’on doit tous changer d’attitude et se soumettre à lui. Il faut maintenant se conduire avec sagesse, se laisser instruire, reconnaître que nous sommes incapables par nous-mêmes de gouverner correctement notre vie. Il faut servir l’Eternel avec crainte et se réjouir en lui tout en tremblant. Il y a là un paradoxe. Nous pouvons nous réjouir plus et être plus heureux que nous n’aurions jamais osé l’imaginer, car Dieu se propose de nous amnistier malgré notre rébellion, à la seule condition de rendre les armes aux pieds de son Fils. Mais il faut nous en réjouir avec crainte – en tremblant même !   car c’est là un grand salut qui nous est proposé et que nous ne devrions pas mépriser. Celui qui peut nous détruire en un instant est aussi celui qui sauve ceux qui mettent leur confiance en lui. Et pour cette raison, nous pouvons être heureux, vraiment heureux, car nous découvrons en contemplant le roi établi par Dieu – et en venant à lui – que nous sommes plus rebelles et méchants que ce que nous n’aurions jamais osé imaginer et qu’en même temps nous sommes plus aimés et plus acceptés que ce que nous n’aurions jamais osé espérer…

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Le règne victorieux du Christ. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Vivre autrement (Galates 5.13-26)

Pierre-Sovann | 20 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à la Rencontre du Dimanche Soir de la Rue de Sèvres. Dans Galates 5.13-26, l’Apôtre Paul explique pourquoi il est si difficile de changer et à quoi ressemble le changement chrétien.

I. La difficulté du changement

Le texte biblique ne prétend pas que les chrétiens sont meilleurs que les autres et l’expérience le confirme. Pourquoi ? Parce que, nous dit l’Apôtre, la vie chrétienne est une lutte entre deux influences : d’une part le principe d’une vie livrée à elle-même et d’autre part celle d’une vie conduite par l’Esprit de Dieu. Le chrétien oscille durant toute sa vie entre ces deux principes et lorsqu’il ne soumet pas sa vie à la conduite de l’Esprit mais qu’il essaie de se diriger de manière autonome il peut s’ensuivre toute forme de chutes morales. Il y a une difficulté au changement, parce qu’il y a une lutte dans la vie du chrétien. Cependant, si changement est difficile il est aussi nécessaire parce qu’il est la preuve que l’on est un chrétien authentique. Ce changement, à quoi doit-il ressembler ?

II. La nature du changement

L’Esprit produit dans la vie du chrétien un fruit ce qui signifie que le changement en vue est :

1. un changement graduel

L’arbre ne produit pas son fruit d’une manière soudaine : c’est de manière invisible à l’œil nu que l’arbre croit et porte son fruit. Il en va de même du changement chrétien : il est graduel.

2. un changement inévitable

Ce fruit n’est pas l’œuvre de l’homme mais le fruit de l’Esprit. Par conséquent, tous ceux qui ont reçu l’Esprit de Dieu, tous ceux qui ont mis en leur confiance en Jésus vont changer, car c’est le fruit que porte en nous l’Esprit de Dieu. Ce changement est inévitable et s’il n’y a aucun changement dans notre vie, c’est que nous ne sommes pas chrétiens.

3. un changement interne

Le fruit croît de manière interne et non externe, de manière organique et non mécanique. Le fruit que produit l’Esprit de Dieu en nous n’est pas d’abord un changement de comportement mais d’abord un changement de caractère. Il ne s’agit pas d’une réforme extérieure mais d’une transformation intérieure qui consiste principalement à ne plus compter sur soi-même pour être sauvé mais sur la personne et sur l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ.

4. un changement symétrique.

Les changements que produit l’Esprit dans la vie du chrétien ne sont pas appelés les fruits de l’Esprit mais son fruit (au singulier). C’est parce que les différents changements qu’amène l’Esprit ne sont pas indépendants : ils grandissent ensemble. Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur et maîtrise de soi.

Conclusion

Pour changer, il faut premièrement mettre sa confiance en Jésus-Christ comme celui qui a vécu la vie que nous devrions tous vivre et qui souffert la mort que nous devrions tous souffrir. Si nous appartenons à Jésus-Christ et que nous sommes unis à lui par la foi, alors il nous faut reconnaître que nous avons déjà crucifié la chair avec ses passions et ses désirs, car il a porté tout cela pour nous sur sa Croix. Dès lors, nous pouvons vivre par l’Esprit, c’est-à-dire désirer ce que désire l’Esprit : regarder vers Jésus, contempler sa beauté. L’Esprit produit son fruit en nous en nous ramenant encore et toujours au message de l’Evangile. S’il en est ainsi, nous pourrons renoncer à la vanité et arrêter de se comparer les uns aux autres, de juger si on est plus ou moins avancé que notre voisin. La comparaison ne produit pas le changement mais seulement la jalousie ou le mépris des autres. Mais si nous fixons nos regards sur Jésus, si nous plongeons nos regards dans l’Evangile alors Dieu produira en nous le fruit de l’Esprit de Jésus-Christ.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Vivre autrement.

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Deux façons de vivre (Ps 1)

Pierre-Sovann | 17 février 2009

Voici un résumé de la prédication que j’ai donné ce dimanche à l’Eglise Protestante Evangélique des Ternes. Dans le Psaume premier, le psalmiste décrit deux manières de vivre : celle du juste et celle des méchants.

I. Le portrait du juste

L’homme juste est celui qui a atteint une perfection morale et qui en est parfaitement heureux.

Sa perfection morale consiste négativement à fuir le péché qui est un état de rébellion contre Dieu que l’on peut décrire comme un processus de paralysie de plus en plus total, comme un endurcissement de plus en plus profond ; et positivement à prendre plaisir dans la Loi de l’Eternel, a faire ses délices des commandements de Dieu de sorte qu’il est en permanence en train d’agir conformément à la volonté de Dieu telle qu’elle est révélée dans la Bible.

Son bonheur est parfait. Comme un arbre planté près d’un cours d’eau qui donne son fruit en sa saison et dont le feuillage ne flétrit pas, tout ce que fait le juste lui réussit. Pourquoi ? Précisément parce qu’il prend plaisir en la Loi de Dieu.

II. Le portrait des méchants

Les méchants, ce sont ceux qui ne sont pas comme l’homme juste. Ils cherchent leur bonheur ailleurs qu’en Dieu et qu’en sa Loi.

Au contraire du juste qui est comme un arbre qui est solidement enraciné dans la Parole de Dieu et qui par conséquent porte un fruit désirable, les méchants sont comme de la paille que le vent disperse. Lorsque nous nous rebellons contre Dieu et que nous refusons de faire de lui nos délices, alors notre vie n’a pas plus de substance qu’un fétu de paille emporté par le vent.

III. La destinée des justes et des méchants

Dieu approuve la manière de vivre des justes mais il n’en est pas ainsi des méchants. A l’inverse des justes, ceux-ci ne vont pas vers un bonheur éternel, mais vers une ruine effroyable qui correspond à la fois à l’application de la justice et à ce que les méchants réclament eux-mêmes. Lorsque l’homme dit constamment à Dieu : « laisse-moi tranquille », celui-ci finit un jour par donner au méchant ce qu’il demande et ce qu’il mérite… Et c’est cela qui provoque la ruine de l’homme, parce que lorsque l’homme créé à l’image de Dieu est abandonné par lui, il est alors coupé de la source de sa vie.

Conclusion

Et nous, faisons-nous partie de l’assemblée des justes ? Ou sommes-nous au nombre des méchants ? Si nous sommes honnêtes, nous nous rendrons compte que nous ne ressemblons pas au portrait de l’homme juste…

Plusieurs centaines d’années après la rédaction de ce psaume, un homme est apparu… Jésus est la seule personne qui s’est toujours abstenu du péché et qui a toujours trouvé son plaisir dans la personne de Dieu et dans sa Loi. Et pourtant, au lieu de d’être heureux comme l’homme juste, il a connu la ruine qui était destiné aux méchants. Sur la Croix, lui qui était pleinement Dieu, il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Jésus a vécu la vie que nous devrions tous vivre en s’abstenant à chaque instant du péché et en prenant plaisir en Dieu et en sa Loi. Et il a souffert la mort que nous devrions tous souffrir puisqu’il s’est senti abandonné par Dieu, coupé de la source de vie. Et pourquoi l’a-t-il fait ? Pour que des méchants puissent être déclarés justes… Et de cette manière, Jésus devient l’homme juste et heureux… Tout ce qu’il a voulu faire en prenant plaisir en la Loi de Dieu, il l’a réussi ! Avant de mourir, il a ainsi pu dire : « tout est accompli ». Car ce qu’il voulait, c’était délivrer des méchants, des pécheurs de l’esclavage du péché de sorte que tous ceux qui s’unissent à lui par la foi soient sauvés de la ruine à venir et qu’ils soient grâce à lui acceptés dans la présence de Dieu.

Le texte complet de la prédication est disponible en pdf : Deux façons de vivre. Cette prédication a également été enregistrée et sera bientôt disponible sur la page “messages” de l’Église des Ternes aux formats mp3 et wma.

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Un apprenti-pasteur, ça passe des examens !

Pierre-Sovann | 5 février 2009

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a quelque chose qui concerne plutôt les apprentis-pasteurs : les examens de théologie.

C’est ce que j’ai eu cette semaine dans les matières que j’étudie : le Grec du Nouveau Testament, la Dogmatique, l’Ethique et le Nouveau Testament. Le cours de Grec sert à savoir lire le texte du Nouveau Testament dans la langue originale. Le cours de Dogmatique portait ce trimestre sur la doctrine du péché et de la rédemption. En Ethique, nous avons vu les fondements de l’éthique chrétienne. Et en Nouveau Testament, nous avons appris à connaître le contexte historique du ministère de Jésus.

C’est la première fois que je passais de « vrais » examens depuis plus de 5 ans (à l’époque des concours pour entrer en école de commerce), et j’espère que ça ne s’est pas trop mal passé !

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Un pasteur, ça fait sa lettre de nouvelles

Pierre-Sovann | 29 janvier 2009

Dans la série « un pasteur, ça fait quoi ?« , il y a presque de manière incontournable la lettre de nouvelles dans lequel il écrit une lettre où il donne de ses nouvelles.

Peu de gens, qu’ils soient protestants ou non, savent ce en quoi consiste le travail quotidien d’un pasteur et à quoi ressemble son agenda. La lettre de nouvelles a, entre autres, comme rôle de remédier à cette ignorance. Je dis « entre autres » parce que bien sûr la lettre de nouvelles peut aussi servir de plate-forme pour décrire ce qui nous motive ou pour fournir des sujets de prière à ceux qui prient pour nous.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de faire une lettre de nouvelles assez polyvalente pour que chaque lecteur, qu’il soit chrétien ou non, qu’il fasse partie de ma famille, de mes amis ou de mon église, puisse en retirer ce qu il veut : des informations sur ce que j’ai fait et sur ce que je vais faire dans les prochaines semaines, les motivations qui guident mon engagement ou encore des sujets de prière.

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